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Les Nouveaux Compagnons dévoilent Qu'est ce qu'on attend pour être heureux ?

Le plus bel hommage qu’on puisse rendre aux œuvres du passé n’est pas de les traiter comme des pièces de musée mais de les célébrer comme si elles étaient plus modernes que jamais !

Les nouveaux compagnons

Les Nouveaux Compagnons se sont créés pour donner un vivifiant coup de jeune à tout un pan de la variété française… Avec une admiration sans limite, ils ont repris le flambeau de leurs glorieux aînés, Les Compagnons de la Chanson, dans l'album Qu'est ce qu'on attend pour être heureux ?

Au programme : Playboys de Dutronc, du Mexicain de Marcel Amont, de Le jour où la pluie viendra de Bécaud, de Si tu vas à Rio, chantée par Dario Moreno, L’incendie à Rio de Sacha Distel… et ils vous montreront leur côté sensible avec les inoubliables Salade de fruits de Bourvil ou le mythique et fondateur Les 3 Cloches, pierre angulaire de la carrière des premiers Compagnons !

Interview avec Les nouveaux compagnons

Qu'est-ce qui vous a poussé à faire un album de reprises de chansons françaises ?
Philippe d'Avilla : Notre amour de la chanson française et le concept même du projet. Nous reprenons le flambeau des Compagnons de la Chanson, il était donc évident que notre premier album serait un album de reprises.
Arnaud LEONARD : L’envie de réentendre des monuments de notre patrimoine, les jolies histoires que ces monuments racontent et le besoin irrépressible d’en faire des versions a cappella (ou presque !)
David Koenig : L'ennui. Je plaisante. On avait envie d'apporter notre pierre à l'édifice, de donner notre version de la chanson française.
Tony Bastian : L’amour de ces chansons Françaises riches en texte et en mélodie, et comme parfois un peu malmenées, l’envie de les défendre.
Alexandre Jérôme : Peut être l’idée que le public qui aimait ce repertoire ait inconsciemment envie de ré-entendre ces chansons qu’on entend plus beaucoup aujourd’hui. Et si le public, plus jeune, qui ne connait pas encore ces oeuvres là, peut découvrir et s’intéresser à ces titres, alors on aura tout gagné.
Hervé Lewandowski : L’amour du répertoire.

Comment avez-vous sélectionné les titres que vous avez repris sur l'album Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?
Philippe d'Avilla : Nous voulions combiner des chansons issues du répertoire des Compagnons de la Chanson et des chansons que nous aimions. Des titres drôles ou légers qui parlent de choses positives.
Arnaud LEONARD : Tout le monde a apporté ses idées ; le plus dur a été de choisir... Mais on en a beaucoup d’autres qu’on aimerait partager. Sur de prochains albums, on l’espère !
David Koenig : Des reprises des compagnons bien sûr et puis des chansons qui font du bien. Parce que les compagnons c'est de la distribution de bonheur.
Tony Bastian : Chacun a donné une liste de chansons que nous avons rassemblé et ensuite sélectionnées ensemble.
Alexandre Jérôme : Il fallait rester dans « l’esprit » des Compagnons de la chanson, et donc reprendre quelques uns de leurs « tubes » comme Les 3 cloches, ou Le Marchand de bonheur. Mais il était important aussi de travailler sur d’autres titres pour nous, nous amuser, et pour faire re-découvrir ces derniers au public Hervé Lewandowski : par affinité, mais ça à été une evidence pour nous.

Selon vous, quel est le titre de l'album qui colle le mieux à l'image des Nouveaux compagnons ?
Philippe d'Avilla : La chanson titre : Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?
Arnaud LEONARD : Chacun a son préféré. Pour moi, ce serait sans doute Les Playboys. Et Le jour où la Pluie viendra.
Julien Nicollet : Personnellement, la chanson qui colle le mieux aux Nouveaux Compagnons est sans nul doute Les play Boy.
David Koenig : Souvent, on fait ressortir les Playboys. Parce que je pense que c'est un peu nous en vrai. On fait les fanfarons et en même temps on ne se prend pas trop au sérieux.
Tony Bastian : Le marchand de bonheur.
Alexandre Jérôme : J’ai un faible pour Les Playboys de Dutronc, car l’arrangement d’Arnaud est excellent, on retrouve bien le coté swing, et sur scène, c’est une chanson qu’on « joue » beaucoup et qui donne un tableau très dynamique et très entrainant. Musicalement, j’aime également beaucoup Le jour où la pluie viendra.
Hervé Lewandowski : Les Playboys.

