Publicité

Nothing But Real : l'album Lost in the World

Maxime Lopes Par Le vendredi, 25 mars 2022 à 07:23 0

Dans Culturel

Après son arrivée sur terre au milieu du désert, Sakar est encore confus et pense arriver en terre amicale. Mais l'accueil est quelque peu différent. Ce nouvel opus, intitulé "Lost in the World" est un préquel et met en musique les aventures du futur avatar du quatuor. Les titres s'enchaînent pour vibrer au rythme des nouvelles émotions d'un étranger à travers la rencontre de personnages hostiles et hauts en couleur.

Nothing But Real - Lost in the World

Interview

Que peut-on savoir sur le groupe Nothing But Real ?
Le projet a été initié par Tom en juillet 2018 autour d’une phrase « nous ne sommes peut-être rien mais nous sommes là, bien réels » comme un cri de rebellion face au monde qui nous entoure, à ses agressions, et toutes ces émotions à gérer. On n’est pas tout seul dans nos têtes :-) Qui sommes-nous finalement dans ce monde et est-ce qu’on peut faire la différence ?
De cette question est né un masque blanc avec un point d’interrogation noir, comme une balafre sur le visage, pour cacher les visages des 4 musiciens.
C’est de là que Tom a inventé des personnages fictifs avec une envie de mettre en avant les émotions de chaque morceau à travers des personnages plutôt que les musiciens.
Et ça commence avec Sakar, un extraterrestre, super-héro, ou pas, qui débarque sur Terre et deviendra l’avatar du groupe. Il fera face aux émotions humaines à travers des rencontres avec différents antagonistes : violence, séduction, manipulation, mensonge,... il deviendra le symbole de cette dualité qui entoure l’univers du groupe entre noir et blanc, amour et haine, cruauté et compassion, ...
Les personnages imaginaires sont inspirés des comics et des mangas pour accompagner un univers sonore rock alternatif mixant plusieurs genres : rock, pop, fusion, électro, musique de films,...

Pouvez-vous nous présenter l'album Lost in the World et son univers ?
Ce nouvel opus est un préquel à l’album eponyme sorti en 2020 où Sakar était présent indirectement et dans l’ombre.
Dans ‘Lost in the World’ imagine un tiers qui ne connait rien de nous et qui se crashe sur Terre. Il va découvrir notre civilisation avec les bons comme les côtés les plus sombres.
A travers chaque titre il va faire face aux émotions humaines, à cette dualité qui nous anime et parfois nous torture intérieurement. A cette issue il devra le choix de rester ou non.

Comment composez-vous et quelles sont vos inspirations ?
Cela dépend. Souvent la composition part d’une émotion, d’un vécu qui me donne envie de poser une instru avec un thème et cela vient souvent soit d’un rythme de batterie, soit d’une ligne de basse ou de mélodie que je transcris au clavier. Ensuite je vois ce que j’en fais avec une guitare rythmique et/ou lead. Les cordes graves souvent sur les temps forts comme un kick par exemple et les cordes plus aigües comme les toms et les cymbales.
Parfois c’est un morceau plus complet mais au final il y a tout le temps un titre qui sort avec une instru en lien avec cette émotion de départ. Je suis assez pudique sur ses émotions, comme le reste du groupe je pense, et c’est très souvent par la musique qu’on les exprime.
Ensuite on s’envoie les ébauches par messages. A l’origine c’est très souvent avec Eghan que l’on bosse le groove de base imaginé pour qu’il apporte sa touche personnelle, qu’il affine et enrichisse le tout. Avec l’arrivée de Victor à l’été 2020 on a naturellement évolué car il compose aussi des riffs et des instrus chez lui.
Il y a toujours une direction générale instrumentale et un son porté par une émotion ce qui permet de fournir un matériel à Hanta pour apporter l’écriture des textes et du chant. Ensuite on améliore par touches chirurgicales, on secoue, on shake et on le sent ou pas.
C’est très instinctif finalement.
Par exemple sur ce dernier album on avait déjà 6 titres et on voulait mettre des riffs de Victor qui venait d’arriver. Il a proposé plusieurs riffs dont deux très cool qui ont donné l’intro/refrain sur l’un et le riff principal sur l’autre. Tout le monde a validé, Eghan a mis la main au fûts pour faire tourner le groove qui m’a permis de trouver des textures de guitares, des couplets, des ponts,... Sur un des deux l’ambiance faisait penser au jeu vidéo « Doom » (il y a des gamers et anciens gamers dans la team) qui était parfaite pour compléter le lien avec l’un des personnages de l’univers et donner le champ libre à Hanta pour le texte et s’éclater sur les vocals. Ensuite on peut refaire une couche avec des nappes, des textures.
Il y a d’autres exemples comme « Here I am » que j’ai écrit en 2008 ou « Lost in the World » en 2013 pour rendre hommage à la disparition de mon grand père. Et de là Hanta s’est approprié à chaque fois les thèmes et les titres pour écrire avec sa vision, son vécu.
Bref tout ceci créé du lien avec les personnages de l’univers et on s’inspire de tout, et principalement de choses qui nous donnent envie de nous battre pour faire changer les choses ou nous changer nous-mêmes. On utilise beaucoup de figures analogiques.

