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Les barbiers dans la ville mauve dévoilent leur premier single

Les Barbiers dans la Ville Mauve dévoilent leur premier single éponyme. C'est une composition qui mêle pop progressive et rock, une poésie abstraite.

Les Barbiers Dans la ville mauve

Le titre est une réflexion sur la ville, sur notre civilisation, sur les signes d'une humanité au bord de l'implosion.
Un clip réalisé par Romain le Bleis et joué par Fiona Lévy accompagnera sa sortie fin octobre.

Les Barbiers dans la ville mauve proposent une vision allégorique du monde, un univers fort et intemporel.
Ils signent une pop rock progressive, épurée, à l'avant-garde de la nouvelle scène française.
Une réflexion sur la ville, sur notre civilisation, sur les signes d'une humanité au bord de l'implosion.

Interview

Qui se cache derrière les Barbiers dans la Ville Mauve ?
Trois musiciens, Michael (clavier/voix), Hadrien (guitare/voix) et Daniel (batterie). On est un groupe de rock progressif franco-canadien basé dans l'est parisien.

Quelle est la référence au nom du groupe ?
Les Barbiers sont nos personnages, c'est une référence à un métier ancien, qui a eu plusieurs sens dans l'histoire, médecin, chirurgien, perruquier, coiffeur... On a le sentiment d'être des barbiers, des personnages entre deux mondes qui regardent, apprécient, et critiquent les évolutions du monde. La Ville Mauve est une métaphore de notre univers. C'est un espace de réflexivité de nos joies, peurs, craintes, de tout ce qui passe à travers nos chansons.

Peut-on en savoir plus sur votre premier single et comment l'avez-vous composé ?
Dans la ville mauve est notre premier titre éponyme. Michael avait écrit une pièce de clavier qui s'intitulait le Port Universel, une progression mineure sur deux accords. On a trouvé assez vite une correspondance avec un texte d'une amie poète, Anna, écrit lors d'un voyage à New York dans les années 90. La mise en place avec les rythmes de Daniel et les arrangements de guitare a été assez fluide ensuite.

Qu'est ce qui vous a motivé à faire un titre sur notre civilisation actuelle et le monde que l'on vit ?
La ville est d'abord notre univers quotidien, c'est une fenêtre sur le monde. Parler de New York est une manière de parler de toutes les villes, dans leur beauté, leur architecture mais aussi leur dureté, leur excès. La chanson révèle cet état de fait, elle raconte le voyage dans la ville en profondeur : d'abord sur la ligne, la perspective, puis dans la foule, l'humain, le déracinement, la perte de l'identité.

Vous chantez en français et en anglais pour le single Dans la ville mauve. Qu'est-ce qui vous a motivé dans ce choix ?
Nos influences sont très anglophones, un refrain en anglais nous a semblé amené un surcroît de lumière au morceau. Les passages en français sont parlés, en anglais, chantés. Nos autres titres n'auront pas toujours cette structure.

Quel regard portez-vous sur la partie instrumentale et qu'aimez-vous dans ce style épuré ?
C'est une manière pour nous d'amener une forme de vintage modernisé, si l'expression est possible ! Toujours dans cette recherche de son "Barbier", on est des fans absolus de sons granulaires, vieux orgues, rhodes, amplis boutique à lampe, qu'on traite ensuite avec des effets plus récents : synthés, talk box, delay, triggering de batterie. Le minimalisme est essentiel à nos yeux pour laisser respirer l'intention des titres, et notamment la voix pour que le texte soit placé au centre de l'attention. On cherche en fait à réconcilier l'énergie du rock avec le côté aérien des musiques prog minimalistes.

C'était important de proposer un univers intemporel avec ce single ?
Absolument, nos textes ne sont pas datés, dans le sens où ils parlent d'actualités sans en parler, ils peuvent s'entendre dans le passé, le présent ou le futur. Cela va avec l'écriture abstraite et symbolique des textes, qui volontairement définissent plus les contours d'un sujet que le sujet lui même.

Le titre Dans la ville mauve aura un clip. Quels ont été vos choix dans l'aspect visuel ?
Nous avons souhaité filmer notre ville. On a donc tourné dans l'est parisien, à Pantin et à la Défense. On a travaillé avec le réalisateur Romain le Bleis et la comédienne Fiona Lévy. On assume totalement que la chanson parle de New York en montrant Paris. On a choisit un écrin urbain, synthèse de beaucoup de villes occidentales du monde. Fiona illustre les couplets et accompagne la progression de l'histoire, dans ses déambulations dans la ville. Il y a aussi des plans des Barbiers, jouant en studio dans un clair obscur, pour amener une atmosphère différente sur les refrains et la conclusion.

