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Nicolas Vidal présente Les nuits sereines n'existent pas

Nicolas Vidal est un chanteur pop. Cet "ex-fan" des eighties a sorti son album synthpop à la française Les nuits sereines n'existent pas le 6 décembre 2016.

Nicolas Vidal

Pouvez-vous nous présenter l'album Les nuits sereines n'existent pas ?
Les nuits sereines n'existent pas est mon deuxième album. Le premier Des ecchymoses est sorti en 2011. Je dirais que c'est un album de pop synthétique, influencé par la pop eighties mais aussi la scène électro pop scandinave, qui parle du temps qui passe, d'amour, de fantasmes, de mode… En gros de mes obsessions...

Parlez nous de la partie instrumentale...
Il y a deux titres instrumentaux sur l'album, Choix (Interlude) et Dimanche. C'est un choix que l'on a fait avec Thierry Garacino, qui a produit l'album, de les laisser comme ça pour amener une sorte de respiration sur l'album, bien que ces deux titres aient au départ des textes. J'aimais bien l'idée de terminer sur un morceau instrumental, assez mélancolique et qui ouvre sur la suite, sur les chansons à venir. A titre personnel, j'aime beaucoup les albums ouverts qui contiennent des chansons, des morceaux instrumentaux, différentes voix… C'est presque une tradition dans la pop française, de Gainsbourg à Air.

C'est important dans le contexte actuel de faire des textes légers et mélancoliques pour s'évader ?
Oui bien sûr que c'est important, ça devient presque un projet politique d'affirmer une sorte de légèreté dans le contexte actuel, plutôt morose. Dans mon cas, j'essaie toujours d'écrire en ayant en tête de ne pas en faire trop, de ne pas aller dans le pathos, bien que la tentation ou la facilité soient là de temps en temps. Après, il y a de grandes chansons tristes sur lesquelles on peut danser et faire la fête, et là c'est parfait. 

Français, anglais, italien : c'est un vrai album multilingue... Pourquoi ?
Amore, la chanson en italien, a été composée pour un film Maîtresse d'Ollivier Briand, et elle devait être en italien pour des questions de narration dans le film. La chanson fait partie intégrante de l'histoire, et n'était pas là juste pour illustrer. Et comme j'aimais beaucoup ce morceau, je l'ai gardé pour le disque. Pour les chansons en anglais, souvent je compose les musiques en premier et les mélodies sont souvent en yahourt, en faux anglais. Pour les chansons The executioner et Hoping for the best, je n'arrivais plus à entendre une autre sonorité que l'anglais, j'ai donc écrit les textes en anglais, en travaillant vraiment le sens. Au final, ce sont les textes les plus sombres de l'album.

Que s'est-il passé pour que vous soyez EX-fan des eighties ?
Haha, mais je suis toujours fan des eighties ! J'ai grandi dans ces années là et ma culture musicale démarre dans les années 80. Contrairement à beaucoup de gens, je trouve qu'il y a eu des productions démentes pendant ces années là, particulièrement dans la pop française. Et puis Prince, Martin Gore, Jacno, beaucoup de mes songwriters préférés ont fait leurs meilleures chansons dans ces années là. 

Dans Amore, vous êtes en duo avec Pascale Daniel. Comment se sont passés vos échanges et où vous êtes vous rencontré artistiquement pour la 1ère fois ?
Je connais Pascale depuis plusieurs années maintenant, nous avions déjà chanté ensemble sur mon premier album. C'est une chanteuse et musicienne que j'aime beaucoup, qui écrit des chansons très délicates. On s'est rencontré à l'époque préhistorique de Myspace, et on a beaucoup joué ensemble, fait des concerts, des duos… Quand il s'est agi de trouver une voix féminine pour Amore, j'ai pensé à elle, et elle a aimé le titre. J'adore travailler avec elle, et j'espère qu'on continuera à faire de la musique ensemble.

La mise en scène de ce clip pourrait faire penser aux films des années 60-70, peut-on en savoir plus sur vos choix ?
Ah oui ? Ce n'était pas voulu, mais effectivement, il y a un petit côté rétro dans le traitement de l'image. Ce clip a été "improvisé" en Italie. Je suis parti en vacances dans les Pouilles, et en voyant cette plage magnifique de Polignano a Mare, j'ai eu envie de la filmer. Et c'est devenu un clip spontané, entre Martin Parr dont les images de plage m'ont inspiré et un film de vacances. Plus globalement, j'aime travailler sur l'image, que ce soit la photo, les collages ou le montage.

Ces rêves d'ados mêlent mondes rose et noir, ça fait référence à votre jeunesse ?
Oui effectivement. L'adolescence est une période souvent noire, sérieuse, où l'on se cherche. Et en même temps, c'est une période ou on fait la fête, où on se marre... Et où on écoute beaucoup de musique. Enfin dans mon cas. Mes chansons parlent souvent de cette période. Je me demande toujours si l'on reste le même à travers les années. Par exemple, j'ai toujours les mêmes idoles qu'à l'adolescence. Je suis toujours autant fasciné par Beatrice Dalle, Mickey Rourke ou Depeche Mode par exemple. 

Peut-on en savoir plus sur le titre Teenager ?
Ce titre parle de ça justement, est ce que l'on reste toujours le même malgré le temps qui passe. Le provincial qui rêvait sa vie à travers le cinéma, la musique, les magazines, le fantasme de Paris...

En 5 ans vous avez fait quelques recentrages artistiques, pourquoi ?
Mon premier album contenait des chansons écrites à des périodes différentes, parfois avec d'autres compositeurs, alors que celui ci a été entièrement composé par moi, ce qui lui donne à mon avis une plus grande cohérence. Et puis j'ai appris, travaillé, je savais plus ce que je voulais. Et puis Thierry Garacino avec qui j'ai travaillé a amené un son très particulier, et m'a aidé à canaliser mes idées et mes envies. 

Vous avez fait un financement participatif sur la fin de l'album, peut-on en savoir plus ?
J'ai produit cet album sans label avec l'aide d'une subvention SCPP, et c'était le moyen de parvenir à boucler le budget. C'est également un bon moyen pour commencer à faire parler du projet, à condition de le faire de manière un peu créative. C'est un peu devenu la norme maintenant pour les artistes indés, ce qui n'est pas une très bonne chose d'ailleurs je trouve...

Peut-on avoir une indiscrétion sur l'album Les nuits sereines n'existent pas ?
Le titre Teenager a failli être une chanson en anglais qui s'appelait Friends with benefits.

L'album Les nuits sereines n'existent pas de Nicolas Vidal peut être téléchargé légalement sur iTunes.

 

La question décalée : comment passer une nuit sereine ?
Avec son amoureux ou son amoureuse après avoir fait l'amour. 

Vous souhaitez également écrire pour d'autres artistes. Qu'aimez-vous dans ce travail de parolier ? S'il y avait un artiste à qui vous dédiriez un titre, qui serait-il (ou elle) ?
J'aime bien travailler avec des contraintes, et je trouve ça stimulant de se mettre au service de quelqu'un d'autre tout en gardant sa patte. J'ai toujours eu le fantasme d'écrire des chansons pour une actrice, j'adore les actrices qui chantent. J'aurais adoré entendre d'autres chansons chantées par Isabelle Adjani. J'adore aussi la manière de chanter d'Emmanuelle Seigner.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Merci beaucoup pour cette interview !!! 

Merci à Nicolas Vidal d'avoir répondu à nos questions !
Retrouvez le également sur Facebook.

Amore // Nicolas Vidal (feat Pascale Daniel)

Musique interview

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