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Mlle F' présente l'album Remède aux Paradoxes

Maxime Lopes Par Le lundi, 01 août 2022 à 16:47 0

Dans Culturel

Mlle F' présente l'album de musique folk mélancolique Remède aux Paradoxes, qu'elle prépare grâce au soutien des internautes.

Mlle F' - Remède aux paradoxes

D'où vient votre passion pour la musique ?
Je ne sais pas trop d’où cela vient.
Mes parents ne jouent pas d’instrument. Ma mère chante simplement dans la chorale de l’Eglise.
Mes sœurs écoutaient de la musique, allaient dans les festivals. L’une de mes sœurs chantait et était dans un groupe. C’est comme ça que j’ai commencé à écouter de la musique je pense.
J’ai pris des cours de solfège, flûte et synthétiseur quand j’étais petite avec une dame qui habitait dans le village de mes parents. Je trouvais la façon d’enseigner un peu trop stricte et je n’ai donc pas continué. Mais cela m’a permis d’avoir quelques bases.
J’ai commencé la guitare à 16 ans à la MJC de Rodez. J’avais vu un ami de ma sœur jouer de la guitare et je me souviens que ça me fascinait de le voir jouer. J’ai fait de la guitare pendant 2 ans. Et dès que j’ai eu mon CDI, je me suis inscrite à l’école associative DIAPASON de Rodez.
J’ai repris des cours de guitare pendant 1 an et ensuite des cours de chant pendant 2 ans. Et puis à nouveau, j’ai repris des cours de guitare avec un professeur en libéral pendant deux ans. Et je me suis inscrite en parallèle dans une chorale dans laquelle je suis toujours.

Pouvez-vous nous présenter votre album Remède aux Paradoxes et son univers ?
Remède aux Paradoxes c’est mes petites noirceurs liées à des paradoxes. Des paradoxes que l’on a tous je pense et qui nous caractérisent, nous façonnent.
Je les imagine comme des couleurs primaires vives, côte à côte, qui se déposent sur nous au fil de notre vie. Les paradoxes sont purement culturels. Nous n’avons pas de paradoxes lorsque nous sommes en harmonie avec notre nature.
L’éducation, les modes de vie, la société, le progrès, la technique, les codes, les règles créent ces paradoxes.
Remède aux Paradoxes c’est l’identité façonnée, la sincérité, l’intimité et l’espace hors du monde, à l’écart. L’espace où on est libre de s’exprimer comme quand on écrit un journal intime.

Quelles sont vos inspirations et dans quelles conditions composez-vous ?
J’aime l’artiste Pomme. C’est elle ma plus grande influence. Elle allie fragilité, grande maturité, sincérité et simplicité. J’aime également l’artiste Ben Mazué toujours pour la simplicité et la fragilité. Ils racontent la vie, juste la vie sans artifice, sans vernis, sans maquillage. Ils racontent ce qu’ils sont.
Je compose chez moi la plupart du temps. Des fois, je trouve une musique quand je suis au bord de l’eau quand mon copain pêche à la mouche.
Les mots me viennent souvent quand je suis triste. Et ça depuis un moment maintenant. Depuis le lycée, j’avais toujours un carnet dans lequel je racontais ma vie et mes petites noirceurs. Ces dernières années, j’ai eu plusieurs petits carnets dont un que j’ai intitulé « Le Remède ».
J’ai décidé de garder certains des textes du « Remède » et de les inscrire dans « Remède aux Paradoxes ».
J’enregistre mes morceaux avec ma carte son et trouve mes petits arrangements avant d’aller enregistrer en studio.

Quels sont vos choix sur le plan instrumental ?
J’aime la guitare folk peut-être par son côté instrument populaire qui se balade facilement chez les uns et les autres, qui s’immisce dans nos vies.
J’aime les sonorités douces, fines, délicates comme les berceuses pour les bébés ou les boîtes à musique pour les plus petits.
J’aime les sonorités de la nature : le bruit de l’eau, des branches, des oiseaux.
J’aime la musique sans trop d’effets. Juste se rapprocher de l’essence de l’instrument choisi. J’aime tous les instruments et si je pouvais, j’aimerais savoir jouer de tous.
Dans « Remède aux Paradoxes » j’ai joué de la guitare folk, de la flûte, du tin wisthle, de la basse et de la guitare électrique qui vient en contraste un peu ! Comme si c’était le cri du monde qui nous rappelait à l’ordre !

Parlez-nous du titre « En silence... »
J’ai écrit et composé cette chanson pendant le confinement. J’étais confinée chez mes parents à la campagne. C’était bien !
Il fait référence à l’Amour inconditionnel au fond je crois. Continuer d’aimer quelqu’un même si la personne en face prend un autre chemin. Aimer sans condition, sans avoir de retour. C’est à la fois triste et beau. Parfois, on aimerait que ce soit juste un simple cauchemar lorsqu’il s’agit d’une relation amoureuse !

