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Oiapok prépare l'album OisoLün

Oiapok prépare l'album OisoLün : une épopée aux confins du future jazz et du rock progressif.

Oiapok

Entretien avec Pierre Wawrzyniak

Qui se cache derrière Oiapok et pourquoi avoir choisi ce nom ?
Oiapok c’est principalement des membres du groupe de jazz rock progressif Camembert qui ont décidé d’amorcer un virage stylistique et esthétique sérieux vers le future jazz et le rock progressif symphonique en intégrant un panorama d’influence à 360°. On a une formation composée de musiciens venant d’horizons très divers, et avec des instruments un peu atypiques.
L’équipe se compose de Clarissa Imperatore au xylophone, vibraphone et flute, Guillaume Gravelin à la harpe (il est aussi à l’ensemble de l’Ill), Valentin Metz à la guitare (également ValSauvage), Mélanie Gerber au chant (voir son projet solo trip hop LelaFrite). Nous avons également deux trombonistes : Etienne Agard et Frédéric Durmann, qui est par ailleurs chef d’orchestre du No Limit Orchestra (alias NLO, orchestre qui joue de la musique de jeu vidéo et de film). Notre batteur, Matthieu Lenorman, qui navigue entre jazz et classique, est également membre du NLO. Quant à moi, Pierre Wawrzyniak, bassiste et compositeur, j’ai la chance de pouvoir mettre tous ces talents au service de ma musique.
Quant au nom, Oiapok, c’est un néologisme, un croisement entre le fleuve guyanais Oyapock, lieu d’exploration sauvage, passionnant et dangereux pour les aventuriers les plus téméraire, et la ceinture de l’astéroïde Chariclo, Oiapoque, dont l'orbite croise celle des planètes externes du système solaire.

Pouvez-vous nous présenter l'album OisoLün ?
C’est un album dont le concept repose sur la relation entre l’homme, l’environnement et les étoiles. L’album pose les bases d’une histoire du futur poétique que nous explorerons durant nos prochaines sorties. L’OisoLün est un oiseau imaginaire qui survole un monde dévasté écologiquement. Il est le dernier de son espèce. Pendant ce temps, un concierge promène son chien et rêve d’astrophysique (Le Concierge), les batraciens sont menacés de disparitions (Frogs Might Disapear), les confinements dégradent l’état mental des populations (Summer ’19). On se projette aussi loin dans le futur en adaptant une nouvelle de science-fiction de Michel Demuth, Les Grands Equipages de Lumière, qui raconte l’exil de l’humanité vers de nouvelles planètes.

Qu'est-ce qui vous plaît dans le fait de raconter une histoire d'épopée entre la Terre et les étoiles ?
C’est une invitation au voyage qui autorise toute les explorations musicales. Et autant vous le dire tout de suite : on a plein d’idées !

Quelle place occupe l'écologie et la science-fiction dans votre musique ?
L’écologie est le sujet principal pour notre génération, de sa prise en compte peut naitre un monde nouveau. De nombreux évènements que nous vivons aujourd’hui seraient apparus que de la science-fiction ou de la littérature d’anticipation dans les années 70 ou 80. La science-fiction est une projection du futur. De nombreuses idées d’Isaac Asimov (Fondation) ou Arthur C Clarke (2001 L’Odyssée de L’espace) se sont avérées être juste physiquement. Notre musique est d’inspiration romantique au sens premier du mot (exprimer et sublimer par l’art ses état d’âmes). Les idées de morceau sont toujours liées à des préoccupations contemporaines.

Pourquoi avoir voulu raconter l'histoire de l'explorateur Raymond Maufrais dans So Empty It Looks Real ?
Maufrais s’est perdu sur l’Oyapock en cherchant les sources d’un fleuve qu’il n’a jamais trouvé. Son livre-testament Aventures en Guyane est bouleversant. En partant seul remonter son fleuve et en ignorant les conseils de toutes les personnes qu’il croise, il se met en péril, se perdre finira par perdre la vie, affamé. Les dernières pages du livre témoignent d’un homme qui perd la raison à cause de la solitude. Cette solitude nous la mettons en parallèle avec celle qu’on put ressentir beaucoup de gens pendant le confinement, c’est la seconde partie du morceau ou on se projette dans un futur post-apocalyptique confiné.