Est-ce difficile d'orchestrer un tel projet à 9 ou au contraire plus facile pour interpréter différents registres ?
Philippe d'Avilla : C’est difficile au niveau de l’organisation (LOL) mais tellement plus riche d’un point de vue humain et artistique. L’union fait la force ! Et souvent la farce, en ce qui nous concerne !
Arnaud LEONARD : C’est assez complexe d’écrire pour 9 voix ; dans l’absolu, 4 suffisent (le chant choral se compose essentiellement sur 4 pupitres). Mais c’est le nombre qui rend les choses vraiment amusantes et ouvre le champ des possibles.
Julien Nicollet : Ce n'est pas difficile : il suffit juste de la communication, du travail, de la rigueur et une bonne dose d'amitié !
David Koenig : Là, il faut poser la question à ceux qui managent le groupe. Mais on est 9, 9 personnalités, 9 voix, 9 parcours différents. Ce qui fait aussi notre richesse. Donc oui c'est facile et difficile.
Tony Bastian : C’est un véritable travail d’écoute et de concentration, mais c’est un véritable plaisir quand la magie opère…
Alexandre Jérôme : Rien n’est vraiment difficile quand on travaille avec les bonnes personnes. Et les personnes qui sont là, ce sont les bonnes, sans aucun doute. Chacun apporte une vraie richesse, avec son timbre de voix, ses idées, son humanité.
Hervé Lewandowski : il faut demander à l’arrangeur mais je pense que c’est une richesse d’être 9.

Peut-on savoir comment les enregistrements studio se sont passés ?
Philippe d'Avilla : Bien, merci ! (LOL)
Arnaud LEONARD : On ne peut mieux ! Sans dévoiler nos recettes secrètes, je peux vous dire qu’on tourne en moyenne à 2 titres enregistrés par jour. Le tout dans une ambiance très potache (aux asperges, bien sûr) et une bienveillance totale et permanente. Vivement qu’on y retourne !
Julien Nicollet : Tout s'est très bien passé ! Nous passions à tour de rôle (selon le pupitre de chant) et comme nous connaissions bien nos voix sur chaque chanson, tout a été très rapide !
David Koenig : Très mal bien sûr. Non, je plaisante. Fun, rapide et pro. Beaucoup d'entraide et de complicité.
Tony Bastian : Avec du rire, de l’écoute et l’envie de bien faire.
Alexandre Jérôme : On a beaucoup travaillé en amont pour bien s’approprier ces chansons et que ce soit plus simple ensuite. Et du coup en studio, c’était la colonie de vacances pour adultes ! Imaginez 9 copains qui se retrouvent pour chanter des chansons ensemble, forcément on rit beaucoup... Et on arrive donc a faire de jolies choses !
Hervé Lewandowski : facilement, on se connait bien et on avait pas mal répété avant.

Même si tous les chanteurs originaux ne sont pas en vie, avez-vous pu parler de ces reprises avec eux ou certains de leurs proches ?
Arnaud LEONARD : Nous avons eu la chance d’avoir Fred Mella et Marcel Amont lors de la présentation de notre album au Théâtre de l’Oeuvre, le 19 avril dernier. Amont adore notre Mexicain et Fred s’est amusé de l’aspect « jeu de scène » que nous avons apporté... Un plus par rapport aux Compagnons de la Chanson, nous a-t-il dit.
David Koenig : Nous n'avons réellement rencontrés que Fred Mella et Marcel Amont qui sont heureux et plus que ravis de nos reprises.
Tony Bastian : Oui Fred MELLA l’éternel leader des compagnons de la chanson lors de notre première représentation, un véritable moment d’émotion…
Alexandre Jérôme : Oui, notamment avec Fred Mella et son fil Michel. Ce fut un honneur et un très grand moment d’émotions de voir ce monument de la chanson française venir nous voir et nous soutenir lors de notre premier showcase. Cet homme est une mine d’or de souvenirs, et il a été d’un soutien sans faille. C’était très fort pour nous.
Hervé Lewandowski : oui Marcel Amont et Charles Aznavour ont beaucoup aimé.

