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Les Pamplemousses Ethyliques préparent l'album Ozymandias

Rédaction Divertir Par Le vendredi, 27 décembre 2019 à 11:10 0

Dans Culturel

Depuis 17 ans, les Pamplemousses Ethyliques unissent leurs instruments pour scander rythmiques implacables et solos enragés. Le groupe prépare actuellement son nouvel album Ozymandias.

Pamplemousses Ethyliques

Pouvez-vous nous présenter votre futur album Ozymandias ?
Ozymandias, c'est notre deuxième album, entièrement instrumental. On l'a fait maturer pendant pas loin d'un an, avant de l'enregistrer en live dans notre studio préféré à Caen, en mars 2019. Tous les morceaux de l'album sont nos compositions, qui sont plus ou moins récentes, puisqu'on joue notamment deux d'entre elles depuis pas loin de dix ans, dans des versions qui ont beaucoup évolué.
Pour cet album, et par rapport au précédent (PAMPS !, sorti en 2016 sur Bandcamp, Spotify, et autres), on a cherché à avoir beaucoup de cohérence entre les compos, avec comme fil conducteur le côté stoner qu'on a développé ces dernières années. Il y plus de sons très saturés, avec des rythmiques qui parfois partent dans le groovy. On aime beaucoup jouer à fond la caisse, on a donc eu besoin d'un peu de discipline pour arriver à caler des parties plus lentes pour accentuer le côté lourd !

Comment composez-vous vos titres et sur quoi mettrez-vous l'accent pour l'album ?
L'écriture des morceaux est assez "organique" (pamplemousse oblige) : ça part assez souvent d'un enchaînement de quelques riffs ou rythmes proposé par l'un de nous, qu'on triture en jam pendant suffisamment de temps pour que ça converge en un morceau cohérent. Même s'il peut y avoir une idée de départ assez définie, chacun y imprime son interprétation. Ça n'est pas forcément le processus le plus efficace (par exemple, la genèse d'Ozymandias, le morceau-titre de l'album, remonte à plus de 10 ans !), mais au final on se retrouve toujours avec des morceaux dont on est super contents !

Quelles agrumes instrumentales allez-vous utiliser pour ce nouvel opus ?
Nous sommes pour la production locale, biodynamique, à la mode d'antan : basse batterie guitare, comme le faisaient nos ancêtres ! On ne se refuse pas pour autant d'utiliser les technologies modernes, notamment des samples et des overdubs sur certains morceaux.

Peut-on en savoir plus sur le titre Jéricho dont vous avez récemment dévoilé un extrait ?
Jericho est une de nos dernières compos (en tout cas c'était la dernière en date quand on a enregistré l'album, on en a de nouvelles sur le feu depuis). L'idée de départ était d'écrire un morceau comprenant des cuivres (des trompettes, comme celles de Jericho, par exemple). Non seulement cuivres n'ont jamais pointé leur nez, mais on s'est retrouvés avec un des morceaux les plus difficiles techniquement qu'on a pu jouer ! Il y a plusieurs parties très différentes qu'il faut enchaîner sans que ça fasse téléphoné ou artificiel, notamment un passage façon power groove avec un riff très dense joué à l'unisson à la guitare et à la basse, qui se transforme brutalement en une espèce de samba obsessionnelle avec un gros solo de guitare... Mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, et de la gloire, il y en a à revendre dans Jericho !

Que doit transmettre, selon vous, la musique ?
Ça c'est une question difficile… au départ on jouait vraiment pour nous, entre copains. On se connaît depuis le lycée, et en 18 ans la composition du groupe et le style musical a évolué avec les musiques qu'on découvrait ensemble. On avait même un chanteur à un moment ! On a fait quelques concerts par ci par là pendant les 10 premières années, où essentiellement on bœuffait devant nos potes à la fête de la musique. Après un hiatus de 2-3 ans, on a relancé le groupe dans sa forme actuelle, et on a repris nos morceaux dans des versions plus musclées, mais aussi plus techniques. Et là les premiers concerts qu'on a fait ont super bien marché : d'un coup, en plus des amis, on avait de parfaits inconnus qui venaient nous dire qu'ils adoraient ce qu'on joue !
Il n'y a pas de réponse toute faite à la question de ce que devrait transmettre la musique, mais dans notre cas il y a cette connexion et cette énergie qui viennent du fait qu'on a grandi ensemble en jouant et en écoutant de la musique, ce qui est quelque chose de vraiment unique.

Les titres du précédent EP faisaient au moins 8 minutes. Quel regard portez-vous sur la durée des compositions ? Les 3'30 de l'industrie musicale c'est trop conventionnel et il est tant de revoir le système ?
8 minutes, c'est très vite passé quand on s'amuse ! Le morceau-titre de l'album fait 17 minutes, et on s'y amuse beaucoup... Une compo, c'est une histoire qu'on raconte, et c'est ça qui impose la durée du morceau. Si tu as une montée progressive qui t'amène du calme à la tempête et que tu l'expédies en deux mesures, très bien, tu pourras sans doute diffuser ta musique dans un photomaton, mais tu vas perdre tout l'intérêt du morceau. Il y a aussi ce côté enivrant de répéter un riff en boucle, en le faisant lentement évoluer...
Après, le standard des 3'30 n'a jamais vraiment été appliqué au rock prog/stoner/psychédélique, et ça a encore moins de sens maintenant qu'une part énorme de la musique s'écoute en ligne.

