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Petosaure : l'EP Le musc

Petosaure a enfin dévoilé son EP Le Musc. Celui ci avait été annoncé avec le single Kielbassah et se voit offrir un clip pour Don Quixote.

Petosaure (crédit Sylvain Michel)

Crédit visuel : Sylvain Michel

Petosaure, le conquérant débarque avec son nouvel EP LE MUSC pour envahir le cœur des amoureux. Tout comme son ancêtre du même nom ayant vécu en Asie Occidentale et appartenant  à la famille d’Attila, Petosaure aspire à la conquête de divers horizons. Petosaure est un dinosaure versatile qui nous émeut à travers ses textes.

Provenant d’un univers rock et métal, les influences musicales de l’artiste sont très vastes, cheminant entre l’électro, la chanson française ou encore le jazz et la musique classique. 

LE MUSC raconte le journal intime d'un homme qui croît avoir perdu l'amour pour toujours.  Il distille dans l'air des poèmes à la fois suaves et langoureux, dans l'espoir qu'ils parviennent  aux oreilles de celle qui l'aimait. Elle entendra alors la peine d'un homme qui ne vit plus que la nuit, sa colère et sa perte dans les limbes. Son retour le sortirait de l'obscurité aussi tendrement que le ferait le soleil.

Interview avec Petosaure

A noter : des références de cette interview font appel à celle réalisée pour le single Kielbassah. Nous vous conseillons donc de la lire pour en comprendre certaines subtilités.

Pouvez-vous nous présenter l'EP Le Musc et que représente-il pour vous ?
Originellement Le Musc est l’expiation du mal. Mais maintenant qu’il est sorti et que j’ai pu avoir les retours des gens, j’ai l’impression qu’il encourage aussi quelque part chacun à accepter sa part d’obscurité avec philosophie. Alors peut-on encore parler d’expiation quand on y trouve la cohabitation avec son démon, celui qui murmure des mots à l’oreille sur l’épaule gauche ?

Qu'est-ce qui vous a plu de parler des amoureux et selon vous, la poésie est-elle la meilleure façon de parler de cet univers ?
Je crois que de toutes manières, la musique ne devrait parler que d’amour. Sous plein de formes différentes évidemment. Mais tout tourne autour de l’amour dans la vie. L’amour que l’on donne, l’amour que l’on se donne, l’amour que l’on a pour quelque chose ou bien encore le désamour. C’est ce qui fait de nous de grands singes romantiques. « La vie ne vaut d’être vécue sans amour » (pour reprendre La Javanaise de Serge Gainsbourg) même si elle nous rend son déroulement complexe et tumultueux.

Quels changements avez-vous apporté sur l'EP depuis votre premier album Le Fantôme de l’Enfant ?
Un discours plus clair ! Une temporisation des thèmes et mélodies qui mérite d’être plus imprégnée et un passage plus rapide sur ce qui est trop compliqué à digérer. Mais des refrains forts aussi ! En fait, c’est un travail de production. La scène nous a permis de mieux comprendre ce qui soulevait le cœur des gens ou les laissait de marbre, et cela devient une véritable drogue, l’intoxication même ! Je voulais un EP qui me parle à moi-même, mais qui parle encore davantage et avec plus de ferveur aux autres également.

Parlez-nous du titre Don Quixote...
C’est dur, puisque je suis un salopard dans ce morceau. Un beau monstre ! Disons que je me suis engagé dans des histoires romantiques pour entretenir mon état romantique plus que par passion et je pense avoir fait souffrir des demoiselles. Mon entièreté comme mon amour véritable ne pouvaient être au rendez-vous, parce qu’une femme occupait encore le fond de mes songes. Je ne suis pas mauvais, mais je ne me suis laissé allé à des plaisirs égoïstes. Et je suis désormais persuadé qu’il n’existe pas de rapports humains sans attachement. Ceux qui le nient se trompent ou souhaitent tout bonnement l’oublier. Nous nous faisons tous du mal avec nos sentiments et trop souvent plus que de bien.

Peut-on en savoir plus sur le clip de Qon Quixote s'annonçant avec plein de surprises ; d'ailleurs, la collaboration avec Regards Coupables, l’artiste et réalisateur de ce projet, vous a-t-elle influencée dans votre choix ?
Ce clip est très intéressant. Je connais l’illustrateur Regards Coupables très personnellement depuis plus de 10 ans maintenant. Nous avons partagé beaucoup de projets en communs. Et pour le coup, son approche des rapports intimes et amoureux est plus sensible et respectueuse que celle que j’avais lorsque j’ai écrit le titre. L’intérêt du clip est là, il n’est pas sensé me juger moi, mais il reprend l’histoire du morceau du point vue de la victime, de mon égoïsme amoureux. Il étale les répercussions plus ou moins violentes et blessantes que peuvent produire une telle attitude.

Le clip de Qon Quixote est prévu d'être révélé au public le 19 décembre.

Vous aimez bien les jeux de mots pour vos titres, non ? Imaginons une morsure conduit à une "Mort sûre" est quelque chose de plausible dans votre univers vampire ?
Aha, je mords... à mort... c’est vrai ! Je suis quelqu’un de terriblement passionné. J’ai une histoire personnelle qui me rend pugnace et entêté. Être mordu par moi, c’est s’exposer à beaucoup de hauts, très hauts et de bas, très bas. J’ai du mal à vivre autrement que par la flamme dévorante de la passion. J’aime les jeux de mots quand ils laissent une idée ambiguë quant à l’interprétation du morceau. Libre à chacun d’opter pour son propre niveau et degré de lecture et de compréhension : c’est la liberté ! J’aime que les gens se posent des questions sur ce que je fais en général. C’est l’occasion de se poser des questions sur soi-même et les raisons de ses propres interprétations.

