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Monsieur Parallèle prépare l'album Love Cuisine

Maxime Lopes Par Le lundi, 18 octobre 2021 à 22:12 0

Dans Culturel

Monsieur Parallèle est un artiste de la chanson française, violoniste et rêveur en éternelle quête de liberté. Il prépare son album Love cuisine.

Monsieur Parallèle

Qui se cache derrière Monsieur Parallèle et d'où vient votre passion pour la musique ?
Honnêtement, je ne regarde jamais trop derrière mon dos... Peut-être avez vous vu quelqu'un ?
Monsieur Parallèle c'est mon identité parallèle qui m'accompagne chaque jour discrètement et que je fais jaillir sur scène en pleine lumière, délivrée de la peur du regard de l'autre. Il y a un grand sentiment de liberté quand on est parallèle...
Pour la passion pour la musique : la famille m'a aidé. Depuis tout petit, la musique est présente à la maison, ma mère est pianiste, mon beau père prof de guitare classique... Tous les matins réveil en musique, classique, folk, jazz, chanson française... ça aide, ça berce, ça forge, ça ouvre... Très vite, à 7 ans j'ai commencé le violon au conservatoire de musique de Nîmes. J'y ai découvert, la danse, la musique contemporaine, l'orchestre, les musiques actuelles, et mon coup de foudre pour les musiques du monde. L'artiste qui m'a donné envie de faire de la chanson française, c'est Jacques Higelin.

Pouvez-vous nous présenter votre album Love Cuisine que vous préparez ?
L'album Love Cuisine est né de manière un peu imprévue. A la base je ne voulais pas faire de chanson d'amour, je voulais me limiter à une trilogie de chansons (L'homme invisible, Amour Satellite et Love Cuisine). Tout le monde écrit sur le sujet... J'avais peur des redites, que ce soit cul-cul... Mais au final le sujet est trop inspirant, je me retrouve avec 12 titres à enregistrer qui racontent une histoire. De plus, la fin du premier album tendait la perche aux relations humaines et à l'espoir de rencontrer une belle inconnue, tout s'enchaîne, j'aime l'idée. Ainsi est née l'idée de l'album Love Cuisine, une recette de l'amour, un voyage au cœur des sentiments humains. Je pense que post confinement, ça peut faire beaucoup de bien. L'approche est très sincère, je pense que pas mal de monde devrait pouvoir se reconnaître dans les chansons.

D'où vient votre inspiration et comment composez-vous ?
L'inspiration vient de ce que je vis, des gens que je croise et que j'observe. Cet album a pris des années, certains titres présents ont pas loin de 10 ans. Pour l'écriture et la composition je note tout ce qui me passe par la tête quand je trouve que ça sonne bien, quand je sens que j'y crois, quand c'est sincère. Si je n'ai plus d'idées, je ne force pas. Puis je reviens dessus plus tard, parfois des années après et hop ça se débloque. Mon objectif est d'avoir une direction, un début, une fin. Du moment que je sais où je vais, là je creuse, je chante et je joue en boucle ce qui est déjà composé... et ça se remplit jusqu'à finir la chanson. Après j'enregistre pour mes musiciens ou  j'arrive avec une base rythmique et une partie de guitare... Et les musiciens qui connaissent bien leurs instruments ajoutent des fleurs au décor. J'ai une préférence pour mettre le texte en musique car il me permet d'être plus précis pour souligner les intentions, mais il m'arrive d'avoir une musique qui m'inspire un texte. Il n'y a pas de règle.
Une dernière chose, quand j'écris, je m'isole, je me mets en parallèle, j'ai besoin de solitude pour ça. Ou des fois, je suis là, sans être là. C'est le moment où je vous demande de répéter la question généralement...

Qu'appréciez-vous dans le violon et quelle place occupera-t-il dans votre 2ème album ?
Le violon sera bel et bien présent dans l'album, il fait partie de mon identité. Il prendra le relais sur mes textes, il a toujours des choses à dire. Il a aussi un rôle de passerelle entre les cultures car il est présent sur tous les continents. Il contribue beaucoup au voyage musical. J'aime le côté fédérateur et universel de la musique, et je trouve que le violon est un bel exemple.

