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Nono future pour l'album de Samarabalouf

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  • Le vendredi, 18 septembre 2020 à 08:25
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  • Dans Culturel

Nono future, c'est de nouvelles fougueuses sonorités de cordes charnelles qui exaltent avec audace le « french world music » de Samarabalouf.

Samarabalouf (crédit Hugues-Alban Bermond)

crédit visuel Hugues-Alban Bermond

interview avec Samarabalouf

D'où vient l'idée du nom du groupe et comment vous êtes-vous rencontrés ?
Le groupe est né il y a plus de 20 ans à Amiens, c’était presque un accident, j’ai monté ce groupe pour faire plaisir à un ami.
Il y avait un guitariste et ma femme qui débutait la contrebasse.
Samara vient du nom mérovingien de la rivière la Somme et « BalOuf » bal fou en verlan : Bal fou sur la Somme.
Depuis tout ce temps, la formation a beaucoup évolué. J’ai rencontré Léo, le violoniste, lors d’un concert à Reims ou il faisait notre 1ère partie.
Et Phyllipa,  grâce à Pôle emploi (!) où j’avais déposé une annonce. J’ai dû auditionner une vingtaine de personnes mais par son talent, sa pêche et sa joie de vivre, c’est elle que nous avons choisie.

Pouvez-vous nous présenter votre album Nono future et son univers ?
Tout a commencé avec le morceau No future qui m’a été inspiré en partie par un morceau qu’avait composé Django Reinhart en 1940, début de la guerre : « Rythme Futur ». Et des Sex Pistol dans les années 77.
Mais comme c’est exactement le contraire que je voulais faire passer, j’ai inventé un personnage à partir de ce morceau, c’est Nono future, une sorte de héros du quotidien qui représente cette jeunesse pour qui il va incomber la lourde tache de changer le monde.

Quelles sont vos inspirations et influences artistiques ?
Les influences vont dans tous les sens, il y a bien sûr et toujours des influences manouche et tzigane, aussi le country, le bluesgrass du fait de nos longues tournées aux USA, mais je suis influencé par toutes les musiques qui me font voyager. Phyllipa et Léo m’inspirent énormément et évidemment l’actualité pour ce dernier opus.

Est-il possible d'en savoir plus sur les instruments que vous utilisez et comment travaillez-vous la partie instrumentale ?
Le choix des instruments s’est fait grâce aux rencontres. Je n’aurai pas pensé jouer avec un violon si je n’avais pas croisé Léo, j’adore sa façon de jouer et sa personnalité. Phyll a de multiples talents aussi, elle joue du violoncelle, elle chante merveilleusement bien et c’est elle qui tient la contrebasse.
En général j’amène mes mélodies, nous commençons par chercher les rythmiques puis affinons les arrangements au fur et à mesure.

Qu'est ce qui vous plait dans cette tendance manouche/tzigane dans votre musique ?
Ce qui m’a plu tout de suite c’est le coté acoustique, brut, les rythmes et la joie qui s’en dégagent, les gammes aussi souvent proches des musiques orientales et le coté instrumental

Peut-on en savoir plus sur le titre No future et son clip ? Pas trop frustré de l'avoir fait en "mode confiné" ?
Tout a été bloqué pendant ce confinement, personne ne savait vraiment ce qui allait se passer. Le CD devait sortir en avril et la tournée dans la foulée. Le fait de nous retrouver chacun chez soi sans pouvoir travailler ensemble et l’envie quand même d’aller de l’avant.
Le titre No Future était parfait pour dire aux public que nous étions toujours là.
Nous l’avons tourné chacun dans nos maisons, sans chichi, avec nos téléphones. Il fallait que ce soit roots, farfelu, fou. Nous nous étions donné des codes. Nous avons fait appel à un jeune cinéaste pour le montage avec qui j’avais déjà travaillé : Hugues-Alban Bernond. Il a dû avec son collègue visionner des dizaines d’heures de film avant de pouvoir monter le clip tellement chacun de nous trois avions été prolifiques.

Est ce que ce titre, No future, est aussi une façon de faire passer un message sur le monde dans lequel nous vivons ? D'ailleurs, en quoi les enjeux climatiques sont importants pour vous ?
J’avais une drôle d’impression comme quoi nous n’étions pas vraiment très optimistes pour les nouvelles générations et que du coup ce n’était pas très engageant pour eux.
La Terre sera encore là bien après l’homme. C’est lui qui a provoqué les dégâts que nous constatons jour après jour sur la planète. Rien n’est perdu pour autant et si nous voulons avoir l’espoir que l’homme puisse encore vivre pendant des générations sur notre Terre, c’est à cette jeunesse que va incomber cette lourde tache.
Ne plus refaire les erreurs du passé, préserver et protéger ce qui reste possible, changer nos manières d’exploiter les ressources.

