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Mekanik Kantatik dévoile l'album En La Selva Numérica

Maxime Lopes Par Le vendredi, 15 octobre 2021 à 14:15 0

Dans Culturel

C’est parti pour une salsa électro fun et décalée, de quoi danser et s’amuser en profitant des saveurs locales ! Découvrez l'album En La Selva Numérica de Mekanik Kantatik, accompagné du clip de La Reina de La Arepa.

Mekanik Kantatik

Mekanik Kantatik c'est le projet de piano dérangé et glitché de Nicolas Cante. Maintenant accompagné de la chanteuse colombienne Violeta Ocampo, il prend une sonorité électro-latino, sexy et exotique. Nicolas Cante (clavier/voix) : Créateur du projet Mekanik Kantatik, producteur, pianiste et musicien électronique, Nicolas Cante travaille sur les claviers acoustiques et électroniques depuis de nombreuses années. Ses expérimentations musicales et artistiques l’emmènent dans les sphères du jazz, de la pop, de la musique improvisée et de la musique électronique. Violeta Ocampo (voix) : Chanteuse Colombienne, elle apporte une nouvelle dimension au projet qui prend une sonorité électro-latino, sensuelle et exotique.

L'album En La Selva Numérica

Tout premier album imaginé en duo, « En La Selva Numérica » vient modifier quelque peu la formule « Mekanik Kantatik ». Quinze années après le premier album, le projet de Nicolas Cante continue en effet de se renouveler entre deux albums de musique expérimentale.

Toujours aussi habile pour faire parler son clavier, il se transforme en générateur de sons fortement marqués par la musique électronique, et chante au travers d’un monceau d’effets stylisés et déformants mais cette fois en assumant plus profondément l’influence de Violeta. C’est une véritable jungle tropicale où cohabitent une luxuriante électro sexy-latino et quelques plans de cumbias exotiques. Un cocktail suave et hypnotique taillé pour le dancefloor !

S’inspirant de sonorités psychédéliques de l‘Amazonie péruvienne, de cadences torrides des nuits de Cali, et de rythmes afro-latino de la rebelle Palenqué, ce dernier album nous dévoile le résultat de ces expérimentations tropicales.  Nourri par les musiques latines (cumbia, salsa, boléro …), tout en gardant sa touche « Kantatik » et ses sonorités expérimentales. La musique a été composée entre Cali (ville de naissance de Violeta) Bogota, Cartagena et l’Amazonie colombienne. C’est toujours avec une bonne dose de créativité, de liberté et même d’humour que s’écrit un album de Mekanik Kantatik.

L’auditeur curieux aura l’occasion de déceler des thèmes nouveaux parfois matures et parfois simplement drôles ! « Palenque » évoque le sort des esclaves cachés dans cette ville africaine et rebelle en Colombie tandis que « J’arrête tout sauf l’amour » évoque le rapport difficile à l’addiction. « La Gata de Colombia » pointe le rapport à l’image complètement délirant de notre époque... Un album très personnel, entre musique savante et résolument populaire

Interview

Qui se cache derrière Mekanik Kantatik et d'où vient l'idée du nom ?
A la base c’est un piano et son pianiste (Nicolas Cante) assistés par un ordinateur. Il y a maintenant aussi une chanteuse (Violeta Ocampo).
Mekanik Kantatik est un jeu de mots entre Cante, les Cantates de Bach et la mécanique quantique, cette théorie physique complexe, surprenante et assez drôle (cf : el gato de Schrodinger).

Pouvez-vous nous présenter votre album En La Selva Numérica et son univers ?
Après deux albums plutôt électro-jazz, électro-pop en solo, on a voulu proposer une autre sonorité, toujours électro un peu bricolo sur des chansons, mais en intégrant cette fois l’univers musical de Violeta, donc une forte influence de musiques latines.

