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No Terror in The Bang présente l'album Eclosion

No Terror in The Bang est un groupe de Cinematic Metal de Rouen qui dévoile l'album Eclosion.

No Terror in The Bang

Comment s'est formé le groupe No Terror in The Bang ?
Alexis Damien : Le groupe est né de la volonté de Sofia Bortoluzzi (Chant) et moi (Batterie) de composer ensemble une musique originale : nous mélangeons du metal avec des influences « musiques de film ». Notre groupe n’est pas destiné uniquement aux fans de Metal. C’est une musique un peu plus large, elle est mélodique, évocatrice, très énergique.
Quelques mois après nous ont rejoint Clément Bernard (Guitare), Etienne Cochin (Guitare), Brice Bouchard (Basse et contre basse) puis Romain Greffe (Claviers), qui a été co-césarisé en 2019 pour la meilleure musique de film.
 
Pourquoi avoir repris une citation d'Alfred Hitchcock pour le nom du groupe ?
Cela provient d’une de ses citations : « There is no terror in the bang, only in the anticipation of it ». Cette citation a le mérite d’être claire : ce n’est pas les films les plus « explicites » qui sont les plus effrayants ! Regardez son film Les oiseaux ou dans un autre style, Le village de Shyamalan !
Il nous a semblé qu’on pouvait faire la même chose en musique : faire du contraste, et ne pas tout montrer ou faire entendre d’un coup.

Quelle place occupe le cinéma et les films dans votre musique ?
Les passages cinématographiques trouvent leurs influences chez des compositeurs classiques et de musique de film : HildurGudnadottir, Johann Jóhannsson, Danny Elfmann, Wojciech Kilar… Mais aussi Satie, incontestablement ou Ravel… qui sont d’immenses magiciens. On essaie d’intégrer ce genre de passages à un metal bien affirmé, puissant et mélodique.
On peut retrouver nos influences dans DevienTonwsend, Deftones et même de groupes à la source du grand arbre du metal comme Black Sabbath, jusqu’aux dernières ramifications comme Ghostmane ou Poppy.
Dans mes films préférés : Dracula de Coppola, Arrivals de Denis Villeneuve, Joker de Todd Phillips. J’adore aussi les séries, comme El miracolo, Breaking Bad… En France, j’adore les films de François Ozon et Michel Gondry.

Pouvez-vous nous présenter l'album Eclosion ?
C’est un album conceptuel qui parle d’une descente aux enfers. On alterne des morceaux et ambiances « cinématographiques », qui laissent courir votre imagination, avec des morceaux bien « bourrins », « metal », qui libèrent une bonne grosse énergie !

Comment travaillez-vous et composez-vous ensemble ?
J’ai composé les musiques dans mon home-studio, Sofia y a posé ses lignes de chant et ses textes. Nous avons décidé ensemble des structures, des ambiances, des directions. Les membres du groupe ont réinterprété quelques passages pour amener plus de « naturel » car même si je sais jouer de plusieurs instruments, rien de mieux qu’un vrai groupe et des musiciens plus « spécialisés » pour aller plus loin !

Pourquoi avoir séparé le titre No More Helpful Peace ou encore Memory of a Waif en 2 parties ?
La réponse est à la fois technique et artistique. Technique car c’est plus facile à mixer/masteriser, c’est plus facile aussi pour faire un travail d’édition et de placement en synchro d’avoir une piste homogène. Artistique car cela renforce la dualité de notre concept : le clair-obscur.

Quelle est votre approche sur la partie instrumentale ?
C’est une bonne question. Nous réalisons certes des chansons au sens où la voix est la priorité et on est à son service. Mais en effet, la musique de notre groupe est fouillée, vous y trouverez des détails, des petites choses qui font qu’on s’y attache. Il y a donc plusieurs « niveaux d’écoute » en quelque sorte.

Comment se sont passés les enregistrements en studio ?
Nous avons enregistré avec Sébastien Langle, qui est un très bon ingé-son et qui nous a apporté de multiples idées pour aller encore plus loin. Les parties orchestrales ont été réalisées en Home-Studio avec parfois des doublages de vrais instruments qui complètent les instruments dits « virtuels » dont la qualité est devenue aujourd’hui absolument fabuleuse. Le reste a été enregistré soit à la gare aux musiques de Louviers, dans nos studios personnels ou au studio de Sébastien.

Parlez nous du titre Micromegas...
Musicalement c’est un titre sans « Refrain », ce qui peut étonner certains auditeurs, mais qui marche très bien car il évolue. C’est un morceau à la fois mélodique et énergique qui peut plaire à un large public. Dans son message, il s’agit d’une revendication. Micromegas est un conte philosophique de Voltaire.
On y parle d’un géant, du même nom, astronaute, qui au hasard d’un voyage arrive sur terre. Il y découvre atterré une humanité prétentieuse, arrogante et vile, qui le déçoit au plus haut point. C’est la fracture entre l’infiniment petit et l’infiniment grand dont parle ce conte.

Pensez-vous réaliser des clips et quelle place occupe l'univers visuel en musique selon vous ?
Notre premier clip, sur le titre Another Kind of Violence, sort dans quelques semaines. Nous aimerions en tourner d’autres, mais comme vous le savez, tout cela a un coût important ; nous verrons bien. Nous avons beaucoup d’idées pour accompagner le groupe en vidéo sur scène, nous verrons à quel point cela est réalisable ou non. Vous savez, si vous jouez en festival, de jour, c’est beaucoup plus difficile que si vous jouez dans une petite salle fermée.

Une indiscrétion à nous donner sur l'album Eclosion ?
Pas vraiment ; on peut dire que c’est un album « covid »… On a échappé de justesse à divers problèmes à causes des restrictions, mais finalement on y est arrivé ! La basse par exemple a été enregistrée le jour même de la déclaration du deuxième confinement… Sebastien Langle, l’ingé-son de l’album a donc pu récupérer à temps tous les fichiers et a pu commencer à travailler.

Quelle relation entretenez-vous avec votre public et aimeriez-vous pouvoir les retrouver sur scène ?
Pour le moment, le public nous découvre seulement… Notre musique est diffusée sur beaucoup de radios, et les retours sont vraiment positifs. Je pense que les gens ont senti la sincérité de notre musique et son côté un peu inhabituel.

Quelle sensation ressent-on quand on voit son projet éclore après plusieurs mois de travail ?
Éclosion c’est effectivement un an et demi de travail. C’est donc une libération, un passage à une autre étape. C’est un peu d’appréhension aussi, car on a envie de trouver son public, et de susciter un peu de joie et d’enthousiasme.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
/erci beaucoup pour votre intérêt. C’est à chaque fois une récompense que de pouvoir parler de notre album. On espère susciter un peu de curiosité chez vos lecteurs.

Merci à No Terror in The Bang d'avoir répondu à notre interview !
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