Il existe différents types de violon, peut-on en savoir plus sur celui que vous utilisez ?
Sur scène et en général, je joue sur un bon violon classique. L'instrument acoustique a tellement de chaleur dans le son, de possibilités de sonorités.
J'ai un violon électrique que j'utilise uniquement pour l'extérieur, s'il fait trop chaud, trop froid ou trop humide... Il fait bien le travail mais le son n'égale pas l'acoustique.
J'ai un autre violon acoustique accordé différemment pour jouer des musiques arabes. Mais pour l'instant je ne m'en suis pas encore servi.. Peut être sur l'album ou un autre projet parallèle...  

Parlez-nous du titre Amour satellite...
Ah ! Amour Satellite, l'opposé de l'homme invisible. La fin de la timidité, la séduction exagérée... C'est une fille qui m'a inspiré le refrain, à toujours décliner nos rendez vous au dernier moment... Enfin il y a beaucoup de moi dans cet album, c'est souvent du vrai légèrement transformé car je m'amuse des situations. Mais ce refrain, j'ai fini par le lui chanter sur scène... C'était joli... après j'ai écrit la suite de la chanson...

Quelle place occupent les échanges avec d'autres artistes dans votre projet ?
Les échanges avec d'autres artistes, je devrais en faire plus... Un peu trop Parallèle... Sur le prochain album, on va inviter des amis pour rajouter des nouvelles sonorités au projet, notamment des cuivres. Après, dernièrement, j'ai participé au violon dans une vidéo du groupe "Une touche d'optimisme". Evan le chanteur du groupe m'a proposé d'assurer sa première partie sur 2 scènes au mois de Janvier.  J'avais déjà partagé une scène de Paloma avec Faustine, ça vaudrait le coup de réitérer l'expérience. Maintenant que le Love Live est prêt, il y a matière pour faire des concerts.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
Oui je souhaite vous parler des enregistrements studio, quand on aura enregistré l'album ;)
Mais plus sérieusement, pour l'album, j'ai l'énorme chance d'avoir Manu Gallet qui est l'ingénieur du son du studio réputé Mercredi9 du premier album qui veut faire partie de la suite de l'aventure... Ce qui veut dire que la qualité sera au rendez-vous...

Que souhaitez-vous apporter au public avec l'album Love cuisine ?
Avec cet album Love Cuisine, je souhaite apporter au public une version plus orchestrée et soignée de mes chansons.
Permettre un autre type d'écoute, leur donner la liberté de profiter du monde parallèle un peu partout. Et pourquoi pas leur donner envie d'être aussi parallèle, de lâcher prise et de s'exprimer librement...

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
C'est bien parce que faire un album coûte de l'argent... Je suis un artiste 100% autonome sans Label ni Maison de disque.
Du coup 100% libre... Pour le 1er album j'ai eu la chance de remporter la bourse des jeunes talents. Aujourd'hui je suis trop vieux pour ça...  Je ne vis pas de ma musique. Et je n'ai malheureusement pas les moyens de financer cet album, sinon ça fait longtemps qu'il serait fait...
Nous avons besoin d'argent pour louer un studio pendant 10 jours, financer le mix et le mastering,  les visuels de la pochette et un clip si possible...
J'ai beaucoup de chance, je suis bien entouré, j'ai plein d'amis qui acceptent de participer à l'enregistrement sans prendre un centime... c'est fou ! On rêve de le faire.
Cette fois il faut convaincre les gens de nous aider, pour un album Love, je pense qu'il n'y a pas mieux. Le but n'est pas de nous faire de l'argent mais bien de faire un album qui va permettre au projet d'avancer, de trouver de nouvelle scènes. C'est un outil indispensable pour promouvoir le nouveau spectacle.
Nous avons mis en place tout un système de contreparties pleines d'humour en lien avec le monde parallèle, de la précommande de l'album à des concerts à domicile. Je trouve aussi que c'est super gratifiant pour les gens qui vont nous soutenir. Un album qui peut exister grâce à eux.