Que peut-on savoir des enregistrements en studio ?
C’est Irwin Gomez avec son studio nomade qui m’a enregistré. C’est un pianiste professionnel et multi-instrumentiste. Il s’est occupé d’enregistrer, mixer, masteriser et a fait de la réalisation sur certains morceaux, c’est-à-dire qu’il a proposé des arrangements. Et merci à lui car mes morceaux ne seraient pas ce qu’ils sont s’il n’avait pas amené sa touche !
Il y a eu 4 sessions d’enregistrements : 2 en 2021 et 2 en 2022. Le premier enregistrement s’est déroulé chez ses parents et les autres enregistrements chez mes parents. C’était chouette de pouvoir enregistrer mes morceaux chez eux, dans ma maison d’enfance. J’étais à l’aise.
Pour les deux derniers enregistrements, il y a eu l’intervention d’autres personnes que j’ai invités sur certains morceaux : des amis, mon prof de guitare, la chorale dans laquelle je suis. C’était riche.
J’ai demandé aussi à mon copain qui est photographe de prendre des photos des enregistrements pour garder un souvenir. Certaines d’entre elles sont dans le livret de l’album.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
C’est un gros projet que je finance toute seule. Je ne pensais pas faire une cagnotte participative au début. C’est Irwin Gomez qui m’a conseillé de le faire. Il l’a fait de son côté à la sortie de ses albums.
Je trouve le principe intéressant puisqu’il permet de faire connaître le projet. Chacun est libre ensuite de participer ou non.
Cela me permet aussi de financier une petite partie du projet.

Que souhaitez-vous apporter au public avec cet album ?
Je ne sais pas trop. Je sais que lorsque j’écoute Pomme, Ben Mazué ils me touchent. Leurs textes me font écho, m’apportent du réconfort.
Alors j’aimerais peut-être aussi offrir cela aux gens. Au-delà de la musique, c’est une démarche d’expression de soi et j’aimerais que les personnes qui m’écoutent gardent cela en elle. Que le sens du projet, de la démarche, dépasse l’art et la manière.

Quels ont été vos choix pour la pochette de l'album ?
Comme je l’ai évoqué un peu plus haut, j’imagine les paradoxes comme des couleurs primaires vives qui sont côte à côte et qui façonnent l’identité.
L’idée aussi de voir le corps différemment avec ces taches de couleurs me plaisait.
Cela change des photos de mode que l’on voit partout qui ne jurent que par l’esthétique, le corps parfait. Je trouve ça tellement triste. Je trouve que c’est bien loin de la nature.
Le bodypainting je trouvais cela beau et positif, en contraste avec la mélancolie de l’album.
Je trouvais aussi qu’il y avait un côté animal, indien. Revenir à l’instinct animal, à la nature. En paradoxe avec la culture.
Je me souviens que lorsque nous étions en train de faire les photos avec mon copain, un Monsieur revenait de la pêche et s’est arrêté et a dit : « je pensais que c’était un animal ! »

Au final, avez-vous trouvé un remède aux paradoxes ?
Le Remède aux Paradoxes c’est l’Art pour moi ! Utiliser la musique, la peinture pour exprimer nos paradoxes, ce que l’on est pour mieux les accepter et s’en libérer !
Exprimer son essence, ce qui vient au-delà même de notre conscience et en faire quelque chose de joli, qui nous plaît.

Des concerts sont-ils prévus et que représente la scène pour vous ?
La scène me fascine et me terrifie. Je n’en ai presque pas fait. Je pars un peu à l’envers en fait... Beaucoup de personnes font leur preuve sur scène avant de sortir un album.
Ce n’est pas mon cas.
J’aime la scène lorsque je « maîtrise » un peu le morceau. Mais avant d’arriver à cela, il faut beaucoup d’entraînement, de répétitions, de travail tout simplement.
J’aime l’énergie qu’elle procure, l’énergie que je pourrais essayer d’envoyer et celle que les gens pourraient m’envoyer. Mais il y a un côté que je n’aime pas trop dans la scène : le fait d’être exposé, d’être un peu au-dessus des gens. J’aime bien les scènes qui sont à portée des gens, à égale hauteur. Je n’aime pas la démesure.
J’ai surtout réalisé cet album pour l’expression de soi et la création.
Le projet d’album m’a demandé un investissement énorme, beaucoup d’énergie. J’avais d’ailleurs failli abandonner. Je travaille à temps plein en parallèle donc ce n’était pas évident.
Je ressens le besoin de me reposer maintenant et de développer ma peinture. J’aime peindre ! Je n’exclue pas du tout l’idée d’un jour arriver à chanter mes morceaux devant les gens : certaines personnes me le demandent. Mais ce sera dans un second temps. Il faut aussi le temps que je revienne vers mes chansons, que je les rejoue, les rechante.
J’ai plus envie de réaliser un clip pour le côté création et aussi des vidéos simples dans lesquelles je chante mes morceaux dans de jolis endroits. J’aimerais les chanter dans des églises. Ce sont des petits projets. Je ne sais pas encore si je vais les réaliser.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
J’aimerais remercier les personnes qui m’ont aidée et soutenue dans la réalisation de ce projet.
J’aimerais dire aux personnes qui n’osent pas, qui ont peur, de dépasser cela pour aller vers leur rêve, ce qui leur tient à cœur. On a qu’une vie.
Et enfin, j’aime l’idée de laisser une trace de soi sur terre, de laisser une empreinte, un témoignage.

Merci à Mlle F' d'avoir répondu à notre interview !

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