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Lounata : l'album Au fil de l'eau

Maxime Lopes Par Le dimanche, 12 décembre 2021 à 12:52 0

Dans Culturel

La chanteuse Lounata prépare son second album Au fil de l'eau, accompagné d'un clip.

Lounata

Interview

Qui se cache derrière Lounata et d'où vient votre passion pour la musique ?
A l’âge de 6 ans, musicalement douée, je passe l’audition et entre dans une école spécialisée : le Collège républicain de l’Académie d’Etat Biélorusse de musique, en choisissant un instrument rare – le Cymbalum. Grâce à cet instrument de musique d’origine traditionnelle, Anastassia voulait comprendre et absorber la culture biélorusse. ses vibrations et ses cordes sont devenues les cordes de mon âme.
Après s’être installée en France à la fin de l’année 2012, Anastassia a poursuivi ses activités d’enseignement et son chemin artistique en tant que créatrice de projets pédagogiques et culturels.
La diversité et la richesse des cultures rencontrées en France l’ont poussée à s’ouvrir à de nouveaux horizons créant ainsi de nouveaux projets.
Forte de cette diversité Anastassia a reçu le 1er prix régional du concours « Talents des Cités » en 2015 au Sénat à Paris et le prix bisontin à Besançon en 2017 comme créatrice de l’association multiculturelle « ART’Espoir ».
En 2017 et 2018 elle réalise à nouveau un projet musical multiculturel «Art FUSION», en partenariat avec la Région Bourgogne Franche-Comté, la ville de Besançon, le Conservatoire du Grand Besançon, les Maisons de Quartiers prioritaires ainsi que leurs écoles.
Elle est, fin 2016, devenue également lauréate du projet « ORPHEUS XXI – Musique pour la vie et la dignité » initié par le musicien international Jordi Savall et soutenu par l’Union Européenne en tant qu’instrumentiste (Cymbalum, Chant).
Anastassia a été auditionnée par Jordi Savall et retenue sur la vingtaine de musiciens immigrés sélectionnés partout en Europe (Espagne, France, Norvège, Allemagne) afin de former un orchestre et d’enseigner aux enfants, d’assurer auprès de ces jeunes la transmission musicale et culturelle de leur pays d’origine.
En 2018, Anastassia se produit désormais en concert sous le nom de LOUNATA et sort son premier album Amours lointaines. Cet opus s’inspire des thèmes folkloriques biélorusses, chers à son cœur, accompagnés d’un voyage multi-culturel teinté de différents horizons du monde.
En 2019, elle a obtenu le statut d’Intermittent du Spectacle.
Anastassia donne également des cours de cymbalum, travaille comme metteur en scène au Théâtre Edwige Feuillère à Vesoul pour la mise en scène de spectacles musicales dans le cadre du festival “Mois Voix d’enfants”.
Elle collabore avec des associations culturelles, écoles, lycées, Théâtres et Conservatoires (Besançon, Lyon, Vesoul, Dijon...) pour mettre en œuvre ses différents projets musicaux, culturels et éducatifs.
Cette année elle a obtenu une nouvelle reconnaissance en gagnant la médaille D’argent par l’Académie « Arts - Séances - Lettres » de Paris, en tant qu’artiste Honorée.

Pouvez-vous nous présenter l'album Au fil de l'eau et son univers ?
Anastassia réinvente complètement le genre, le modernise, bouleversant les codes des thèmes ancestraux datant pour une partie du sixième siècle à ce jour. Cet opus est le fruit d’une longue route musicale et humaine, remplie de rencontres multiples.
C'est un album exclusif et insolite avec une immense palette de styles musicaux : Electro, Techno, Poptrad, Deep Hous, Tribal...
Chaque composition est une surprise !
L'album Au fil de l’eau est plus personnel que le précédent Amours Lointaines, mais d’autres musiciens y participent également : Napoleon Maddox, Thomas Nicol, Bernard Montrichard…
Chansons en biélorusse, français, anglais, russe et espagnol.