Comment composez-vous vos titres et quelles sont vos inspirations ?
Cela dépend, il n’y a pas de règles. Observer la nature et/ou la société suffit à donner des idées. Bref, rien de très innovant !

Plusieurs titres ont des thèmes et des messages forts (l'esclavage, l'addiction, l'époque que nous vivons...). En quoi est-ce important d'avoir des textes porteurs de sens en musique ?
Quand on écrit des chansons on sait que les mots ont un poids. Sans forcément avoir un message à donner, ou être donneur de leçon, on peut de manière légère, comique, poétique ou absurde parler de thèmes socio-politiques qui nous semblent intéressants à un moment donné.

Violeta Ocampo étant colombienne, comment ses origines imprègnent-elles l'album En La Selva Numérica ?
Sur cet album, le rôle de Violeta est essentiel. Elle apporte sa culture, qui est différente de la mienne, et c’est elle qui m’a fait découvrir les différentes musiques latines (salsa, cumbia, currulao …) que je trouvais à l’époque inintéressantes. C’est grâce à cet apport qu’on a pu composer des chansons qui mélangent musiques électroniques et musiques latines.

Quels ont été vos choix sur le plan instrumental pour cet opus ?
Le piano et l’électronique sont toujours la base du projet. Mais cette fois ci on a ajouté et trafiqué les instruments que l’on retrouve dans les musiques sud-américaines comme les percussions, accordéon, cuivres...

Le fait d'ajouter une touche d'électro aux sonorités latino, c'est plus pour vous démarquer et moderniser des univers que nous connaissons déjà ?
Pas forcément, il y a déjà des styles qui électronisent les musiques traditionnelles sud-américaines, comme la cumbia digitale, le baile funk ou autres… La musique électronique est une des musiques que j’écoute et travaille depuis très longtemps, mais ce que je préfère c’est la marier avec d’autres styles musicaux (classique, jazz, latin...). Je cherche simplement à proposer une musique métissée et personnelle qu’on a pas l’habitude d’entendre.

Parlez-nous du titre La Reina de La Arepa et de son clip…
La arepa est la galette de maïs traditionnelle colombienne. En nous promenant dans les rues de Cali avec Violeta je lui disais que j’allais changer de métier pour être vendeur d’arepas, mais que pour me démarquer de la concurrence j’allais être la reina gringita ! Je voulais profiter de ce track et de ce clip pour montrer que la priorité du projet c’est de ne pas se prendre au sérieux !

Quelle place occupe l'univers visuel en musique selon vous ?
De nos jours une trop grande place ! J’adore le travail audio-vidéo, je fais la plupart de mes clips moi-même, et je travaille avec des vidéastes depuis de nombreuses années. Mais je trouve que trop souvent les clips ou les lives vidéo en concert cachent le manque de créativité au niveau musical. Le budget vidéo est très souvent supérieur au budget son/musique, je trouve ça dommage.

Que souhaitez-vous apporter au public avec l'album En La Selva Numérica ?
De la joie, des sourires, des fesses qui bougent !

Des concerts sont-ils prévus et qu'appréciez-vous dans la scène ?
Pour le moment Le Café Plum à Lautrec le 23 octobre, le K’fé Quoi à Forcalquier le 26 novembre.
Pas assez de concerts à mon goût. Pour moi la scène est essentielle, si je n’ai pas le partage physique avec le public je ne vois pas l’intérêt de mon métier. Avec Violeta sur scène, on réadapte les chansons de l’album avec le désir de faire rire et danser.
On propose un moment de joie, de fête et de folie !

Merci à Mekanik Kantatik d'avoir répondu à l'interview !
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MEKANIK KANTATIK "La reina de la arepa""

La « arepa » est une galette de maïs traditionnelle de Colombie très populaire dans le pays que l’on pourrait comparer au pain français. Un cocktail suave et hypnotique taillé pour le dancefloor ! Bienvenue dans la jungle numérique, un voyage électro-latino sexy et exotique !

Musique interview

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