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Nicolas Laurent prépare l'album La Galerie des Anonymes

Maxime Lopes Par Le vendredi, 30 avril 2021 à 17:35 1

Dans Culturel

Nicolas Laurent prépare l'album La Galerie des Anonymes avec le soutien des internautes. Découvrez son univers musical.

Nicolas Laurent

D'où vient votre passion pour la musique ?
Ma passion pour la musique s’est manifesté quand j’étais très jeune. J’avais 5 ans lorsque Grégory Lemarchal a remporté la quatrième saison de la Star Academy. Je me suis immédiatement identifié, c’est devenu une obsession : je voulais chanter. Ma mère m’a présenté à un professeur de chant de mon village, Robert Giraud. Ce monsieur a catégoriquement refusé de me prendre en cours, du fait de mon jeune âge. Puis il m’a entendu chanter... Et il m’a pris sous son aile jusqu’à mes 15 ans, âge auquel j’ai été repéré par Erick Benzi pour participer à la comédie musicale nationale Un Été 44, aux côtés de Barbara Pravi (qui représente actuellement la France à l’Eurovision). C’est d’ailleurs Barbara qui m’a donné le goût de l’écriture : à cette période je me suis mis à écrire mes propres chansons.

Pouvez-vous nous présenter l'album La Galerie des Anonymes que vous préparez ?
La Galerie Des Anonymes est mon tout premier album, je l’ai auto-produit. C’est un album très influencé par ma passion pour la comédie musicale : je regrette qu’en France nous dénigrions autant cette forme d’art. J’adore chanter, danser et jouer, mais surtout, j’adore le faire en empruntant des personnages. Ainsi, l’album commence par la chanson d'introduction Broadway ; puis chaque chanson est introduite par la présentation orale d’un personnage. D’où le titre de l’album, La Galerie Des Anonymes. Mais ce n’est pas tout : dans cet album, chaque personnage est également l’allégorie d’un phénomène politique ou social différent. Terrorisme, immigration, mondialisation, mai 68, les thèmes abordés sont bien plus profonds que ce que cet album peut laisser penser au premier abord.

Quelles sont vos sources d'inspirations et avez-vous un endroit fétiche où composer ?
Ma principale source d’inspiration, c’est mon quotidien. La Galerie Des Anonymes par exemple est un album très marqué par mes études au sein du Collège Universitaire de Sciences Po Paris. Je suis un chanteur, originaire de la Provence, et mes grands-parents sont agriculteurs : en entrant à Sciences Po Paris, j’ai découvert un autre monde ! Des étudiants passionnés par la politique, un état d’esprit plus urbain donc plus individualiste… À titre personnel, j’avais besoin d’un album qui m’aide en rendre plus lisible des phénomènes complexes. C’est de là que La Galerie Des Anonymes est née ! Quand à mon endroit fétiche pour composer ; il n’y en a pas. En revanche, j’ai une « ambiance » fétiche : un piano, un carnet, un bon verre de vin, la nuit, dans le plus grand des silences. C’est comme ça que je réfléchis le mieux.

Quelle place occuperont "les anonymes" sur cet opus ?
Les anonymes permettent d’introduire chaque chanson, et représentent des phénomènes politiques ou sociaux différents. Je parle d’anonymes, car les prénoms choisis pour ces personnages importent peu. Ce qui compte, c’est ce qu’ils incarnent. Les « anonymes » sont également une référence à mes arrières-grands-parents, à qui je dédicace cet album. Une partie d’entre-eux étaient des immigrés qui ont fui l’Italie et ont tout perdu en arrivant en France ; l’autre partie étaient des agriculteurs qui vivaient dans une précarité importante. Quand je regarde la vie que j’ai pu mener jusqu'ici, intellectuellement et professionnellement parlant, je ne peux qu’avoir une pensée pour ceux à qui je dois cette chance. Et plus largement, à ceux qui ne sont pas toujours valorisés par la bonne société.

Des duo sont-ils prévus ?
Un seul duo est prévu sur l’album : Generouseta, en featuring avec le rappeur Veen. Le clip de la chanson est actuellement disponible sur Youtube. C’est un duo qui s’est fait un peu par hasard. J'avais écrit et composé la chanson, mais je suis chanteur et pas rappeur, donc je ne pouvais pas la sortir avec ma voix. J’avais beaucoup de mal à trouver un rappeur qui accepte de jouer le jeu, car la plupart souhaitent interpréter leurs propres textes uniquement. Et puis je me suis souvenu de Veen, que j’avais rencontré dans un studio de musique. Je lui ai envoyé la chanson et il a accepté. C’est un garçon adorable, toujours plein de bonne humeur. Il poste régulièrement des vidéos de freestyle sur Instagram, je vous conseille d’aller regarder ce qu’il fait, c’est impressionnant.

Quels sont vos choix sur la partie instrumentale ?
Pour la partie instrumentale, sur ce premier album, les chansons sont très pop et comédie musicale. Bien que l’ensemble reste cohérent grâce aux anonymes, les styles musicaux sont ensuite très variés : raggaeton, rap, variété... Ma musique pop est influencée par des styles très différents. Mais je reste un "chanteur populaire" qui s’assume, dans la lignée directe de Johnny Hallyday, Céline Dion, France Gall, et Grégory Lemarchal. Je ne serai ni un chanteur bobo, ni un chanteur urbain : je suis à la croisée des deux mondes.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
Une fois que j’ai écrit et composé la chanson, je pars en studio. Les enregistrements se font aux côtés de Dino Sirius, mon réalisateur, et mon allié dans cette carrière musicale. Nous nous prenons sans arrêt la tête pour nous mettre d’accord sur le choix des instruments, des ambiances… Mais à la fin de la journée, je lui dois beaucoup. J’ai également enregistré certaines chansons avec Kilian Arzel et Wheel Creation : c’est Kilian qui m’a appris le fonctionnement de l’industrie musicale, et c’est un compositeur hors-pair.

