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LoseHer : le single Orage avant l'album Walk as Blind

LoseHer dévoile le single Orage et qui annonce l'album Walk as Blind.

LoseHer (crédit Gaëtan)

crédit visuel Gaëtan

Qui se cache derrière LoseHer et pourquoi avoir choisi ce nom ? Vous vous considérez comme des "looser" ?
Julien Fuseau : LoseHer c’est Cléo et moi à la compo, et Jonathan Gabriele au mixage/mastering et arrangements divers.
Cléo : On a parlé longtemps de ce projet, car étions en cours ensemble après le bac. Mais à la fin du cursus, avant de se séparer, un road trip nous a mené en lozère, et loseHer, lu en français… Je vous laisse essayer !
Jonathan : Etant amis au BTS, on s’est rassemblés en un projet, réunissant nos compétences et nos styles musicaux.

Vous venez de dévoiler le single Orage, pouvez-vous nous le présenter ?
Cléo : Orage sera le 1er titre de l’album. Il présente bien le projet et ses créateurs selon nous. Des ambiances flottantes, explosives, des tons pop, shoegaze et hip-hop en cimentent la structure. Du chant, du parlé, du crié, dans 2 langues. On peut voir se profiler les étoffes et les nuances de l’album au long du titre.
Julien : Orage c’est aussi toutes les petites mains autour du projet, Jonathan y a vraiment ajouté sa patte caractéristique, et Lou, notre batteur de session, y tient une bonne place.

Qu'avez-vous souhaité retranscrire dans son clip et quelle place occupe l'univers visuel dans votre musique ?
Cléo : Orage présente assez bien le sentiment qu’autour tout est figé quand en nous les mots et les sentiments bouillonnent. On y trouve le rappel, que sous des traits doux se cachent des émotions explosives, douloureuses, destructives en chacun. C’est aussi un point de vue subjectif de l’un d’entre nous, qui ne sommes jamais au même endroit, et partageons ce que l’on voit en musique.
Julien : Symboliquement le soleil qui se lève représente aussi le début de ce projet et ce genre d’images fortes peuvent totalement guider la composition et évoquer des ambiances musicales inspirantes.

En s'appelant Orage, ne peut-on pas dire que c'est le titre qui tombe à point dans la tempête actuelle du Coronavirus ?
Cléo : On aurait sûrement préféré ne pas avoir à faire ce rapprochement ! Cela dit, la catastrophe en cours est due à des causes contre lesquelles nous sommes engagés.

Orage préfigure un album (Walk as Blind) disponible fin avril. Pouvez-vous nous en dire plus à son sujet ?
Cléo : Walk as blind est un album de 10 titres, qui se concrétise malgré tous les écueils. De moitié composé à distance depuis nos villes de résidence, ses patterns ont voyagé en train, en stop, par câble jusqu’en Inde. Il regroupe nos histoires, nos influences, et nos accès d’émotions divers. C’est un patchwork de nos aventures des deux dernières années.
Julien : C’est un an et demi de travail, notre cheminement depuis le début du projet. Un cheminement qui est lisible au fil de l’album dans la diversité des sonorités.

Avez-vous des inspirations particulières ?
Cléo : Niveau influences, chacun ses origines et ses coups de cœurs, ça rend le projet riche en sonorités. Je suis particulièrement issue de la pop, du rock sous différents styles, mais curieuse en musique. Camille, Nothing but Thieves et Oi va voi sont des modèles.
Julien : En terme d’inspiration rien de particulier justement mais personnellement je pense balayer tout le spectre de ce que j’écoute. Je viens du métal, j’écoute énormément de hardcore, et je pense que ça ce ressent dans les guitares et les effets. Tout cela est mélangé avec les influences de John qui vient de la sphère urbaine, et notre batteur de session qui vient du métal.

Comment composez-vous ? Comment se sont passé les enregistrements studio ? En étant techniciens du son, c'est l'étape la plus facile non ?
Julien : Pour ce qui a été fait « à la maison » c’est de la « maquette-enregistrement », un procédé qui est super important pour moi. L’idée c’est de pas trop se poser de questions et de faire avec le son et l’intention du moment et ce qu’on pose sur la maquette se retrouvera presque tel quel dans l’enregistrement final. A l’instant T on a tel son de guitare, tel idée d’effet, et pour diverses raisons on ne pourra pas revenir dessus en studio.
C’est Felipe du groupe de pop expérimentale nantais Chenapan qui m’a dit un truc qui m’a marqué : « enregistre ta maquette comme si c’était le morceau final, parce qu’en studio y’a des choses que tu ne pourras jamais refaire. » En gros si la prise est foirée pour une raison technique, tu ne pourras peut-être pas la refaire et retrouver le même petit truc qui t’as plu tout simplement.
Cléo : Au début, il m’envoyait une maquette parfaite où je plaçais paroles et voix, chez moi également. Depuis Novembre 2019, où nous avons composé 4 titres dans l’urgence de notre courte réunion, cela évolue.
Les maquettes font désormais des allers-retours entre nous, évoluant et progressant, avant d’être finalisées par les mains expertes de Jonathan.
Julien : Les enregistrements studios se sont déroulés entre nos home-studio respectif et La Boîte à Rythme Records, le studio de Jonathan.
On y a surtout fait les batteries et c’était que du plaisir parce que Lou est un batteur que j’adore, avec un son et une frappe très assumée, et c’est totalement ce son que je voulais entendre sur nos morceaux.
Jonathan : En studio, on a pu se régaler à chercher les sonorités qui nous plaisent. En maîtrisant toutes les étapes de la composition à l’enregistrement et au mixage, on ne peut qu’en être encore plus fiers.
Après, l’enregistrement n’est pas la partie la plus simple, on y a pris des choix autant artistiques que techniques ! Chaque étape est très importante afin d’obtenir le meilleur résultat : nous avons travaillé autant en composition, enregistrement et mixage.