L'Asie semble avoir pas mal influencé cet EP (l'artwork de Kielbassah en est d’ailleurs un exemple), pourquoi ?
Je suis complètement fou de la culture asiatique. J’aime ses divinités, la personnification d’états d’êtres. Je trouve cela très beau.
Je ne crois pas en un dieu unique mais je suis très charmé par l’idée que nous puissions attribuer des sentiments à des figures qui en prendront le poids et nous assisteront pour nous donner de la force ou s’en iront avec pour nous sauver de notre propre perte. Je pense dans tous les cas que ces divinités, ces esprits, ces djinns, ne sont jamais résolument néfastes. Même si elle pointe du doigt le plus sombre (comme la divinité inventée de Kielbassah) c’est pour nous effrayer et nous aider à revenir vers la lumière.

Il y a quelques mois vous ressentiez le besoin de laisser partir le personnage de Petosaure... L'EP Le Musc marque-il le pas vers de nouveaux horizons et comment vivez-vous ce départ ?
Il y a quelques mois, j’ai justement eu peur des divinités dont nous parlions dans la question précédente et je doutais de leurs intentions perfides. Aujourd’hui, je suis en paix avec elles, mais aussi avec moi-même. J’appréhende les choses avec bien plus de sérénité et de confiance. Mais une longue période sans sortir aucun morceau, et donc n’avoir aucun dialogue avec le public était en partie responsable de mon incompréhension. Il reste beaucoup de morceaux à sortir et je pense qu’ils évolueront dans des directions très lumineuses et positives.

Vous êtes-vous réconcilié avec vos voisins ces dernières semaines pour les enregistrements ? D'ailleurs avez-vous connus des imprévus artistiques durant l'étape du studio ?
Aha les voisins respectent de plus en plus nos horaires d’enregistrement, ou alors c’est nous qui avons arrêté de hurler aux alentours de 2 heures du matin ! Quoi qu’il en soit, ils viennent eux-mêmes nous demander des nouvelles du projet ! Ils sentent à quel point il nous est important. Et non, aucune galère pendant cet enregistrement, nous sommes devenus une escouade commando d’élite de la production musicale. Pas le moindre grain de sable ! Nous ressortons plus forts de toutes nos expériences puisque nous gérons quasiment tout nous-mêmes. Je pense que ça ferait du bien à pas mal d’« artistes » de vivre ça.

Une anecdote à nous raconter sur la préparation de l'EP ?
Pas une seconde, pas mot de cet EP n’a été composé, écrit, enregistré autrement que dans un état d’ivresse très avancé couplé à l’herbe ou la résine.

Selon vous quelle place occupe l'univers visuel dans la musique désormais ?
Il est omniprésent ! Pour nous encore plus puisque même la musique est visuelle. On y entend des couleurs, des lieux et des personnages. Il faut faire attention à ne pas trop en dire, raison pour laquelle nos collaborations avec Jaky La Brune fonctionnaient bien, elle qui ne peint que de l’abstrait. Mais cette fois-ci, nous avons voulu coincer l’auditeur dans un monde singulier, dans un univers particulier, et voir comment il se démenait avec ses propres armes. Si l’on devait donner un ton visuel et un rythme de jeu à notre premier album, je dirais que le premier album Le Fantôme de l’Enfant est davantage un jeu vidéo de type « monde ouvert » et d’exploration comme Journey ou Abzu. Sur Le Musc nous sommes dans des donjons et il faut en sortir car le danger rôde.... Je ferais plus référence à Dark Souls ou Ico.

Peut-on en savoir plus sur le court métrage sur les vampires auquel vous pensez ?
Ahaha ! Je ne peux pas trop m’avancer dessus mais, je peux vous dire qu’il fera très peur. À chaque fois que je le raconte, rien que par la voix, les gens me disent avoir des frissons. Il met mal à l’aise puisqu’il place au centre de l’histoire la faiblesse et la lâcheté de chacun face à quelque chose que l’on ne maîtrise absolument pas.

Comment se sont passées les funérailles de Pétosaure lors du concert de mai au Point Ephémère et aura-on l'occasion de vous revoir bientôt pour une cérémonie d'hommage où les fans vous acclameront sur scène ?
Tout se passe à merveille ! Il y a eu les funérailles qui a donné place à la renaissance. J’adore les changements d’ères… Elles me font le plus grand bien. La nouvelle ère se poursuit d’ailleurs le 7 janvier 2020 au Supersonic pour une release party du feu de diable !

Vous nous aviez raconté que durant votre enfance vous demandiez d'étranges cadeaux à vos parents (rappelons qu'un buvard contenant un filtre d'amour au musc est joint à l'EP). Quel serait votre cadeau idéal à l'approche de Noël ?
Nous avons fait évoluer l’idée ! De vraies fioles de Musc seront vendues avec l’EP à la release party !
Et pour ma part, le cadeau de Noël idéal serait d’arriver à terminer un autre EP 3 titres mystère que nous aimerions sortir pour le Nouvel An.

Pour terminer, si l'on reste un tant soit peu dans l'univers du Musc, vous, vos vampires ont-ils réussi à conclure récemment avec quelqu'un ?
Ahaha j’ai peur de mal comprendre ! Vous me questionnez sur ma vie sexuelle !!!?? aha
Tout est en discussion, nous verrons bien si nous avons besoin d’aide pour la suite ou non. Ce n’est même pas dit !

Merci à Pétosaure d'avoir répondu à notre interview !
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