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Nicolas Veroncastel présente son EP Waste

Maxime Lopes Par Le vendredi, 13 mai 2022 à 08:41 0

Dans Culturel

Avec plus de 600 concerts à travers le monde, deux albums produits par des grands noms de la musique comme Steve Hewitt (Placebo) puis Paul Corkett (The Cure), le 1er EP « Waste » de Nicolas Veroncastel (leader du groupe LYS) promet de belles surprises. Du rock, aux musiques électroniques, en passant par le hip-hop ou encore le jazz, Nicolas replonge avec plaisir dans ses racines, le piano.

Nicolas Veroncastel (crédit Matthieu Munoz)

crédit photo : Matthieu Munoz

Quelle place occupait la musique pendant votre enfance ?
Une place très importante. J’ai toujours baigné dans un environnement musical. Mon père écoutait beaucoup de classique, jazz, rock. Cela a forgé ma culture musicale, notamment. À la maison, il y avait un beau piano, des guitares folks, un synthétiseur, du matériel d’enregistrement.
J’entendais mon père ou ma grande sœur en jouer régulièrement, très tôt j’ai été attiré par ces instruments. Et l’un des artistes qui m’a profondément marqué pendant mon enfance, c’est Chet Baker avec sa voix unique, que je pensais être une voix de femme quand j’étais enfant, ce qui m’avait tout de suite intrigué.

Pouvez-vous nous présenter votre EP Waste et son univers ?
Cet EP a été écrit dans un contexte post tournée de mon groupe de rock « LYS », c’était en 2017, je sortais aussi d’une séparation, j’avais un besoin de proposer autre chose, de me réinventer, je me suis installé à Bayonne, au Pays basque, avec tout mon matériel, dans la maison d’un ami et j’ai commencé l’écriture et la production de cet EP.
Son univers est assez marqué par la sensation de perte, de gâchis (d’où le titre), qu’on peut ressentir lors de nos relations amoureuses, et parfois amicales. C’est un EP assez tourmenté et nostalgique où j’ai voulu retrouver mes premiers amours, comme le piano, mon 1er instrument et aussi les musiques électroniques, ou même le hip-hop américain que j’ai longtemps écoutés quand j’étais plus jeune ; je pense à Mobb Deep par exemple.

Comment l'avez-vous composé et quelles ont été vos sources d'inspirations ?
Je l’ai écrit, composé, et produit tout seul avec comme pièce maîtresse le piano, hormis un titre produit avec Maxime Le Mée et un remix de Robin Foster. Concernant mes inspirations, cela va de l’univers subversif d'un Gainsbourg, la nonchalance de Chet Baker, l’électro sensuel de Tellier, en passant par la mélancolie brute de Kurt Cobain ou celle profondément touchante de Billie Holliday, je tente d’allier l’épuré à l’envoûtant, le beau au transgressif. Ce que je souhaite, c’est être indéfinissable dans le style, étant assez hermétique aux étiquettes. Avec une importance majeure accordée aux mélodies, aux arrangements sobres, comme moyen d’exprimer mes émotions.

Qu'est-ce qui vous a intéressé de faire un album en solo ? L'envie d'avoir un projet plus personnel ?
Une envie presque vitale de proposer autre chose, de surprendre peut-être aussi. Après plus de douze ans aux manettes d'un groupe de rock, ça me paraissait sain de se lancer dans cette aventure.

Quels ont été vos choix pour la partie instrumentale de cet opus ?
Le clavier, le piano, des cordes aussi, et prochainement des cuivres, notamment la trompette de l’Américain Leron Thomas.

Comment se sont passés les enregistrements en studio ?
Tout a été fait en home studio, à Bayonne, j’ai voulu tout maîtriser, hormis le mastering fait par Chab à Paris.

Parlez-nous du titre Hit et de son clip…
« Hit » est un clin d'œil à mes influences électroniques qui m’ont accompagné à une période de ma vie, où je mixais dans les bars rennais, du Underworld, du Chemical, Alan Braxe, Laurent Garnier... Et j’ai toujours conçu mes titres, même les titres rock avec LYS avec une approche electro, basée sur un système de boucles plus que « live ». « Hit » est un titre plus musical, plus dansant aussi, mais il reste cohérent avec le reste de l’EP, avec son côté hypnotique et sensuel, le choix du rouge vif dans le clip et de ces filles possédées, jouent sur l’ambivalence démoniaque, cauchemardesque, mais aussi le côté attirant, sensuel, de certaines relations nocives qui, après envoutement, finissent par nous terrasser.

Que souhaitez-vous apporter au public avec l'EP Waste ?
Difficile à dire, pour celles et ceux qui me connaissent depuis un moment dans LYS, peut-être leur montrer d’autres facettes, les surprendre.
Pour les autres, j’espère juste qu’ils apprécieront mon univers, et leur apporter autre chose que de la musique « urbaine » avec de l'auto-tune horrible, qui occupe le paysage musical depuis pas mal d’années.  

Avez-vous une anecdote ou une indiscrétion à nous raconter ?
J’ai repris Bowie dans cet EP, sans vraiment le vouloir, je ne savais pas trop quoi jouer et j’ai joué des accords qui ressemblaient à « Heroes », la mélodie m’est venue. J’ai enregistré ça en une prise et finalement je l’ai gardé, avec quelques imperfections que j’ai voulu assumer pour privilégier la spontanéité et l’interprétation.

Une tournée est programmée. Qu'appréciez-vous dans la scène et que vous procure-t-elle ?
Oui je suis ravi d’avoir pu organiser une tournée avec un seul single disponible, avant même la sortie du 1er EP. Cela montre une certaine confiance dans mon projet et c’est gratifiant. J’adore la scène, on retrouve justement cette spontanéité que j’aime de plus en plus avec le temps. Et évidemment le contact avec le public qu’on avait perdu depuis plusieurs années avec la pandémie, et qui est primordial. Les concerts à distance ou en Facebook Live, cela ne sera jamais mon truc.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
"Pourvu que ça dure".

Merci à Nicolas Veroncastel d'avoir répondu à notre interview !

Nicolas Veroncastel - Waste (Official Video)

Musique interview

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