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Manwarp dévoile l'EP Don’t Quarantine

L'artiste et beatmaker Manwarp dévoile l'EP Don't Quarantine. Cet important projet sera accompagné d'un clip.

Manwarp

Entre la nostalgie des années disco, l’énergie de la musique électronique et l’avènement de la house & techno, Manwarp parvient à mixer ses influences et livrer un premier EP concept : Don’t Quarantine.
Ce jeune artiste et producteur originaire du pays basque démarre ce nouveau projet en 2019 avec l’ambition de conquérir la scène électronique française et internationale. Après avoir produit quatre premiers titres et travaillé sa technique du mix & mastering, Manwarp délivre cette année son projet le plus abouti. Quinze minutes de musique passionnée pour plonger dans un univers qu’il définit peu à peu devant sa communauté grandissante. Cette dernière lui a d’ailleurs permis de financer son premier clip vidéo à venir.
En autoproduction sur son label Tapage Records, il s’assure d’avoir le contrôle le plus total sur son travail et la définition de son identité sonore : une musique éloquente aux percussions marquées, aux synthés aériens et aux mélodie entêtantes.

Peut-on en savoir plus sur ton parcours et d'où vient ta passion pour la musique électronique ?
La musique électronique, c’est la sphère dans laquelle j’évolue actuellement mais commençons par le commencement. Je ne viens pas d’une famille de musiciens mais je situe le point de basculement autour de mes 9 ans : je me souviens de l’album You Could Have It So Much Better des Franz Ferdinand qu’on écoutait à fond dans la voiture avec mon père. C’est à cette époque que j’ai commencé la guitare et que la musique s’est installée durablement dans ma vie. J’ai eu quelques groupes jusqu’à mes 18 ans ; on jouait principalement du rock et mes grosses influences étaient les Eagles, les Red Hot, Supertramp, Pink Floyd et Led Zeppelin par-dessus tout.
La musique électronique, c’est venu pendant mes études en école d’ingénieur. Quand je suis arrivé en première année je ne connaissais rien ou pas grand-chose, ça ne m’intéressait pas plus que ça.
Mais un jour un de mes meilleurs potes m’as mis du Justice dans les oreilles et je me suis pris une énorme claque dans la gueule en entendant le son brutal et mélodique de Cross. Je n’imaginais pas qu’on puisse manipuler le son comme ça et que ça puisse fonctionner aussi bien. C’est là que je me suis sérieusement intéressé à cette musique et que j’ai commencé à faire ma culture sur le sujet. En partant du label EdBanger, puis le reste de la french touch, la house, la techno, et je continue encore à explorer.
Aujourd’hui je me nourris de tout de toute façon : j’écoute aussi pas mal de rap parce que c’est un monde qui bouge énormément avec des prods dont émergent toujours de nouvelles idées. Je n’oublie également pas mes racines rock : ma musique est un mélange de toutes ces inspirations.
C’est un gros travail à faire ensuite pour définir son propre son mais j’y travaille depuis un an déjà. Et cet EP qui sort aujourd’hui est une belle étape dans ce sens-là.

D'où vient l'idée du nom Manwarp ?
Il n’y a pas vraiment d’anecdote croustillante derrière ce nom malheureusement. J’ai fait plusieurs grosses sessions de recherche avant de choisir celui-là. Je voulais quelque chose qui sonne bien et qui ai bien évidemment du sens et je suis arrivé à ça. Ce n’est pas vraiment fait pour être traduit mais tu peux le prendre comme “la distorsion de l’Homme”.
Ça a du sens pour moi parce qu’à l’époque où je l’ai trouvé j’étais à un carrefour de ma vie où les différentes options me tiraillaient beaucoup. C’est dur de vivre sa vie en conjuguant ses désirs, ses besoins et convictions : chacun d’entre nous est confronté à cette dissonance et ce à chaque instant, moi y compris. Et si tu prends le mot distorsion à la lettre c’est une forme de déséquilibre, un manque d'harmonie.
Concernant ma musique, la distortion est un effet sonore qui m’interesse particulièrement et que je cherche à maitriser. Je veux pouvoir le faire ressentir aux personnes qui écoutent ma musique. Donc la distorsion de l’Homme finalement, c’est aussi une expérience que je veux faire vivre à travers ce que je crée.
Dans tous les cas je me suis aujourd’hui bien approprié ce nom. Il me correspond et je suis fier d’avancer avec !

