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Orwell : l'album Parcelle brillante

Depuis l’aube des années 2000, le groupe Orwell, emmené par Jérôme Didelot, trace un chemin original sur les terres de la production musicale française. Les modes et les tendances semblent ne pas avoir de prise sur le groupe nancéien, qui a su développer une esthétique qui lui est propre, entre délicatesse francophone et sophistication musicale.

Orwell (Damien Raymond)

Cinq ans se sont écoulés depuis le dernier album, Exposition universelle. Pour ce retour sous la forme d’une Parcelle brillante, Jérôme Didelot s’est plongé dans les histoires de l’écrivain Theodore Sturgeon, auquel il a d’ailleurs emprunté le titre de l’album. Après avoir coordonné une publication sur ce pionnier de la science-fiction, l’artisan mélodiste a laissé les thèmes de la différence — celle qui fait émerger de nouveaux possibles —, ou de la solitude, chers à Sturgeon, imprégner les chansons de Parcelle brillante. Les mains de Bianca, envoûtante ballade où les instruments à vents viennent se mesurer à l’électronique, Lone, ode à l’enfance marginale, et bien sûr le morceau titre sont directement inspirés des écrits de l’auteur américain.

On retrouve sur Parcelle brillante la riche palette instrumentale, au service d’arrangements sophistiqués, qui a fait la marque du son d’Orwell depuis le premier album, Des lendemains.

Dérivation, entrée en matière instrumentale, nous détourne des courants habituels pour nous emmener sur un circuit parallèle, développant un thème majestueux qui évoque le grand John Barry. Deux chanteuses s’illustrent aux côtés de Jérôme Didelot. Armelle Pioline (Holden, Superbravo) déploie sa classe toute française sur le dansant Jamais assezsur fond de marimba, de cordes et de saxophone. Quant à la Japonaise Sugar Me, elle ajoute une pointe d’exotisme au sautillant Immature, mélodie sinueuse que n’auraient pas reniée un Gilbert O’Sullivan ou un Sean O’Hagan. Orwell fait même une incursion dans un registre moins habituel, une pop acoustique aux portes du jazz, comme David Sylvian l’a si bien formulée dans les années 80 et 90, sur le titre Rien ne pourra me rendre sage. Enfin Orwell n’oublie pas les refrains efficaces sur Pourquoi savoir ? ou Les ondes, qui pourraient en séduire d’autres, radiophoniques.

Parcelle brillante met toute la lumière sur un outsider de la pop française trop souvent habitué à l’ombre.

ORWELL avec ARMELLE PIOLINE / JAMAIS ASSEZ

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