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Mira Ceti prépare l'album Elzear

Maxime Lopes Par Le mardi, 08 février 2022 à 20:57 0

Dans Culturel

Mira Ceti prépare l'album Elzear, avec l'aide des internautes. Un disque créé avec la compagnie Les Chevaux Célestes.

Mira Ceti (crédit Jean-Claude Fourez)

crédit photo : Jean-Claude Fourez

Pouvez-vous nous présenter votre album Elzear et son univers ?
L’album s’appelle Elzear. Il est composé à partir de chants traditionnels autour du thème des bergers et de la vie nomade. L’esthétique musicale est volontairement dépouillée avec la voix comme fil conducteur, et quelques petites percussion (cloches, os, hochets). Avec ce CD, l’auditeur est invité à un voyage avec les animaux comme compagnons de route, à partager ces ambiances de vie au grand air et de petits matins pluvieux.

Comment avez-vous travaillé avec la compagnie Elzear sur cet opus ?
Cet opus est tiré de la bande originale du spectacle que nous avons co-créé avec la compagnie. Certains des chants enregistrés en studio font partie du spectacle et d’autres ont été ajoutés, toujours autour du thème du rapport aux animaux et à la vie nomade.

Qu'est ce qui vous a intéressé d'interpréter la musique originale du spectacle Elzear ?
Ce qui m’intéresse dans ces chants c’est toute la mémoire qu’ils contiennent. C’est le reflet d’un monde qui est en train de disparaitre, et les chanter c’est se souvenir de ceux qui nous on précédé. C’est se rappeler des bergers, des paysans, de ceux qui travaillaient la terre et qui racontaient leurs histoires en chantant. C’est tout ce qui nous reste d’eux aujourd’hui, et je souhaite faire vivre cette mémoire et la partager.

Qu'appréciez-vous chez les chevaux et quels souvenirs avez-vous de la présence des chevaux dans les spectacles ?
Ce que j’aime chez les chevaux c’est leur grande sensibilité. Comme ils ressentent tout, il est primordial d’être calme et sûr de soi, à l’écoute et sans aucune tension. Sinon on ne peut pas travailler avec eux, ou alors dans la violence et la tension ce qui n’est bénéfique pour personnes. Travailler avec les chevaux c’est travailler sur soi et son rapport au monde, c’est vraiment passionnant.
Concernant le spectacle, c’est la musique qui s’adapte aux chevaux et non l’inverse. C’est un beau défi artistique, il faut être vraiment focalisés sur leur moindre mouvements, capter leurs émotions, s’adapter et adapter la musique en permanence. C’est pour cela qu’en spectacle il y a de grandes parties d’improvisation pour laisser libre cours à ce qui arrive dans le moment.

Ce qui est intéressant c'est que vous intégrez des bruits du quotidien (pluie, chevaux, cuir...) dans vos compositions. En quoi est-ce important ?
L’utilisation du field recording permet de créer des textures sonores, et de créer des ambiances autour des chants. Ça vient enrichir le matériel musical, et c’est très évocateur pour celui qui écoute.

Parlez nous du titre Divi Sirmi...
Divi Sirmi est un chant letton qui parle des chevaux avec qui la fille du Soleil parcoure le ciel.

Souhaitez-vous nous parler de la pochette du disque Elzear ?
La pochette du disque est un cliché pris par le photographe Seb Geo lors de la tournée du spectacle que nous avons effectués à cheval. Il est très évocateur de cette vie en itinérance, sur les chemins avec toutes les affaires sur le dos des chevaux, et le paysage qui se déploie à perte de vue.

Merci à Mira Ceti d'avoir répondu à nos questions !

Extrait - Divi Sirmi (chant letton)

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