Généralement comment se passent les enregistrements en studio ?
On enregistre en live, c'est à dire que guitare, batterie et basse sont enregistrées ensemble (mais sur des pistes séparées quand même !), comme si on enregistrait un concert. C'est assez exigeant puisque ça impose de réussir une prise complète en une fois, mais ça permet d'être plus immergé dans la musique. Après on peut toujours faire un patchwork de prises, reprendre certains instruments séparément pour corriger des erreurs, rajouter des couches d'instruments, etc... C'est notamment ce qu'on a fait avec Jericho.
On a aussi la chance d'avoir Olivier, l'ingénieur son avec qui on a travaillé sur nos deux albums, qui est vraiment super bon. Il n'hésite pas à jouer le double rôle d'ingé son et de producteur, quitte à nous mettre la pression quand on fait une mauvaise prise !

En quoi le financement participatif que vous réalisez va vous aider et quel serait l'argument pour convaincre de vous aider ?
Au delà de nous aider à réunir les fonds pour presser l'album, on espère que la campagne de financement nous permettra de nous faire connaître auprès d'un public plus large, et, qui sait, peut-être attirer l'attention d'un label ou d'un tourneur. Parce que c'est très bien de presser 300 disques, mais il faut aussi les distribuer après !
Et l'argument pour convaincre les foules de participer au financement est imparable : pour avoir un esprit sain dans un corps sain, il faut plein de bonnes vitamines, des solis de guitare qui élèvent l'âme, et des visuels à couper le souffle. C'est bien simple, notre album devrait être remboursé par la sécurité sociale !

Vous pouvez soutenir l'album Ozymandias de Pamplemousses Ethyliques sur Ulule.

 

Quel sera l'univers visuel de l'album Ozymandias et des clips sont-ils prévus ?
On est un groupe très polyvalent puisque Baguette, le batteur, et Camille Guitare (le guitariste, quelle surprise) sont tous les deux dessinateurs et graphistes. C'est donc les deux qui ont toujours assuré l'univers graphique du groupe. Les visuels de l'album sont bien avancés (il y a un teaser de la pochette de l'album sur notre Ulule, et on dévoilera le reste au fur et à mesure) !
Il y a évidemment des clips de prévus, encore une fois réalisés par Baguette & Camille. On utilise souvent des montages d'images de concerts, d'extraits de films de série B, et de vidéos bizarres glanées ça et là. Si vous regardez un clip où une compétition de grand bi laisse la place à des querelles de catcheurs mexicains magiques de petite taille, vous avez de la chance, vous regardez un clip de Pamplemousses Éthyliques !

Peut-on en savoir plus sur vos magnifiques illustrations vous représentant en forme de pamplemousse ?
Ces portraits fidèles sont justement réalisés par Jean-Pierre Baguette, le batteur. Si on réunit suffisamment d'argent, on pourra avoir une superbe pochette ouvrante pour notre album, avec un magnifique triptyque des Pamplemousses en action !

En quoi est ce important de proposer Ozymandias au format vinyle et pourquoi souhaitez-vous tant le proposer au format double vinyle ?
À vrai dire, on écoute assez peu de musique en format vinyle… Le choix ne se portait pas sur des histoires de "quel format physique a le meilleur son", mais plutôt sur l'objet en soi. Et le vinyle, ça reste l'objet de collection par excellence, d'autant plus dans le stoner / psyché. Du coup, quitte à mettre les moyens, autant y aller à fond, et sortir un vinyle avec une pochette qui attirera l'œil, et séduira les connaisseurs. Et là, ça aide d'avoir les deux tiers du groupe dans le graphisme.
Le format double vinyle, c'est surtout dû à la durée des morceaux. Si on veut presser les cinq morceaux qu'on a enregistré, impossible de les faire tenir sur un seul disque en qualité convenable ; par contre, avec un double album, on peut tout faire tenir, et peut-être même rajouter un bonus…

Pour cet hiver, faites-vous réellement une cure de Pamplemousses pour redonner du tonus ? Ou alors doit-on appeler vos cousines les oranges et mandarines ?
Les oranges, c'est tout à fait acceptable, surtout si elles sont bleues. NESTOR ! L'ORANGE !!

Quel souvenir gardez-vous de votre participation au festival Emergenza en 2017 ?
C'était assez cool, en particulier le fait de jouer au New Morning. Et la bonne surprise, c'est que le public a été super réceptif, ce qui nous a amené en demi finale ! Par contre, le format de 25 minutes est quand même un peu trop restrictif pour nous. Rien de tel qu'un set d'une heure et demie, avec plein de jams !

Une tournée est-elle prévue et arrivez-vous à rendre le public musico-éthylique ?
On aimerait bien faire une mini-tournée pour la sortie de l'album, même si c'est pas forcément évident. Ce qui est sûr, c'est qu'on adore jouer en live, et que même dans les situations les  plus improbables on a toujours eu des super réactions du public.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Un très grand merci à tous nos contributeurs, on espère que l'album leur plaira… Rendez-vous à nos prochains concerts, et surtout, keep on pamplemoussing !

Merci aux Pamplemousses Ethyliques d'avoir répondu à notre interview !
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