Souhaitez-vous nous parler de la partie instrumentale ?
Cléo : A l’origine, Julien est bassiste, Jonathan beat-maker et je chante. Nous jouons également de la guitare, des claviers… Et Lou, fabuleux batteur du groupe Backdawn, tombait sous le sens dans le projet. Nous avons donc joué de plusieurs instruments selon les titres.

Sur quoi attachez-vous de l'importance dans votre musique et que souhaitez-vous qu'elle transmette au public ?
Julien : Pour moi le plus important dans la musique c’est vraiment l’honnêteté, les tripes et l’émotion qui en découle. Je ne pense pas qu’on soit là pour faire les choses à moitié, et l’idée est de transmettre de l’émotion de la manière la moins détournée possible. J’aimerai vraiment que ce soit une musique qui fasse du bien, à travers des titres cathartiques ou intimistes.
Cléo : Ce sont les émotions qui prennent le dessus. On forme notre musique avec, et le but est vraiment qu’à l’écoute, on ressente une grande palette de sentiments. L’album permet cela avec ses différents styles et degrés d’intensité.

Une indiscrétion à nous donner sur l'album ?
Cléo : Le 8ème titre Dictaphone est le résultat d’une grande angoisse lors d’une mauvaise rencontre en stop avec Julien. Avant l’explosion du morceau, vous pourrez même entendre Julien jouer de la guitare pour détendre l’atmosphère dans la voiture, et ma discussion avec le conducteur, grâce un enregistrement.

Quelle importance accordez-vous à la partie acoustique de votre musique ?
Julien : Le guitare/voix c’est vraiment l’essence de la pop et du rock. Je trouve qu’il n’y a rien de plus pur et universel. Quand on fait une musique avec plein d’effets et de sons électroniques, il faut se rappeler que pleins d’auditeurs ne vont pas se rendre compte du travail sur ces effets et sons, et en quoi c’est excitant. Donc c’est super important de se ramener à une base, un guitare/voix. Et ça donne des vraies leçons de songwriting, c’est un exercice auquel j’aimerais me prêter à nouveau.
Cléo : Nous aimons beaucoup glisser des enregistrements acoustiques de moments importants et d’ambiances dans les titres. Nous avons également réalisé une live-session, uniquement guitare / voix, présente sur l’album, et disponible actuellement.

Qu'évoque la scène pour vous et espérez-vous y retourner pour présenter votre album Walk as Blind ?
Cléo : Le projet est voué à évoluer vers la scène, je termine bientôt les études, et compte bien m’investir à fond dans ce but. Les concerts ont toujours occupé une grande part de ma vie, et je ne veux pas que ça s’arrête, surtout avec la possibilité de jouer avec LoseHer.
Julien : C’est l’objectif et le challenge. J’ai très envie de partager ça avec des musiciens/potes.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Cléo : Merci à l’équipe de Divertir pour sa gentillesse et sa réactivité !
Julien : Big merci à Divertir, en espérant se croiser en concert un jour !

Merci à LoseHer d'avoir répondu à notre interview !
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ORAGE || LoseHer (Official Track Premiere)

A propos

Composé de trois techniciens son de 21 ans, LoseHer est un projet à la croisée des influences de chacun : de la voix pop et groove de Cléo aux chaînes d'effets psyché de Julien, jusqu'à la production soignée et moderne de Jonathan évoluant dans un univers hip-hop et electro. Résultat, une musique empruntant aussi bien à Slowdive, Camille et Nothing but Thieves, avec une pointe de grooves funky ça et là.

L'album Walk as Blind (avril 2020) a été enregistré, mixé et masterisé à La Boîte à Rythme Records (SamyCeezy, ASM, ...) studio de Jonathan situé aux alentours de Grenoble, accompagnés entre autres de Lou Houel (Backdawn), à la batterie.

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