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Linus Olsson prépare l'album Wes we can

Rédaction Divertir Par Le dimanche, 30 août 2020 à 15:55 0

Dans Culturel

Pendant plus de deux décennies, le guitariste, compositeur et arrangeur Linus Olsson a été actif à travers un large éventail de musique du Jazz au Rock en passant par la musique brésilienne. Doté d'un sens inné de structure compositionnelle et d'équilibre harmonique Linus prépare l'album Wes we can.

Linus

Quelle importance accordez-vous à votre guitare et qu'appréciez-vous dans cet instrument ?
J’ai choisi la guitare quand j’avais dix ans mais j’aurais pu choisir un autre instrument aussi. C’est la musique qui m’intéresse plus que la guitare spécifiquement.
J'aime jouer sur un bon instrument mais je ne suis pas du tout un geek de guitare. A New York j’ai laissé une guitare premier prix pour éviter de voyager avec mon instrument. Après m’avoir entendu jouer sur cette guitare pas chère des personnes sont venues me demander plusieurs fois ce que c’est comme modèle, "elle sonne super" ! Alors de mon point de vue le son vient du musicien surtout et pas de son instrument.
Ce que j’apprécie dans la guitare c’est sa polyvalence. Déjà le fait qu’on peut jouer pratiquement tous les genres de musique avec. J’apprécie également que c’est un instrument polyphonique et qu’en tant que guitariste on peut soit accompagner soit être soliste.

Vous avez eu l'occasion d'évoluer en quintet. Est-ce que cela modifie votre approche dans la façon de faire de la musique ou vous préférez être en solo ?
A l’époque de mon premier album j’évoluais en sextet plus qu’en quintet. Jouer en solo est un bon exercice et c’est agréable de le faire de temps en temps mais je préfère largement jouer en groupe et interagir avec les autres musiciens. Le nombre de musiciens du groupe effectue ma façon de jouer, plus on est nombreux moins je joue pour laisser de la place à tout le monde.

Depuis des années vous voyagez : Suède, îles Canaries, Etats Unis, Italie... En quoi cela influence-il votre façon de composer et vous inspirez-vous de vos voyages ?
C’est difficile de répondre exactement en quoi cela m’influence mais j’ai remarqué que pendant ou après mes déplacements des idées de compositions viennent spontanément quand j’ai une guitare entre mes mains.

Quels artistes de jazz influencent votre répertoire ?
Ils sont nombreux par exemple sans ordre particulier John Scofield, John Coltrane, Wes Montgomery, Herbie Hancock, Peter Bernstein, Wayne Shorter, Larry Goldings, Toninho Horta, McCoy Tyner, Elvin Jones…

Pouvez-vous nous présenter l'album Wes we can que vous préparez ?
C’est un album de compositions personnelles, des morceaux que je joue en concert avec des musiciens différents depuis quelques années mais qui n’ont pas encore été enregistrés.

Qu'avez-vous fait comme choix pour les instruments dans cet album ?
J’ai choisi un saxophoniste qui joue aussi de la flûte, un organiste et un batteur.

Je crois que l'un des titre de l'album est directement inspiré du métro de New York... Souhaitez-vous nous en dire plus ?
Bien sûr ! Des fois quand en prenant le métro à New York on change de train plusieurs fois et rapidement. Quand on court et monte dans les différents trains ça peut ressembler un peu à une danse alors j’ai intitulé un morceau Train Dance.

Où en êtes-vous dans la préparation de cet album ?
Je suis en train de demander aux gens de participer financièrement pour que je puisse payer le studio et les musiciens. Si possible, j’aimerais même dépasser le montant fixé pour m’aider à financer la promotion. 

Pourquoi avoir choisi le titre Wes We Can et est-ce un clin d'oeil à l'ancien président Obama ?
Wes We Can est le titre d’un morceau inspiré par Wes Montgomery et à la fois un clin d’oeil à Barack Obama. Je m’intéresse à la politique américaine parce qu'elle a des conséquences importantes sur le reste du monde. L’actuel président est très mauvais voire dangereux et Obama me manque beaucoup. Je trouve ce titre original et accrocheur.

Selon vous, que doit apporter la musique ?
Des émotions et du bonheur. Des rencontres de personnes venant d’horizons différents qui se retrouvent grâce à leur intérêt pour la musique.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Je suis auto-producteur et faire un album représente un cout que je ne peux assumer tout seul. Je sais aussi qu’il y a des personnes qui sont contents de pouvoir soutenir la création musicale.

Pensez-vous le sortir en vinyle et pensez-vous qu'il s'agit d'un bon support pour écouter de la musique de jazz ?
Non, je pense me contenter de le sortir en streaming et en CD.

Les concerts ont été grandement suspendu à cause du Covid-19. Vous manquent-ils et avez-vous un souvenir de concert à nous partager ?
Les concerts me manquent beaucoup et heureusement qu’ils ont repris un peu. Début juin j’ai rejoué live avec mon trio de Nice et c’était vraiment super de jouer avec les copains et pour les mélomanes après quelques mois de confinement où j’ai du me contenter d'enregistrer à la maison et de partager des vidéos sur les réseaux sociaux.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
J’espère que les gens vont me retrouver sur les réseaux sociaux et s’intéresser au projet et peut-être y participer. Nous allons faire quelques concerts à Paris avant d’enregistrer et j’espère que les gens vont venir nous écouter aussi parce que le live c’est vraiment quelque chose ! Le 21/10 on joue au Cercle Suédois sur la Rue de Rivoli, le 22/10 à la Maison des étudiants suédois à la Cité Universitaire, le 23/10 au Live à la Glycine à Saint Leu La Forêt et le 26/10 à la Péniche Le Marcounnet.

Merci à Linus d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez le également sur Facebook.

Launching the "Wes We Can" project

interview Musique

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