Parlez nous du single Mieux Que Moi et de son clip…
Le single Mieux Que Moi est un tournant dans ma carrière. C’est le single annonciateur de mon deuxième album. Son clip sera une réadaptation moderne du mythe de Narcisse. Dans mon univers « comédie musicale », tout est une question de point de vue. Chaque album prend une couleur différente : La Galerie Des Anonymes était « l’album multicolore » qui posait les premières bases de mon projet. Le deuxième album sera quant à lui centré sur la couleur noire. Je prends un très grand virage, et Mieux Que Moi en est le point de départ. C’est ce qui fait ma marque de fabrique : le suspens. Une évolution permanente, illustrée par le travail des couleurs. Le public ne pourra jamais prévoir quels seront les tenants de mes prochaines chansons. Mais il ne trouvera jamais ça incohérent.

Que souhaitez-vous transmettre au public avec La Galerie Des Anonymes ?
Avec La Galerie Des Anonymes, je souhaiterais que mon public prenne confiance en lui, et qu’il trouve la force de se relever pour changer les choses, quand il se sent en décalage avec la société. Il n’y a pas de personne qui soit plus légitime qu’une autre face à la prise de position. Tout le monde a son mot à dire dans la construction de la société. Avec ce premier album, j’aimerais commencer à tisser une vraie relation avec les gens, afin de les représenter au mieux dans mon domaine. Et surtout, que mon public ne se sente pas infériorisé. Faire de l'art ne fait pas de moi quelqu’un de mieux que les autres. Je veux dire à ceux que mon travail impressionne qu’il peuvent faire ce que je fais.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Je réalise un financement participatif, car je suis un artiste émergent en auto-production. Ma principale source de revenu, ce sont les concerts ! Et impossible de faire des premières parties face à la crise sanitaire que nous traversons. Aussi, afin de pouvoir terminer l’enregistrement de mon deuxième album, et tourner de nouveaux clips, j’ai plus que jamais besoin que les personnes qui suivent mon travail se mobilisent, achètent mon premier album, pré-commande des tickets de concert, ou fassent tout simplement des dons. Ce financement participatif est surtout là pour m’aider à me relever de la crise sanitaire que nous traversons actuellement...

Quels sont vos choix sur l'univers visuel de votre premier album ?
Pour l’univers visuel du premier album, tout est basé sur la présentation de mon univers « haut en couleur ». Dans tous les clips, sur toutes les photos, pour tous les costumes, les couleurs ont une place centrale. C’est principalement parce que cet univers, dont je suis le personnage principal, compte vraiment évoluer avec son public.

Une indiscrétion à nous donner sur La galerie des anonymes ?
Pas d’indiscrétion, le public est au courant de tout ce qu’il peut, et doit savoir !

Vous avez créé le label associatif Broadway Of Life qui prône le spectacle vivant. Peut-on en savoir plus à ce sujet ?
Mon label associatif me permet simplement de produire mes clips, mes concerts, et d’encadrer ma promotion, ainsi que la promotion des danseurs et musiciens qui soutiennent mon projet. Il est basé sur deux lignes directrices : utiliser les disciplines du spectacle vivant, la danse, le chant, le jeu (disciplines de Broadway), dans le but de promouvoir la solidarité (Way Of Life) à la plus haute échelle possible.

En quoi est-ce important de présenter cet album sur scène ?
C’est essentiel (le terme est choisi avec application) de présenter ma musique sur scène ! Pour que le public puisse apprécier mon travail. Faire des chansons en studio, c’est très exaltant intellectuellement, mais mon fond de commerce, le fond de mon métier, ça reste de divertir les gens. Comment divertir les gens si on ne peut pas les rencontrer ! C’est tout le défi imposé par la crise sanitaire actuelle. Je suis sûr que le gouvernement fait de son mieux pour limiter les contaminations ; mais je pense également qu’il est aujourd’hui essentiel de rappeler que l’art et le divertissement ne sont pas des lubies. Ce sont des entreprises, des administrations, des intermittents du spectacle, qui souffrent d’entendre dire qu’ils ne sont pas « essentiels » à la société.

Vous préparez déjà le deuxième opus, Les Origines Du Mal, souhaitez-vous nous en dire quelques mots ?
Les Origines Du Mal sera un album surprenant. Une deuxième étape, une revendication à laquelle les gens ne s’attendront pas. Stay tuned !

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Merci au public, à ceux qui comprennent ma musique et me soutiennent. Merci à ceux qui ont participé à mon financement participatif. Je ne pourrai rien faire sans eux, et je suis vraiment reconnaissant de cet amour que je reçois. J’essaie de lire chaque message avec attention, et dans la mesure du possible, de répondre à tout le monde !

Merci à Nicolas Laurent d'avoir répondu à notre interview !
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Nicolas Laurent - Generouseta ft. Veen (Official Music Video)

Musique interview Crowdfunding

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Commentaires

  • Marc LEMIERE

    1 Marc LEMIERE Le vendredi, 30 avril 2021

    Bravo Nicolas ! C'est impressionnant !

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