D'où vient l'idée du nom de l'album : Love cuisine ?
Love cuisine est le titre d'une de mes chansons, et je trouve qu'il résume bien cet album. Une espèce de recette de l'amour... Ce n'est pas tout rose, bien au contraire, c'est l'amour et ses travers. On est pas face à une recette toute prête... On cherche à la trouver, parfois c'est trop salé, on rééquilibre avec du sucre... et on avance... Et quand il faut vivre avec... on a peur de perdre sa liberté... enfin... L'amour c'est compliqué.

Souhaitez-vous nous parler de l'artwork sur la pochette du disque ?
Pour le premier disque j'ai eu le bonheur et l'honneur de travailler pour les visuels avec le dessinateur de bandes dessinées Laurent Vicomte. Pour ce deuxième opus, je vais rester dans un style graphique en collaborant avec le peintre gardois Hervé Fayolle dont j'adore l'univers. Nous conserverons le logo parallèle qui fait désormais partie intégrante de l'identité visuelle du projet. Je ne sais pas encore à quoi ça va ressembler mais je lui fais entièrement confiance.
Encore une fois, j'ai beaucoup de chance de travailler avec lui, c'est l'un de mes élèves en violon. Souvent, le hasard fait bien les choses...

Parlez-nous du titre Je garde ma fin pour le désert et de son clip...
Je garde ma fin pour le désert, le titre central de mon album précédent... Dans celui-ci, je raconte l'histoire d'un homme qui va mourir pour ses rêves.
Il veut y aller, il y va, il y meurt. Mais au moins, il l'a fait. Je vois cette chanson comme une prise de conscience de Monsieur Parallèle vers l'envie de vivre ses rêves, d'aller vers la liberté, et de se couper de ce qui l'ennuie. D'arrêter de se sentir mal.
Et pour le clip... avec Vincent Cerda de la chaîne youtube ScopandfolkTV nous n'avons pas fait semblant... Nous nous sommes rendus dans le désert du Sahara.
Un des meilleurs moment de ma vie. Nous y avons aussi tourné les sessions au Maroc, qui retracent le voyage, et qui montrent des moments de partage musical avec des gens rencontrés sur place. C'était incroyable.

Une indiscrétion à nous raconter ?
Heu... Je peux aller aux toilettes ?

Quelle place accordez-vous aux sessions acoustiques dans vos compositions ?
C'est l'essence même de la composition. Une version acoustique est une version passe partout. Non soumise à la contrainte électrique...
Il n'y a pas de triche, tout est live. C'est vivant, sans retouche. C'est un excellent exercice. Nous en avons tourné de nombreuses.
Et c'est plus facile à faire qu'un album, car Vincent Cerda est un ami, et qu'il me l'a fait avec grand plaisir.
C'est actuellement ces sessions qui permettent à Monsieur Parallèle d'exister sur la toile. Comme je l'ai dit, côté entourage, j'ai énormément de chance.

Qu'appréciez-vous dans la scène et des représentations sont-elles prévues ?
Sur scène, j'aime surprendre le public, aller dans des directions auxquelles il ne s'attend pas... Puis j'adore interagir avec lui...
Lui faire lâcher prise, créer une vraie complicité...  La scène, c'est toujours plein de surprises, on ne sait jamais comment ça va se passer...
Et j'adore ça. Les prochaines dates prévues sont en Janvier en première partie du groupe "une touche d'optimisme", le 21 sur Bagnols à la Moba et le 22 sur Valence... Je ne sais où... Mais suivez les infos sur le site internet ou facebook, ça va venir...

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Déjà, merci beaucoup pour cette interview, j'espère y avoir bien répondu...
Et sinon un message plus général : Aidez-nous pour Love Cuisine... ça vaut le coup... ça va être beau... On vous invite à en rêver avec nous... à en parler, à partager, à faire découvrir... Car plus on sera de fous, plus on fera un album de dingue...

Merci à Monsieur Parallèle d'avoir répondu à notre interview !
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Monsieur Parallele "Je garde ma fin pour le désert" (clip officiel) HD

interview Musique Crowdfunding

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