Dîtes nous en plus sur le clip du Mexicain (reprise de Marcel Amont) et sa mise en scène...
Arnaud LEONARD : L’essentiel de la chansons se trouve dans les réactions visibles sur les visages. Il nous fallait donc être en gros plan ou en plan moyen, tous, tout au long du clip. D’où le découpage en 9 petites fenêtres et les plans fixes assez rapprochés. A mon sens, il faut regarder le clip 9 fois et suivre chacun d’entre nous tout du long. Sinon beaucoup de choses vous échappent !
Julien Nicollet : C'est surtout la mise en scène de la chanson qui reflète énormément ce qu'avait fait les Compagnons de la chanson à l'époque : un seul plan fixe, des instruments et du jeu entre nous.
David Koenig : Le mexicain est un sketch à lui seul et forcément avec neuf déconneurs ça part en vrille. On s'attache un peu ici à faire ressortir nos personnages, ce qu'on est dans la vie mais en caricaturale. Donc pour moi, le râleur qui n'est pas heureux d'être là et qui se coltine en plus.
Tony Bastian : Nous avons tourné les uns après les autres, un peu frustrant de ne pas tourner ensemble, mais le deuxième clip sera différent…

S'il ne faut pas traiter les oeuvres du passé comme des pièces de musée ; ne pensez-vous pas que les chansons actuelles font 3 petits tours et puis s'en vont, dans le sens où on ne les écouteraient que quelques mois et après on les oublient ?
Philippe d'Avilla : Seul l’avenir nous dira quelles chansons resteront dans le cœur des gens ! Il est clair qu’aujourd’hui, il est plus difficile pour une chanson de devenir un classique car l’offre est beaucoup plus importante ! Mais, pour prendre un exemple récent, je pense qu’on chantera pendant très très longtemps encore Libérée, délivrée ! (LOL)
Arnaud LEONARD : L’évolution du marché de la musique est ainsi faite que l’offre est immense et sans cesse renouvelée. Mais en effet, il est possible que la qualité des oeuvres s’en ressente et qu’elles soient moins faites pour durer dans le temps. C’est assez regrettable. De là à savoir quelle cause a entraîné quelle conséquence, c’est un vaste débat...
Julien Nicollet : Pour ma part, si les chansons actuelles font "trois petits tours et puis s'en vont" c'est parce qu'on manque cruellement de bons textes à chanter, qui racontent une histoire.
David Koenig : La faute aux réseaux sociaux et à internet qui donnent envie aux jeunes et moins jeunes de zapper. On aime, on écoute en boucle et puis on passe à autre chose. Et puis il y a trop. Trop de tout.
Tony Bastian : Une chanson n’a pas d’âge et je considère que chaque création devient une pièce de musée, l’important pour moi c’est que les générations suivantes respectent ça…
Alexandre Jérôme : Sans trop philosopher, je crois qu’on vit dans un monde où on accorde pas beaucoup d’importance aux choses, au vrai. Tout est très éphémère, on fait les choses avec pour but premier et vital de faire « le buzz ». Sans vraiment chercher à approfondir les choses, à aller vers le joli, le « bien fait », l’intelligence du truc. C’est dommage, décevant, triste. Mais il ne faut pas noircir trop le tableau, il y a des artistes d’aujourd’hui qui créent des choses formidables. Dans le domaine musical, on a de grands artistes qui ont émergé dernièrement. Et le public, qui n’est pas si bête qu’on voudrait le faire devenir en l’abrutissant de bêtises, voit et ressent. Les très bons artistes qui emergent aujourd’hui resteront pour de longues années, je l’espère vraiment.
Hervé Lewandowski : à toute époque il y a des chansons marquantes et d’autres qui le sont moins il y a un renouveau actuellement dans la « variété française » en 2018 on n’écoute pas la musique comme au vingtième siècle, on a plus de choix.

Une anecdote à nous raconter sur l'album ?
Arnaud LEONARD : L’arrangement des Trois Cloches. Si les titres sont tous des monuments, celui-là, c’est le Parthénon ! Il existait un piano d’accompagnement à l’origine, et lors de la mise à plat de toutes les voix, je ne sais plus pour quelle raison, on a coupé la piste du piano... on ne l’a jamais remise ! Ca sonnait beaucoup mieux avec les voix seules.
David Koenig : Quand on se réunissait en fin d'enregistrement pour écouter l'addition de nos 9 voix... Une émotion, une fierté même si on savait qu'il y avait encore du boulot de mixage.
Tony Bastian : Il y a dans la chanson Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux un petit hommage musical à un grand compositeur, il est discret mais juste super sympa (les curieux peuvent aller chercher…).
Alexandre Jérôme : Il me vient tout de suite cette prise de voix de notre compagnon David Koenig, qui, à cause d’un mauvais positionnement de micro en cabine d’enregistrement, a commencé à s’énerver tout seul, en répétant 50 fois « Nan mais je suis trop grand de toute façon », alors que nous n’arrêtions pas de lui dire que le problème était réglable en 10 secondes. Mais en le voyant partir dans un espèce de « couloir de l’énervement » tout seul, on a pris un énorme fou rire avec les compagnons presents au studio ce jour là. Un grand souvenir. Du grand David.
Hervé Lewandowski : la fin des « Trois cloches » a été changée à la dernière minute et enregistrée dans la foulée.

