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Outwards prépare l'album From Isles Apart

Maxime Lopes Par Le mercredi, 17 novembre 2021 à 14:19 1

Dans Culturel

Trois ans après leur premier album, de nombreux changements de lineup et une pandémie mondiale, Outwards est de retour avec un deuxième album intitulé From Isles Apart.

Outwards

Que peut-on savoir sur Outwards et comment avez-vous été amenés à faire de la musique ?
Outwards s’est fondé en 2016 lorsque je suis arrivé sur Paris pour mes études d’ingénieur du son. J’avais déjà maquetté l’ensemble du disque qui allait devenir notre premier album, "To Become", et je cherchais des musiciens qui seraient intéressés pour se greffer au projet. Nous étions donc six au départ. Quatre ans plus tard, après un album et pas mal de concerts, le groupe s'est mué en trio, restant de la première formation Maxime Biron à la batterie et moi-même, Jean-Loup Pecquais, à la guitare et au chant, complétés par l’arrivée de Victor Gourgeaud à la basse.

Pouvez-vous nous présenter votre album From Isles Apart ?
From Isles Apart est le fruit de presque quatre ans de travail. Les premières compositions remontent à 2018. À ce moment-là, Outwards devait s’arrêter et je pensais plutôt travailler pour un album solo. Comme Maxime a très rapidement accepté de jouer de la batterie sur ces morceaux, l’idée de reprendre le nom d’Outwards s'est vite imposée. De plus, nous venions de faire la connaissance de Victor, et nous avons tout de suite accroché, humainement et musicalement, l’idée de défendre ce projet en tant que groupe était donc encore plus séduisante.
Musicalement, From Isles Apart, s’inscrit dans une certaine continuité avec notre premier album To Become, en mêlant Rock, Pop, et influences progressives. Malgré notre reformation en trio, nous avons conservé des arrangements assez riches et cinématiques.
Thématiquement, l’album a été traversé par beaucoup d’évènements, notamment la pandémie mondiale que nous avons tous vécue ces dernières années. Son thème principal, la séparation, n’est certainement pas étranger à ce contexte global.

Comment composez-vous et quelles sont vos inspirations ?
Le processus de création de From Isles Apart est au final très proche de To Become. J’ai d’abord maquetté l’ensemble du disque, puis nous l'avons répété. Il y a cependant quelques morceaux dans le disque qui sortent un peu de cette méthode, et sont nés de jams ou d’improvisations.
Pour les textes, cela a été très différent, car nous avons beaucoup plus travaillé ensemble et nous avons co-écrit la plupart des paroles.
Nous avons tous les trois des influences assez différentes, mais on se retrouve autour de cette esthétique rock progressif/art rock. On partage en commun des groupes comme Pink Floyd, Porcupine Tree/Steven Wilson, Genesis...

From Isles Apart ne raconte-il pas un peu l'histoire de Monsieur tout le monde ?
Il raconte avant toutes nos histoires personnelles. En tant qu’auteurs, ce que l’on espère par contre, c’est que chaque auditeur arrivera à se projeter dans notre musique et à la rattacher à son histoire propre.
En ce qui nous concerne, ces dernières années ont été assez marquées par ce concept de « séparation », sous de nombreuses formes. On pense souvent à la relation amoureuse quand on pense à la séparation, mais je pense que c’est quelque chose de bien plus global, et touche bien d’autres cercles, amicaux, familiaux, etc. C’est de là que vient l’idée de Isles Apart, littéralement, des « îlots séparés ».

Que peut-on savoir de la partie instrumentale ?
L’objectif d’enregistrer en studio était principalement pour jouer les morceaux tous les trois en live. À vrai dire, nous avions deux objectifs : enregistrer en live et faire le minimum de montage. À mon sens, le plus gros défaut de notre premier album est que nous avons tous enregistré les uns après les autres. D’abord la batterie, puis la basse et les guitares, etc. Or, cela nuit gravement à la sensation de cohésion de groupe. Nous avons essayé de nous éloigner cette esthétique très « carré » que la plupart des groupes de rock/metal adoptent aujourd’hui, on voulais donc se donner la chance de faire entendre notre jeu de groupe plutôt que mes talents d’édition en postproduction.

Est-il possible de nous parler des enregistrements en studio ?
Nous avons enregistré à Vannes, en octobre 2020, dans le studio Transversal. C’est un lieu merveilleux pour enregistrer un disque, au calme et dans un cadre presque idyllique. Nous avons enregistré les huit titres en une semaine. J’ai par la suite enregistré les voix et certains arrangements supplémentaires sur Paris, dans mon home studio. J’y ai également réalisé l’ensemble du mixage et du mastering.
Il est à noter que From Isles Apart est un album qui a été arrangé et mixé pour une diffusion immersive. Étant ingénieur du son, la question de la spatialisation sonore me fascine de par les possibilités qu’elle ouvre. Notre album sera donc disponible, en plus de la version stéréo, en binaural, quadriphonie et Dolby Atmos.

