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Miss Nessie présente l'EP Laquedem

Rédaction Divertir Par Le mercredi, 04 août 2021 à 11:17 0

Dans Culturel

Miss Nessie est un groupe de post-punk mal fagoté qui traîne ses ruminations de jeunes adultes dans la boue saturée de ses guitares et l’infernale presse de ses tambours. Leur musique sonne comme un non-voyage entre le no look au parfum de défaite et l’urgence DIY. Découvrez l'EP Laquedem.

Miss Nessie (crédit Pierre Della Signora)

crédit photo : Pierre Della Signora

Que peut-on savoir sur Miss Nessie et comment s'est formé le groupe ?
Rien de vraiment original, on s’est rencontrés dans un bar fin 2018, on a lancé le groupe en janvier 2019 et sorti notre premier album en décembre. Miss Nessie est un power-trio punk avec Jacques au chant et à la guitare, Thomas à la basse et Jules à la batterie.

Pouvez-vous nous présenter votre EP Laquedem et son univers ?
Laquedem est un quatre titres qu’on a enregistré en plein confinement. Les chansons sont assez différentes et sont un peu plus sombres que nos autres enregistrements. Il parle d’errance, de violence conjugale, d’addiction, d’aliénation... Même si Mégot reste une chanson très pop et sarcastique, on a ressenti le besoin d’être plus frontal et de s’éloigner du garage punk et des mouvances slacker pour quelque chose d’un peu plus dur et d’un peu plus expressif. On a essayé de ne pas miser que sur l’énergie des morceaux et de mettre en valeur leurs thèmes.

Comment l'avez-vous composé et quelles ont été vos sources d'inspirations ?
Les chansons comme Mégot et Saturne sont des chansons qu’on avait eu la chance de pouvoir essayer en live juste avant le premier confinement. Jacques a pas mal composé et écrit durant le premier confinement. Les morceaux étaient plus frontaux et plus rudes, c’est de ces chansons qu’est né Physalis. Une fois le confinement terminé, on a fait le tri dans les morceaux, on était partie sur cinq morceaux dont Laquedem un morceau rapidement griffonné et joué en groupe une fois ou deux. L’EP a une grosse inspiration 90’s avec des groupes comme les Bikini Kill, les Weezer ou Nirvana même si on a gardé pas mal des inspirations du premier comme des groupes comme les Wampas, Together Pangea, Fontaines D.C ou Jean Luc le Ténia.

Quels ont été vos choix sur la partie instrumentale et en quoi ces sonorités vous plaisent ?
On a essayé de mettre davantage en avant la voix, on a réduit pas mal la réverb pour avoir des guitares pour un peu plus claire et rechercher un son de batterie un peu plus profond. C’est la première fois qu’on a pas enregistré tous les instruments en même temps. On a toujours aimé les sons un peu aigre ou peu crade avec très peu d'arrangements pour essayer de garder un son live même si on a ajouté des guitares acoustiques ou du tambourin sur Laquedem, on s’est tenu au maximum à ce principe.

Est-il possible de nous faire partager les coulisses des enregistrements en studio ?
L’EP a été enregistré à Strabourg à la drèche avec Baptiste Bruzi. Notre ami Clément, qu’on peut entendre sur les chœurs de Mégot, avait déjà enregistré là bas avec son groupe Jivre, nous a conseillé d’enregistrer. Baptiste est super cool. Il nous a accueilli pendant quatre jours et a beaucoup travaillé sur l’EP, on peut d’ailleurs l’entendre jouer un peu de guitare sur Saturne.
Laquedem a aussi été le baptême de feu pour notre bassiste Thomas. Nous n’avions jamais joué avec lui et il ne connaissait pas les morceaux et il a réalisé toutes ses parties de basses haut la main. C’était plutôt impressionnant.

Qu'est ce qui est le plus important pour vous dans la musique que vous proposez ?
On ne sait pas trop. Propose-t-elle au moins quelque chose d’important ? Je sais pas, on a tendance à plus considérer la musique comme un fait social plutôt qu’un spectacle, un divertissement ou quelque chose d’artistique.

Parlez-nous du titre Mégot et de son clip…
Mégot célèbre sans ironie la magnifique colère d’une femme qui engueulait son copain après qu’il ait jeté son mégot par terre, une scène dont on est des témoins véritables. On est partie du principe que « Chaque mégot porte une ombre », ou porte une personne, une histoire ou n’importe quoi. Vu le grand nombre de mégots dans la rue, ça fait beaucoup d’histoires en même temps qui se racontent sous nos pieds.. Il y en a des nuls et des pas terribles, d’où le côté bordélique du texte.
Jules, notre batteur avait un fond vert. Il l’a disposé chez lui pour nous faire faire des petites scènes avec Léo, qui a monté le clip avec lui. On a appelé notre même ami Clément pour venir jouer dans le clip pour honorer le fait qu’il soit présent dans tous nos clips. Il est venu avec ses colocataires et de fil en aiguille, ou plutôt de bière en bière, tout le monde a imaginé sa scène. On a rien eu à faire.

Que peut-on savoir de l'artwork de Laquedem ?
C’est Jules qui l’a réalisé cet hiver chez ses parents avec l’aide de son petit frère.
On a vaguement discuté de prendre un amoncellement d’objets, il est revenu avec cette photo et on était pas mal excité et enthousiaste quand il nous l’a présenté.

Une indiscrétion à nous donner sur l'EP ?
Pendant le mix de Laquedem, on se passait la scène de repas nocturne du film Calmos de Bertrand Blier pour s’aérer les oreilles. On a pas vraiment d’anecdote indiscrète pour une fois.

Merci à Miss Nessie d'avoir répondu à notre interview !
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Miss Nessie - Mégot

Musique interview

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