Depuis plusieurs mois nous traversons un monde chamboulé dans un univers de pandémie de Covid-19. Est-ce que cela vous insuffle des idées de compositions et cela affecte-il l'organisation ou le travail du groupe ?
Absolument, comme beaucoup d'artistes, nous avons annulé un grand nombre de concerts. On a du apprendre à travailler à distance, à renforcer le lien avec nos fans sur les réseaux. C'est paradoxalement le confinement qui nous a permis d'avancer le plus sur les sujets de fond, comme le mixage de notre titre, ou la composition des suivants. Il est clair que l'atmosphère ambiante, lourde et changeante, est pour nous un terreau de choses à exprimer.

Aimeriez-vous pouvoir aller sur scène, sachant que c'est peu recommandé voir difficile actuellement ?
Nous aimerions évidemment, mais nous avons préféré tout annuler, y compris les plus petites dates. Nous allons mettre en place un dispositif de live stream pour jouer en direct sur les réseaux.

Si on se permettait une blague, ne serait-il pas mieux de se reconvertir en barbier (dans une ville mauve) par les temps qui courent ?
C'est clair ! Les coupes de cheveux et de barbes se sont vraiment dégradés depuis le confinement. Merci de cette suggestion et nous allons réfléchir à un virement capillaire de notre production !

Vous rencontrez des poètes et des écrivains pour enrichir votre inspiration. En quoi ces rencontres multi-artistiques sont importantes ?
Notre processus créatif commence en général par une idée harmonique, une base de clavier ou de guitare. La recherche d'un texte est clé à ce moment là pour commencer à imaginer la naissance d'un titre. Nous écrivons nous même également, mais le fait d'ouvrir à d'autres auteurs est super intéressant car cela crée des rencontres d'univers qui s'avèrent parfois très riches.

Quels vont être les projets à venir pour Les barbiers dans la ville mauve et réfléchissez-vous déjà à un album ?
Tout à fait, nous allons sortir plusieurs morceaux à la suite de la Ville Mauve pour parvenir à un premier EP début d'année prochaine, l'album suivra sur 2021.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Merci beaucoup à l'équipe de Divertir pour cette interview. Nous sommes ravis de pouvoir vous présenter cette première pièce de notre ville mauve ! A ceux qui nous lisent : nous avons besoin de tout votre soutien et vos partages si vous vous sentez proche de notre univers. A très bientôt.

Merci aux Barbiers dans la ville mauve d'avoir répondu à notre interview !
Suivez leur actualité sur Facebook.

A propos des Barbiers dans la ville mauve

Fondé en 2019 à Paris, Les Barbiers dans la ville mauve sont le fruit de la rencontre entre le claviériste québécois Michaël Proulx et le guitariste français Hadrien de Blignières. Ils se mettent rapidement à écrire et composer, croisant leurs influences de musiques progressives et indépendantes. Ils sont bientôt rejoint par Daniel Lunn, batteur percussionniste canadien venu de Vancouver. Le trio enchaîne alors les arrangements de ses premiers titres, construisant peu à peu un son alternatif épuré et créateur de sens.
L'univers et les réflexions du groupe s'élargissent continuellement à travers la rencontre de poètes et écrivains qui partagent leur univers.

La musique des Barbiers habite le monde. Elle traduit les déséquilibres de notre époque, elle s'habille des sentiments diffus de notre civilisation vacillante. Leur musique révèle un univers rock, chanté ou slamé, aux influences perceptibles de rock alternatif progressif (Radiohead, Archive, The Doors...) et de chansons françaises (Mathieu Chedid, Jacques Dutronc, Feu Chatterton...).

Le 23 octobre 2020 sort officiellement Dans la ville mauve, le premier single des Barbiers sur toutes les plateformes. Leur premier EP sortira début 2021 autour des titres comme Dans la ville mauve, L'égarement ou Le rebord du monde. Le premier album des Barbiers est prévu courant 2021.

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Commentaires (1)

Chlo
  • 1. Chlo | vendredi, 23 octobre 2020
Quelle pépite ! Un super son et quelle atmosphère. Merci pour cette découverte.
Pas tout de suite la reconversion svppppp, on veut la suite :D

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