Le titre dure plus de 7 minutes 30. C'est important d'être dans cet anti-système d'une chanson en 3 minutes 30 ?
Une chanson en 3 minutes ça peut être très bien aussi ! Peu importe la durée des morceaux, ce qui compte c’est d’être intègre artistiquement non ?

Quel regard portez-vous sur le choix de la langue employée dans vos titres ?
Certains titres sont chantés en anglais, d’autres en français. Quand ça vient en français et que l’on est satisfait du résultat, on est très heureux. Notre belle langue n’est pas si facile à mettre en musique.

Qu'est ce qui vous a intéressé dans le fait de mélanger jazz et rock progressif ?
En tant que grand fan de jazz rock et de rock progressif, ces deux genres, qui n’ont cessé de jouer au chat et à la souris durant les derniers quarante ans, sont totalement ancrés dans mon ADN de compositeur. Rythmiquement le jazz offre beaucoup plus de possibilités que le rock progressif traditionnel. Dans le jazz moderne il y a des artistes qui ont vraiment innové rythmiquement « : Snarky Puppy, Tigran Hamasyan, Jaga Jazzist. Il y a le « world jazz » qui explore les rythmes traditionnels en fusionnant les styles de différents continents (Nguyen Le, Shakti, Omar Sosa, Alfredo Rodriguez...). Et il y a aussi toute cette scène dites Nu Jazz où on mélange allègrement la dub, la drum’n’bass, la house et le broken beat : c’est passionnant d’écouter tout cela !

Comment cela se traduit-il sur le plan instrumental ?
Sur la plan instrumental, la section rythmique va chercher des grooves issus du jazz (world-fusion-electro) alors que le reste de la formation assumera un côté lyrique orchestral plus hérités des musiques de films et du rock progressif.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
C’est prévu à la fin du crowdfunding…

Que souhaitez-vous transmettre avec l'album OisoLün ?
A la foi une incitation à l’aventure musicale et une prise de conscience sur la fragilité de notre monde.

Qu'est ce qui vous a motivé à faire un financement participatif ?
On adore impliquer nos fans. De plus, on privilégie les circuits courts (du producteur au consommateur).

Quels ont été vos choix sur l'artwork de OisoLün ?
On a longtemps cherché une représentation de notre oiseau imaginaire, fouillé des centaines d'archives de vieilles illustrations. Et puis on a vu une photo des photographes espagnols Albarran Cabrera issue de leur série In The Mouth Of Krishna. On est tombé amoureux. Ils nous ont autorisé à utiliser leur œuvre pour notre album. Quelle gentillesse !

Une indiscrétion à nous donner sur OisoLün ?
Oiapok a failli s’appeler Oiseau-Lune, on a hésité. Un an après, on est sûr d’avoir fait le bon choix !

Comment voyez-vous l'avenir de la scène et en quoi est-elle importante ?
Comme tout le monde, on espère que les concerts vont reprendre. Jouer devant un public qui a les yeux qui brille nous manque vraiment ! On espère pouvoir retourner en France, Allemagne, Italie et Portugal bientôt. D’ici là, on prépare un spectacle musical pour enfant autour d’un livre de Tomi Ungerer. On vous en dira plus bientôt si ça vous dit !

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Un grand merci à Divertir et à toi Maxime pour cette opportunité. Nous souhaitons aussi remercier nos fans qui nous ont déjà permis d’atteindre 2/3 de notre premier pallier en 2 semaines et Ulule, site formidable !

Merci à Oiapok d'avoir répondu à notre interview !
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Oiapok - So Empty it Looks Real

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