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Lise Cabaret prépare l'album Délirium Passionnel

Avec Delirium passionnel, Lise Cabaret prépare un nouvel album plein d’énergie, sur les thèmes de la passion, de la liberté et des ami.e.s.

Lise Cabaret

D'où vient votre passion pour la musique ?
Tout d'abord, merci à Maxime et au site « Divertir » de m'avoir proposé cette belle interview.
D'une famille de musiciens allant du professeur de piano classique au cousin m'amenant gamine dans les petites salles de Paname pour voir mes premiers concerts rock punk à 14 ans, la musique est une sorte d'oxygène qui m'accompagne depuis toujours. Un de mes déclics fût d'entendre la chanteuse « Barbara » à l'âge de 6 ans. Ensuite, au lycée, j'ai découverts le rock alternatif avec une petite bande d'ami.e.s où nous reprenions tous les week-ends des chansons d'Hadji-lazzaro, de la Mano Negra, Bérurier Noir, la Rue Ketanou etc.

Pouvez-vous nous présenter l'album Délirium passionnel passionnel que vous préparez ?
L'album Délirium Passionnel c'est un mélange de rock et de chansons, sur les thèmes de la passion, de la liberté et des ami.e.s. On peut dire qu'il est assez énergique par rapport au premier (voir album l'Ailleurs de 2018). C'est comme si on entrait dans un train à toute blinde qui nous projetterait dans un ciel plus fougueux. Étant une enfant du 18ème à Paris, on retrouve aussi le monde urbain et ses troquets, avec les chansons Paris merveille, Paris poubelle ou encore Ritier.
Les chansons sont un mélange d'onirique et de vécu.
Les musiciens que l'on retrouve pour ce nouvel opus sont Patrick Lemarchand à la batterie (Parabellum, Flor del Fango...), David Stygmate à la guitare (Diego Pallavas, Andrew More...) et Roxane Cellier en invitée à la basse et à la voix pour la seule reprise de l'album Elle et lui de Diego Pallavas.

Comment composez-vous et quelles sont vos sources d'inspirations ?
Pour moi le besoin de composer ne prévient pas, il arrive comme un manque, c'est physique et il peut surgir le matin au réveil ou bien en rentrant de soirée. Je me mets dans une sorte d'auto-hypnose. Ce sont mes rencontres et mes muses qui aspirent à me faire prendre la plume.
J'aime l'humain et le nocturne.

Quels sont vos choix sur la partie instrumentale ?
J'ai eu la chance en 2016 de rencontrer le talentueux guitariste David Stygmate, issu du milieu Punk, ce qui m'a permis de nourrir ce mélange Rock et chanson française que j'aime particulièrement. C'est ce qui a en quelque sorte déterminé la partie instrumentale.
On retrouve des mélodies de guitare électrique rock qui se mélange à du piano ou de la guitare classique.

Parlez-nous du titre Prendre le temps...
La chanson Prendre le temps, c'est un titre vitaminé qui invite au voyage et à l'optimisme, au refus de l'enfermement. C'est un hymne à la liberté. « Séduire le vent, faire la cour aux nuages et surtout prendre le temps ». C'est un lâcher prise, une résilience.

Qu'est ce qui est le plus important pour vous dans la musique ?
C'est un ensemble. Cela ne se résume pas à une mélodie, à une technique. Pour moi la musique doit être une passerelle vers les autres cultures, les autres en général. Un moyen de communication qui dépasse les barrières de la langue et qui tend à l'ouverture. J'ironiserai en disant que ma guitare doit « tuer le fachiste » (en référence à la phrase de Woody Guthrie de 1943 « this machine kills fascist »).

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
L'album a été enregistré au studio « Acces digital » à Rouen, chez le super François Casays (qui a aussi enregistré des artistes tel que « Loïc Lantoine, je rigole... »). Nous avons fait des allers-retours depuis Paris pour enregistrer là-bas.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Les deux principales raisons de ce financement participatif sont le coup de pouce financier bien sûr mais aussi et surtout l'envie de faire parler de cet album en lequel je crois très fort. Faire participer les gens, qu'ils se sentent investis dans mon projet. Que je ne soit pas seule à vivre cette aventure. Comme dit plus haut, pour moi la musique est avant tout un outil de rapprochement. Il faut la vivre à plusieurs.
Grace à ce financement, j'espère pouvoir offrir à mon album un vrai tremplin.

Peut-on en savoir plus sur les œuvres linogravées du livret de l'album ?
Je suis la fille d'un artiste peintre, Didier Cabaret. J'ai donc grandi à côté d'un père en permanence sur ses feuilles et ses toiles. J'ai également suivi récemment des études d'arts plastiques à la Sorbonne. Pour moi l'art plastique est un exutoire et une autre façon de s'exprimer. C'est pourquoi j'ai profité de la crise et du confinement pour créer un livret d'album qui serait une œuvre à part entière.
Aujourd'hui, les albums ne se vendent plus beaucoup. Je crois que les gens on besoin de sentir un vrai investissement de la part de l'artiste sur ce qui est de l'identité graphique. Avoir un bel objet dans les mains et pas seulement un disque.
Mano Solo l'avait déjà bien compris à l'époque et de présenter ses œuvres avec sa musique faisait de lui un artiste singulier.

Quelle place occupe l'univers visuel en musique selon vous ?
Aujourd'hui, avec le développement d'outils comme internet, la vidéo, les nouveaux médias, je pense que l'univers visuel a pris une place très importante dans la musique. Les gens ont besoins d'avoir des images, du contenu vidéo pour ne pas décrocher.
J'aime nourrir cet univers visuel avec de nombreux clips que je réalise moi-même et qui souvent ont des particularités graphiques originales (mélange de peinture, BD, images, filtres...).

Êtes-vous "passionnée par le délire" ?
Le délire par définition est un trouble psychique, où le sujet perd son rapport au réel. Il est effectivement intéressant de perdre son rapport au réel quand on crée une œuvre, se laisser aller un son imaginaire. Ici j'ai préféré le terme « délirium », car le délirium ne dure pas, c'est un état altéré d'un instant. Je trouvais que mêler le délirium à la passion créait un sentiment fort, un ressenti puissant. Ça me rappelle le concept d'un prof de cirque qui disait à ses élèves pendant l'exercice « plaisir, souffrir... Souffrir, plaisir.... »

Espérez-vous présenter cet album en concert ?
Oui bien sûr ! Nous avons déjà 7 concerts de prévu. Nous croisons les doigts pour qu'ils soient maintenus. Sinon il y aura toujours des alternatives... Dans le cadre du privé par exemple.
Quelques organisateurs indépendants commencent à repenser les choses autrement.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Un merci à toute l’équipe de « Divertir » et que la force soit avec nous !

Merci à Lise Cabaret d'avoir répondu à notre interview !
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