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Mouse DTC prépare son 3ème album

Maxime Lopes Par Le mercredi, 27 octobre 2021 à 15:50 0

Dans Culturel

Jamais deux sans trois. Le duo mulhousien Mouse DTC peaufine dans le plus grand secret un troisième album post-confinement qui devrait faire ses premières vagues début 2022.

Mouse DTC

Qui se cache derrière Mouse DTC ?
Mouse DTC est le projet de Audrey et moi-même.
Audrey Lanfranca, est une artiste pluridisciplinaire multipass. Elle évolue et se sent à l’aise dans beaucoup de milieux : les arts plastiques, le théâtre, la scène musicale, la performance et la pédagogie artistique et culturelle. Elle est une femme électrique et anti dépressive, féministe mais pas enragée.
Moi, je suis Arnaud Dieterlen, musicien batteur et je suis un habitué des scènes françaises, par le passé j’ai accompagné des artistes tel que Charlelie Couture, Alain Bashung, Jacques Higelin, Miossec et joue régulièrement avec Rodolphe Burger.

Pourquoi ce nom ?
Mouse DTC : parce que la petite souris qui dépose des pièces contre des dents de lait n’existe pas. Le Père Noël non plus d’ailleurs… c’est affligeant, on nous ment depuis notre plus jeune âge !
Se transformer en Super Souris, utiliser des petites pattes griffues pour mieux désobéir et combattre la morosité ambiante.
Parce que oui, tu l’as déjà bien assez DTC comme ça, non ?

Pouvez vous nous présenter votre 3ème album et son univers ?
Ce 3ème album est dans la continuité des deux autres. On y parle de sujets sérieux mais pas sérieusement. On évoque le harcèlement sexuel (Ton tralala, Juste), on parle de ceux qui se croient des êtres supérieurs (Qu’est-ce que c’est, Attrapez-nous) ou de la solitude (Si difficile). L’humour des textes et la légèreté de notre musique permettent différents niveaux de lecture. La première est fun, et quand on y plonge un peu plus les oreilles, on se questionne…
L’album se veut plus dansant, plus électronique, plus couillu. Sur chaque chanson, on se demande si le public sera susceptible de danser dessus, quand la réponse est « oui », on garde.
La plupart des chansons ont été puisées dans le stock de nos boucles électro ou autres idées de son ou de rythmes. Nous avons mis le « grand confinement » à profit pour construire les chansons et fixer les maquettes.

Comment composez-vous et quelles sont vos inspirations ?
Nous sommes capables d’aimer à peu près tout, en tout cas, toute musique est susceptible de nous inspirer. De Can à AC/DC en passant par les Ramones, mais aussi Michael Jackson, Prince, les Rumbas, Chachacha et autres mambos des années 30, la musique répétitive, électronique, le hip hop d’hier et d’aujourd’hui, Philippe Katerine, les Rita Mitsouko, Stromae, Richard Gotainer… tout quoi !
On part souvent de trois fois rien. Une basse, un arpégiateur, une ritournelle mélodique, un mot ou une phrase notée lors d’une soirée arrosée, puis on construit autour en gardant ce qui nous fait le plus sourire. L’humour sans tomber dans le grotesque, c’est notre fil rouge.

Souhaitez-vous parler de la partie instrumentale ?
Ça rejoint la réponse précédente. Aucunes règles, aucune logique. Comme ce sont toujours les mêmes personnes qui font les choses chez nous, même dans la dispersion, on retrouve une espèce de cohérence quoi qu’on fasse.
On utilise un logiciel de MAO, le même depuis longtemps, DP pour les intimes, mais aussi toute une ribambelle de synthés réels ou virtuels (Roland SH2, SH101) et autres boîtes à rythmes (Roland TR 606, Korg Minipop, Simmons SDS 8) et effets vintages ou actuels. Sur cet album, vous pourrez entendre les sons organiques de ma Simmons, une batterie électronique que l’on retrouve dans les musiques de Emile et Image, par exemple (hé hé) Et tout ceci dans un sens comme dans un autre. On se dit que certaine fois nos chansons sont le fruit de jeux de hasard !

Est-ce que préparer un album est un jeu du chat et de la souris ?
C’est à peu près cela oui… je joue le chat et Audrey la souris.