Parlez nous du titre Propaganda...
Tout le titre découle de cette boucle de Rhodes qui ouvre le morceau. Son côté entêtant m’a rapidement donné envie d’avoir cette grosse caisse marquant tous les temps. Cependant, cette boucle est en 9/8, ce qui donne cet effet un peu « boiteux ». Tout l’amusement est ensuite venu dans l’idée de trouver un moyen de faire « groover » ce rythme. Comme le morceau transportait à la fois un côté autoritaire et chancelant, j’ai assez rapidement pensé à ce thème de la propagande. L’idée d’un discours prémâché asséné avec force correspondait bien avec la musicalité du titre. La deuxième partie est plus ambiante, plus hypnotique. J’aime beaucoup le travail de Robert Fripp dans ses albums solos et je crois avoir voulu imiter cela, en mélangeant ces guitares en cocotte et ces grandes nappes sonores.

Que souhaitez-vous procurer au public avec l'album From Isles Apart ?
Qu'il prenne autant de plaisir à l’écouter que nous avons eu à le créer !
Nous avons pensé l’album comme un voyage et l'on espère vraiment que le public découvrira cet aspect-là. Mais nous savons bien que la plupart des gens ne prennent plus le temps d’écouter un album en entier (nous les premiers !), c’est pour ça que nous avons hâte de retourner sur scène, l’interaction avec le public y est bien plus directe et spontanée.

Qu'est-ce qui vous a motivé à faire un financement participatif ?
Pour en arriver là, il faut prendre un peu de recul sur notre méthode de production : nous sommes un groupe extrêmement chanceux. Tout d’abord parce qu’à nous trois nous rassemblons toutes les compétences nécessaires à la composition, à l’arrangement, à l’enregistrement et à la postproduction d’un album. Et ce n’est pas une mince affaire ! Ensuite, nous sommes aussi très chanceux d’être entourés d’amis talentueux et généreux ! Nous avons déjà dévoilé les premiers essais pour la pochette de notre album, réalisée par Marion Delannoy, ainsi que notre clip réalisé par Hadrien Southwell. Ces personnes nous offrent leur temps et leur talent pour nous permettre de nous rendre présentables aux yeux du public.
Cependant, nous sommes un groupe semi-professionnel (car aucun de nous trois ne vivons de ce projet) et nous souhaiterions tirer le projet vers sa professionnalisation. Donc, notre crowdfunding à deux buts : financer le pressage de notre nouvel album et aussi nous créer une petite trésorerie pour rémunérer les gens qui travaillent pour nous ainsi que financer nos futurs projets. Nous avons plein d’idée de concert, de live stream, etc.

Quel sera l'univers visuel de l'album : pochette, clip... ?
Nous allons révéler ça petit à petit au cours des prochains mois. Nous avons déjà partagé l’esquisse de notre future pochette sur nos pages Facebook et Instagram, et notre premier clip est disponible.

Des concerts sont-ils prévus et qu'appréciez-vous dans la scène ?
Nous ne pouvons pas trop nous avancer sur ce sujet, mais nous avons de premières pistes pour 2022 ! Le plaisir de la scène c'est celui de l’instant présent et celui de partager sa musique avec le public. Cela nous manque beaucoup et nous avons hâte d’y retourner ! Qui plus est, le défi est grand pour nous, car nous jouons beaucoup de morceaux composés pour un groupe de six personnes à trois. Notre batteur n'est plus le seul à jouer de la musique avec ses pieds !

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Tout d’abord merci de nous avoir accordé cette interview. Notre campagne Ulule est en cours, si jamais vos lecteurs et lectrices veulent nous donner un coup de pouce en précommandant l’album ou en partageant notre page, vous avez jusqu’au 7 décembre 2021.
Nous sommes également présents sur Facebook, Instagram et YouTube. On publie régulièrement de nos nouvelles et les morceaux du prochain album ! À ce sujet, From Isles Apart sortira le 15 janvier prochain ! D’ici là, vous pouvez aussi nous suivre sur Bandcamp.

Merci à Outwards d'avoir répondu à notre interview !

Outwards - Propaganda

Musique interview Crowdfunding

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Commentaires

  • Alizée

    1 Alizée Le mercredi, 17 novembre 2021

    J'ai découvert ce groupe dès leurs débuts et ils gagnent vraiment à être connus ! J'ai hâte de découvrir leur nouvel album. J'avais beaucoup apprécié plonger dans l'histoire de leur projet To Become !

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