Comment ressentez-vous cette période au contexte sanitaire compliqué en tant qu'artistes ?
Le plus triste reste le fait que tout ça nous séparent. Déjà la technologie, les ordinateurs, les téléphones font de nous des zombies individualistes. Ce Covid nous éloigne encore un peu plus des uns des autres. Nous ne pouvons plus nous toucher, nous devons garder des distances, éviter les réunions entre amis, familiales, les grands rassemblement populaires, les concerts, partager des émotions ensemble. Alors que c’est exactement le contraire qui va pouvoir sauver le monde. Etre ensemble, solidaires.
Mais c’est une sale période à passer et nous verrons bientôt la sortie du tunnel.

Que souhaitez-vous transmettre au public avec cet album et votre musique ?
L’avenir ce sont nos enfants. Nous devons leurs donner de l’amour, leurs inculquer le meilleur, les éduquer dans le bon sens avec de vraies valeurs.
Je veux que tous gardions espoir, l’énergie, l’envie d’être ensemble. Il y a eu beaucoup d’erreurs de faites mais il y a eu aussi beaucoup de progrés notamment sur l’espérance de vie, la santé, il y a encore beaucoup d’inégalités et de manipulations pour nous faire consommer plus, nous diviser. Mais avec toutes ces inventions qu’il y a eu, les futures générations ont des outils incomparables pour l’avenir.

On vous retrouvera le 16 novembre 2020 en concert au Café de la danse. Hâte de retrouver la scène et quelle est l'ambiance en concerts ?
L’ambiance est toujours joyeuse, survoltée et proche des gens. Depuis toujours mon principal but a été de faire en sorte que le public en sortant d’un concert de Samarabalouf reparte avec le sourire, de l’énergie, qu’il ait réussi pendant un moment à ne plus penser à ses problèmes, à repartir gonflé à bloc, l’esprit positif et rempli d’espoir.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Faites attention aux enfants et donnez-leur le meilleur possible.

Merci à Samarabalouf d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez les également sur Facebook.

Samarabalouf "No Future"

A propos de l'album Nono future de Samarabalouf

« French world music – Tendance Manouche ». L’expression est d’eux. Etonnante, un rien provocante mais vraie. Elle résume le swing que cultive depuis toujours François PETIT. Compositeur et âme agissante de ce trio surprenant dans ce genre difficile qu’est le swing…

Avec ce nouvel album : No Future. François PETIT, virtuose de la guitare, a trouvé les complices à sa mesure que sont Léo Ferdinand Cornélius MATHIEU : violon / mandoline et Phyllipa SCAMMELL : contrebasse / violoncelle.

No Future, le titre du nouvel enregistrement n’a pas été choisi par hasard. François PETIT et sa bande font, en effet, un clin d’oeil à la saga punk osant même un « Tango Pogo » déjanté. Les « détournements » ne s’arrêtent pas à ce coup d’audace puisqu’ils emportent la bonne vieille tarentelle, rebaptisée « Tarantella » vers les rythmes si pittoresques du swing. D’un titre à l’autre, les cordes se répondent et se complètent et quand la voix intervient – sous forme d’onomatopées ou de fredonnements -, elle devient une sorte d’instrument supplémentaire. L’album est composé de 10 morceaux instrumentaux et 3 titres chantés : Ma vie, La cuisine et Mambo bateau.

La grande héroïne d’aujourd’hui c’est Greta Thunberg, une jeune fille de 15 ans. Les héros de demain sont ces jeunes qui ont compris pourquoi le monde est devenu ainsi et qu’il va falloir s’adapter, faire de leur imagination et de leur énergie une arme afin d’avoir un avenir meilleur.

Nono Future, inventé par Samarabalouf, est un personnage fictif qui va dans cette direction. Ce jeune personnage est le fil rouge de cet album.

Nono Future est un héros ordinaire, un grand adolescent. Il découvre la vie, la vie sociale, la vie amoureuse. Il a appris l’Histoire, les guerres, la mondialisation. 

Il découvre l’héritage que nous a laissé le 20ème siècle, ses bienfaits mais aussi ses conséquences.

La Terre que l’on vide de ses richesses, les inégalités, le réchauffement climatique, la surconsommation, la démographie galopante et ne peut se résoudre à cette fatalité que lui prône son entourage adulte et les médias.

Non au No Future. L’avenir est devant lui, ou plutôt devant eux.

Car Nono Future symbolise avant tout cette jeunesse bouillonnante qui doit rester pleine d’espoir, d’imagination, de travail et d’énergie.

Les erreurs passées sont faites, ce ne sera plus comme avant, qu’importe, l’avant il ne l’a pas connu. C’est à la nouvelle génération que va incomber de reconstruire un nouveau monde, de nouvelles façons de penser, de faire. Les Nono Future ce sont nos enfants et leurs futures progénitures aussi.

A nous d’être capables maintenant de leur transmettre de vraies valeurs, de les aider et de les soutenir dans cette longue marche que sera leur construction sur notre planète.

Suite à l’épreuve que le monde vient de traverser avec le Covid-19, il devient essentiel de rassembler nos forces, repenser l’avenir et surtout garder l’espoir.

No-No Future.

interview Musique

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