Pouvez-vous nous présenter votre EP ?
Il s’appelle Don’t Quarantine ! Le titre peut paraitre un peu provocateur mais ce n’est pas du tout un appel à enfreindre les lois et directives actuelles. Évidemment c’est un clin d’œil mais il faut y voir là une invitation à s’émanciper dans notre imaginaire. Ce n’est pas parce qu’on est enfermé physiquement chez nous qu’on ne peut pas voyager intérieurement. C’est ce que j’ai fait en terminant de produire cet EP et j’espère que ce sera le cas des gens qui l’écouteront. C’est un voyage composé de quatre parties pour quinze minutes de musique. Tout s’enchaine naturellement, il suffit de se laisser porter !

Dans quel univers espères-tu nous projeter avec cet opus ?
C’est difficile de mettre des mots là-dessus. Musicalement parlant, c’est beaucoup d’espace avec des synthés planant, de la puissance dans les basses et les percussions, des mélodies et enchainements d’accords romantique (courant musical). Mon univers après je ne sais pas... C’est mon imaginaire, mon monde isolé à moi. Mais je pense que chaque personne touchée par ma musique peut s’y projeter. Dans tous les cas il est en train de se construire et j’arrive à le définir un peu plus au fil des projets sur lesquels je travaille. Il sera aussi amené à évoluer : je ne suis qu’au début de ma carrière.

Quel matériel utilisez-vous pour composer ?

  •  Un pc portable MSI : un ordinateur quand même assez solide pour tout ce que je lui fais voir et endurer.
  • Logiciel Ableton : c’est un des logiciels les plus utilisés dans la musique électronique. C’est là que je compose, que je mixe et masterise le tout.
  • Des instruments virtuels : 95% des sons (pourcentage peu précis bien évidemment) de l’EP ne proviennent pas d’un instrument réel ou alors indirectement (samples).
  • Une guitare électroacoustique Simon & Patrick : le seul instrument physique donc qui intervient dans la partie 1 & 3.
  • Un micro BlueBird : j’ai placé quelques voix dans la partie 1 avec.
  • Une carte son Scarlett 2i2 : c’est l’interface qui m’a permis d’enregistrer la guitare et le micro et de les récupérer sur Ableton.
  • Des enceintes de monitoring Adam Audio A3X et un casque AKG K240 Studio : mes deux appareils audios m’ayant permis de choisir mes sons, de mixer et masteriser le tout.

Et ma tête bien sûr ! Mais pour la petite histoire j’ai terminé avec très peu de matériel pendant le confinement. J’avais seulement mon ordinateur et mon casque. Ce que je veux dire par là c’est qu’on a la chance de pouvoir produire avec très peu : c’est matériellement à la portée de tous. Après je ne te cache pas que lorsque je pourrai je ferai évoluer mon setup. C’est dur de tout faire sur ordinateur, ça manque de naturel et je pense que c’est plus long. J’aimerais avoir plus d’instrument physique. Mais je fais avec ce que j’ai aujourd’hui, c’est le jeu. Ça ne m’empêche pas de faire la musique que j’aime.