Quels ont été vos choix dans les instruments utilisés ?
C’est très instinctif comme je te disais. On ne se refuse rien, on teste tout. On a un son de base avec guitare et basse qui fusionnent très bien. Ensuite on s’éclate avec un gong, des bols tibétains, des claviers, un thérémine, ... et Victor et moi avons un home studio à la maison donc on a pas mal de possibilités. On bidouille les textures... bref on apprend en s’amusant. On peut passer vraiment beaucoup de temps à choisir le bon instrument ou le bon son d’ailleurs s’en est limité obsédant.

Dans quelle ambiance se sont passés les enregistrements en studio ?
Nickel. On s’est mis au vert sur quoi... 3 weekends. Le premier pour batterie et basse en même temps. Ensuite guitare, puis un dernier weekend pour tout le chant.
On était à la Ferté sous Jouarre au Studio Cream avec Yohann François et on a été studieux en journée, claqués en soirée ce qui n’empêchait pas de bien rigoler et ça tu peux (pourras) le voir sur la série « Behind nothing » sur notre chaine YouTube avec un épisode par titre depuis la composition à la maison, aux maquettes jusqu’au studio.
En studio c’est pareil tu viens avec 80% de matière faite et on se laisse toujours une marge pour apporter des choses sur le moment. Peut-être plus sur la partie lead guitare, chant et nappes car c’est plus compliqué de réinstaller tout une batterie avec son set up.

Parlez-nous du titre Snake Eyes...
Snake Eyes est le premier single parce qu’il nous semblait le plus cool et abordable pour commencer à parler de l’album et le son représente bien le groupe.
Il permettait aussi d’introduire les nouveaux personnages que sont les vilains qui vont affronter Sakar. C’est un duo d’Amazones des temps modernes qui te séduisent et t’attirent dans leur piège pour te chasser. Tu retrouves deux femmes fortes, sorte de mélange entre Michonne de The Walking Dead et Harley Quinn qui n’a pas encore pété un plomb. Elles vont prendre un malin plaisir à te prendre en chasse

Que souhaitez-vous procurer au public avec l'album Lost in the World ?
On veut que tu aies des frissons sur au moins un titre. Et oui, on s’est tous senti perdu au moins une fois dans notre vie. A travers Sakar l’idée est de te faire voyager car il va découvre l’Homme. Et il va se sentir perdu par moment ou dans l’incompréhension.
Tu vois on aborde des thèmes en rapport avec les personnes qui nous manipulent, veulent nous dominer, faire du mal volontairement ou de manière insidieuse, veulent te faire avaler des couleuvres (rapport au Snake :-)) ou encore à cette dualité qu’on a tous en nous car on forcément une face cachée qu’on exprime en secret ou qu’on exhibe. On a tous été loin de chez nous au moins une fois, peut être même seul dans un nouvel environnement, on ne connait personne et pourtant il faut avancer, faire front, s’adapter... Il y a au moins un morceau dans cet album où l’ambiance et le texte te ramènera à quelque chose que tu as ressenti dans un voyage ou une rencontre.

Parlez nous de la pochette de l'album...
Un extraterrestre qui se crashe sur notre planète, un nouveau monde, une nouvelle ambiance parfois surréaliste et étourdissante pour lui dans laquelle il va devoir avancer et s’adapter.
On fait appel à notre ami Flow du Chromatorium Music avec qui on bosse depuis le début. On lui a expliqué l’ambiance, le thème de l’album et du single du même nom. On voulait centrer sur Sakar avec ce côté surréaliste du décors.

Que peut-on savoir du clip Therapy toy ?
Alors ce titre vient du premier album eponyme sorti en 2020.
L’objet thérapeutique du gun un peu comme le prolongement de toi-même pour régler tes problèmes quotidiens. On traite de façon très exagérée le résolution de problèmes quotidiens qui nous bouffent, nous obsèdent, nous rongent.

Des concerts sont-ils prévus et qu'appréciez-vous dans la scène ?
Nous avons des dates en région parisienne à la Péniche Antipode le 8 avril pour la release party, le 2 avril au Gambetta club et un tas d’autres dont à Lyon qu’on attend avec impatience.
On aime envoyer du lourd (lol) et faire le max pour justement communiquer les émotions qu’on a mises avec nos tripes dans chaque titre. En plus de ça comme notre univers est visuel quoi de mieux que d’embarquer le public sur une expérience visuelle avec une projection animée sur presque tous les titres.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Venez nous voir en live et restez curieux de la scène indépendante.

Merci à Nothing But Real d'avoir répondu à notre interview !

Nothing but Real - Therapy Toy (Official Video)

A propos

Nothing But Real est un animal hybride à double tête porté par un rock alternatif puissant et léger. Le groupe vous entraine dans un univers manga porté par Sakar un extraterrestre, et avatar du quatuor, dont la peau blanche et noire évoque la dualité qui nous entoure : bien et mal, amour et haine, obscurité et lumière, souffrance et bien-être...

Musique interview

  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Anti-spam