Quelles sont vos sources d'inspirations et avez-vous un lieu où vous aimez écrire ?
Comme la plupart des compositeurs, j'écris de la musique la nuit, quand vous pouvez être seul avec vous-même. Et je puise force et énergie, inspiration de la nature.  Il n'y a rien de plus beau que des moments passés dans les bois, à la pêche ou à la montagne...

Qu'appréciez-vous dans les thèmes ancestraux pour les évoquer ?
Le thème Ancestral court comme un fil invisible tout au long de ma vie. Je pense que même enfant, après avoir choisi un instrument de cymbalum rare, inhabituel, j'ai ressenti des vibrations plus profondes émanant des cordes que dans d'autres instruments classiques. J'étais intéressée de connaître leur histoire, comme plus tard, l'histoire et la culture d'autres instruments traditionnels du monde. Parallèlement à l'artistique, j'ai eu la chance de suivre une formation dans le domaine de l'ethnographie et de l'ethnologie. C'était une base importante pour une étude plus approfondie de la sémiotique, du folklore, des traditions du Monde. Pour moi, les thèmes ancestraux sont un trésor mental concentré, qui n'est pas par hasard, que nos ancêtres ont tenté de nous transmettre...

Souhaitez-vous nous parler de la partie instrumentale ?
Dans l'album, outre l'utilisation de divers instruments acoustiques, vous en trouverez également des rares et traditionnels : cymbalum, ocarina, bongo indien, congas, samisen japonais...

Parlez nous du titre Kraski
Kraski est une sorte de fusion de musique ancestrale et électro. A travers cette connexion, je souhaite rendre les motifs traditionnels accessibles à un public plus large.

Est-il possible de nous parler des enregistrements en studio ?
J’ai crée dans mon home studio la plupart des compositions. Pour le mix et master, je collabore avec plusieurs studios en France et en Biélorussie.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
À tout moment, il était difficile de se battre pour une idée et de commencer quelque chose. En tant que musicienne professionnelle, je ressens la « beauté » de la musique. Je voudrais la partager avec l'auditeur dans mon album. Ce n'est pas un projet commercial pour « tout les oreilles ». Je vais le mettre en œuvre moi-même.  J'ai donc lancé un projet sur KissKissBankBank pour obtenir une aide financière supplémentaire.

Quels ont été vos choix pour le clip d'Au fil de l'eau ?
Peut-être, sur la base de l'éducation musicale et théâtrale reçue, je suis habituée à faire des clips "à l’ancienne". Nous vivons à une époque où il est à la mode que les chansons soient parfois accompagnées de vidéos maladroites, souvent dénuées de sens. L'intrigue, l'atmosphère et le sens sont importants pour moi. C'est ce que j'essaye de faire, malgré un petit budget personnel, et grâce à mon équipe passionnée. L'essence de mes derniers clips est qu'une personne ne doit pas oublier les origines, la tradition et la culture, qu'elle fait partie de la nature, et que dans ce monde technologique, tout de même, tout est soumis à l'énergie naturelle et aux lois de l'âme.
- Ma groupe de danse "Karounki" - participé au clip "Au fil de l'eau"
- Olympic de Besançon Rugby - participé au clip "Kraski"

Souhaitez-vous nous parler de la pochette du disque ?
Une question intéressante. Je n'aimerais pas donner immédiatement une interprétation de l'idée de la pochette de l'album. Je peux seulement dire que le message y est crypté. Je laisse à tout le monde la possibilité de l’interpréter…

Aurez-vous l'occasion de donner des concerts et qu'appréciez-vous dans la scène ?
Vous pouvez trouver l’actualité sur mon site.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Je vous invite à découvrir mon Univers musical.

Merci à Lounata d'avoir répondu à notre interview !

LOUNATA - "Au fil de l'eau" Clip Officiel

LOUNATA - "Kraski" Clip Officiel

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