Et vous, vous avez la réponse à la fatidique question de « Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux » ?
Philippe d'Avilla : Personnellement, je n’attends rien ! Je décidé d’être heureux, je le suis et m’efforce de le rester tous les jours. C’est un état d’esprit, une décision consciente !
Arnaud LEONARD : Dans l’absolu, je dirais: beaucoup trop de choses ! Qui, en général, se trouvent juste là, en plus...
Julien Nicollet : Si seulement ! (rires)
David Koenig : Qu'est-ce qu'on s'en fout. Je plaisante. Bah quand on a l'album des compagnons, on n'a plus besoin d'attendre d'être heureux. On écoute et on profite de la vie.
Tony Bastian : Ma réponse c’est « RIEN » puisqu’avec ce groupe de copains, heu de Compagnons, nous sommes déjà… HEUREUX !
Alexandre Jérôme : Je crois qu’il n’y a pas de recette en fait. Chaque personne est tellement différente qu’on peut être touché par le bonheur à n’importe quel moment, par n’importe qui et n’importe quoi. Et c’est ce qui est merveilleux finalement. Peu importe où, quand et de quel façon, si le bonheur flotte à proximité, il ne faut jamais s’empêcher de l’attraper au vol.
Hervé Lewandowski : qu’est ce qu’on attend pour arrêter d’être malheureux ?

Peut-on en savoir plus sur le show burlesque prévu dans votre spectacle et auriez-vous aimé le partager avec certains artistes ?
David Koenig : Ah ! il faudra patienter. Mais je peux vous dire qu'il y en a pour tout le monde.
Tony Bastian : Pour résumer le show burlesque des nouveaux compagnons, c’est un peu Blanche Neige et les 9 nains (sans Blanche Neige) avec chacun son caractère et tranches de vie à Gogo.
Hervé Lewandowski : on adore avoir des invités sur scène...

Qu'elle est l'ambiance dans les coulisses d'un spectacle ?
Philippe d'Avilla : C’est une grande cour de récréation. Nous sommes tous amis de longue date. A chaque fois qu’on se retrouve, il y a un côté colonie de vacances. Même si on se montre très concentrés et efficaces dans le travail, tout se fait dans le plaisir d’être ensemble.
Arnaud LEONARD : Electrique. Mais c’est de la bonne électricité. Ca parle, ça rigole, ça s’échauffe, bref, ça vit.
Julien Nicollet : Nous sommes de gros tarés dans la vie comme sur scène ! Alors imaginez en coulisses !
David Koenig : On stresse et en même temps , on s'amuse.
Tony Bastian : Joyeuse, drôle et très studieuse (non je déconne pour la dernière)
Alexandre Jérôme : De la sueur, du travail, beaucoup de rires. Et avant de monter sur scène, du trac bien sûr, mais aussi beaucoup de solidarité, la force d’un groupe de 9, et des blagues, des bêtises, des rires, encore et encore.
Hervé Lewandowski : exécrable, ce sont tous des nazes ! Je rigole, on est comme à la maison et on s’amuse beaucoup.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Arnaud LEONARD : Nous faisons le plus beau métier du monde. Il commence quand celui des autres s’arrête et il consiste à faire oublier à ces autres qu’ils ont un métier. C’est donner du bonheur aux gens qui est important. Si on fait ça, on fait bien notre métier.
Julien Nicollet : Qu'est-ce qu'on attend pour etre heureux ?
David Koenig : Vivement la tournée !!
Tony Bastian : Venez nous découvrir, le plaisir est garantie !!
Alexandre Jérôme : Je crois qu’on a hate de partir à la rencontre des gens, de leur faire découvrir ce qu’on prépare pour eux. Alors à très vite, on espère.
Hervé Lewandowski : nous nous reverrons un jour ou l’autre !

Merci aux Nouveaux compagnons d'avoir répondu à notre interview !
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