Un clip est en projet pour accompagner l'EP, est-il possible d'en savoir plus à son sujet et tes choix sur l'univers visuel ?
Oui ! J’ai voulu marquer le coup en accompagnant l’EP d’un clip vidéo. Ça faisait un moment que ça me trottait dans la tête mais ça y est ça se concrétise enfin. Pendant mes études à Bourges j’ai fait une grande rencontre avec une danseuse (et très bonne amie) et on a monté un spectacle associant danse et musique électronique. Ça a super bien fonctionné donc j’attendais l’occasion de pouvoir réitérer l’expérience avec elle. Ce sera chose faite avec ce clip. D’autre part on m’a recommandé une boite de prod orléanaise pour la réalisation et le montage. C’est une superbe expérience puisqu’il faut concilier la musique, la danse et la caméra pour obtenir quelque de chose de beau et cohérent à la fin. Pour l’univers visuel, ce sera en accord avec la façon dont je décris ma musique. Je fais totalement confiance aux danseuses (oui elles seront deux) et aux réalisateurs pour cela. Pour le reste, je préfère ne pas trop en dire !

Où en est ce projet ?
Malheureusement on n’a toujours pas pu tourner. On a reporté une première fois à cause du temps puis le coronavirus est venu bouleverser nos vies. On va donc devoir patienter le temps du confinement avant de recaler une date au plus vite... Tout est prêt autrement : la chorégraphie, les lieux, etc. Soyons patients !

Pourquoi as-tu choisi le financement participatif pour monter ce projet ?
J’ai choisi de monter cette campagne parce que ce projet représente un budget conséquent pour moi tout seul. Je fais toujours le maximum pour intégrer les coûts et être en totale autoproduction mais il ne s’agit pas que de moi. Je fais appel à une équipe de professionnels pour travailler sur ce clip et je voulais les rémunérer comme il se doit.

Comment s’est déroulé la campagne ?
Merveilleusement bien ! Le résultat de la campagne est incroyable : on a atteint 200% de l’objectif soient 2200 € récoltés. C’est énorme ! J’ai été très touché par l’engouement généré autour du projet.
On a reçu beaucoup d’encouragements et ça m’a bien boosté pour terminer l’EP. Donc un grand merci à tous les contributeurs : c’est grâce à eux si on peut faire ça dans les meilleures conditions.

Quelle place occupe l'image dans la musique selon toi ?
Une place immense ! Je vois déjà la musique comme une expérience à part entière. Pouvoir rajouter une dimension à cette dernière peut la rendre vraiment spéciale. Et c’est un peu ce que je vise. J’ai tout l’aspect visuel à développer au travers des prochains projets et j’ai hâte. Mais c’est beaucoup de travail. Et sûrement que je ne pourrai pas continuer à tout faire tout seul pour pouvoir me concentrer sur ma musique.

Prévois-tu de faire du live, de la scène ?
J’aimerais beaucoup ! L’époque où j’avais un groupe et qu’on jouait devant un public me manque beaucoup. Mais ça va venir. C’est juste qu’aujourd’hui, ma musique sort de l’ordinateur et que faire du live avec seulement ça, ça me semble léger. Je ne suis pas un grand front man, je n’ai pas le charisme de Robert Plant pour le coup. Quand j’aurai un setup plus puissant avec une boite à rythme, un synthé et une carte son plus performante j’y songerai. J’y aspire fortement en tout cas. Après à côté je fais bien des Dj set mais c’est différent : c’est plus pour faire danser les gens. Et je ne joue pas vraiment mes musiques. On sort un peu de mon univers même si je joue avec mes influences.

Que souhaites-tu dire pour conclure ?
Et bien déjà merci à toi Maxime et Divertir.eu de votre intérêt pour le projet. C’est ma première interview en tant que Manwarp ! Et puis un grand bonjour aux lecteurs évidemment. Si cet EP vous plait, sachez que je ne m’arrête pas là et que ça va continuer ! Je suis aussi friand de feedback et d’échanges donc n’hésitez pas à m’envoyer ça sur mes réseaux.

Merci à Manwarp d'avoir répondu à notre interview !
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