Est-il possible d’en savoir plus sur les enregistrements studio ?
Le principal de la musique est donc fait à la maison, dans mon « homestudio », ensuite nous avons été dans le studio d’un ami de longue date, David Husser, musicien et réalisateur de grand talent (Speed Caravan, Crown, Mylène Farmer ou Indochine).
Nous y avons enregistré toutes les batteries, les voix, les vocodeurs (David possède un fabuleux Roland VP 330) et avons revu les petits détails de construction. On passe beaucoup de temps à s’amuser avec tout ce que la technologie actuelle nous permet de faire. On peut scotcher deux heures avec un plug-in idiot de delay, par exemple.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Ce financement nous permet de rallier les fans, ceux qui nous suivent et nous soutiennent depuis nos débuts. La crise a fait que nous avons moins joué et du coup, moins gagné d’argent pour financer cet album.
Nous avions autoproduit les deux précédents, les temps font que nous avons maintenant besoin d’aide… notre label indépendant, Médiapop Records, ainsi que la SMAC locale, le Noumatrouff, nous aident, mais cela n’est pas suffisant pour mener le projet à terme.

Quel sera l’univers visuel de l’album et des clips sont-ils prévus ?
Il sera très coloré et oui, des clips sont prévus ! La vidéo du single « Ton Tralala » est quasi prête, y a plus qu’à décider quand nous la diffuserons ! Nous l’avons tournée l’année dernière pendant le deuxième confinement, à la maison en plan fixe. On adore les plans fixes.
L’image de la pochette de l’album a été faite avec l’aide d’une petite appli de dessin pixel, ce sera nous, en 8bits acidulés.
Pour beaucoup des autres morceaux, nous avons déjà des idées, c’est un peu notre problème, à Audrey et moi, on a tout le temps des idées ! On construit un storyboard, on écrit, on discute, on partage et puis on tourne… il nous semble normal et primordial pour notre santé mentale de tenter de concrétiser nos inspirations !

Qu’est ce qui vous plaît dans le fait de proposer votre album au format vinyle ?
Dans un premier temps, c’est l’objet, tellement plus classe qu’un cd.
Quand j’étais jeune je passais des heures à regarder les pochettes de disques seul dans ma chambre, surtout celles où il y avait des dessins et des photos d’instruments (haha !)
Avec plus de moyens, nous ferions une double pochette avec les sous pochettes imprimées et des vinyles colorés. À l’instar de l’album « Blitz » d’Etienne Daho.
Nous connaissons beaucoup de collectionneurs de vinyles. Des férus, des pointus, des passionnés… Nous les retrouvons souvent après nos concerts, au stand de merchandising, c’est là que nous les vendons le plus.

Parlez-nous du titre Dead the Cat et de son clip ?
La chanson typique issue de nos joutes avec Audrey. Je propose une ligne de basse, un rythme, elle ajoute un bout de texte sur les fous du volant qui utilisent les centres ville comme des pistes de rallye et qui écrasent de pauvres chats, l’ordinateur tourne en boucle... et voilà ! « Il est dead dead dead dead dead le cat… ».
Pour ce qui est du clip, nous aimons les films d’animation, les réalisations faites avec trois fois rien, le « fait maison ». Celui de Dead The Cat a été entièrement filmé dans ma chambre, et monté dans mon studio.
La plupart de nos clips sont réalisés par nous-mêmes, mais nous apprécions les regards extérieurs et la coréalisation ! Quelques clips ont été réalisés avec des artistes/réalisateurs locaux, comme Ouin Ouin (réalisé par la photographe Marianne Maric), La Der des Der (réalisé par Nicolas Marchiel, d’Action Prod Studio) ou Homosexualis Discothecus (tourné par Sam, un pote mulhousois).

Aurez-vous l’occasion de faire des concerts pour la sortie de l’album et que vous procure la scène ?
On espère le jouer bien sûr ! La scène c’est l’aboutissement du projet ! Avec les clips, c’est un merveilleux moyen de partager notre musique et notre esprit… Mouse DTC fait danser, chanter et sourire. Quoi de plus chouette de voir un public qui chope la banane !?
On se mettra au travail une fois que nous aurons bien préparé la sortie de l’album. Nous préparerons un nouveau set et approfondirons notre identité scénique.
Aussi, nous sommes arrivés à un stade où nous aurons grand besoin d’un tourneur ! On veut bien jouer à la fête de la saucisse, mais nous recherchons aussi des scènes de clubs, de SMAC, de festivals, des premières parties… pour jouer sérieusement notre musique pas sérieuse !

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Nous avons mis du temps et beaucoup de cœur pour créer ce troisième album.
La collecte participative accélèrerait bien les choses… car, oui, nous avons hâte de vous faire écouter le premier single !!!

Merci à Mouse DTC d'avoir répondu à notre interview !
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MOUSE DTC - Dead The Cat

Musique interview Crowdfunding

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