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Léonard prépare l'album Fatras

Le duo Léonard, écrit à 4 mains des chansons qui racontent, en français sur de la musique pop, le Fatras de la vie amoureuse. L'occasion de découvrir leur futur album en interview !

Léonard

Qui se cache derrière le duo Léonard ?
Lydie Baron et Jean-Baptiste Prioul mais à vrai dire, nous avons plus l’impression de nous exposer que de nous cacher en étant Léonard.

Comment décrieriez-vous votre futur album Fatras ?
C’est un fatras de 11 chansons à la fois très différentes et très liées les unes aux autres. Nous avons alterné nos ballades smoothies et nos titres pop qui font bouger la tête, pour créer des contrastes et garder l’auditeur en haleine (nous l’espérons). Nous avons choisi de placer la voix et les textes au centre et de penser les arrangements comme des décors, des paysages.

Pourquoi aborder le fatras de la vie amoureuse en musique ? Une déception sentimentale dans votre vie ou une vie de couple "en fatras" ?
On a surtout très à cœur d’exprimer ce qui nous traverse là, maintenant et de ne pas s’inventer des histoires d’ados balbutiants alors que nous sommes mariés depuis 15 ans, que nous avons un enfant et que nous avons traversés les aléas inhérents à la vie. Or, un couple qui reste amoureux longtemps, ce sont surtout deux êtres qui remettent sans cesse en question leurs sentiments, « leurs envies de rester ou d’aller voir ailleurs » comme le dit la si jolie phrase de Sophie Cadalen qui introduit notre spectacle. Nous adorons en parler, étudier la question sous toutes ses coutures, « l’élan amoureux » qu’est-ce que c’est ? Comment ça dure ? On ne pouvait raisonnablement pas en parler comme d’un long fleuve tranquille.
Et puis le mot fatras désigne avant tout une forme poétique (qui accepte le non sens, la non mesure) et la poésie est, à notre sens, la clé de tout.

Pas trop peur de vous emmêler les pinceaux quand on compose "à 4 mains" ?
Au contraire c’est ce qui nous plait le plus dans le fait de travailler à deux ; mélanger les pinceaux, profiter des forces de chacun, cultiver nos goûts respectifs, trouver des alliances d’idées parfois opposées...
C’est assez passionnant en fait ! Il est même fort possible que Léonard soit un prétexte pour se mélanger les pinceaux :)

Qu'appréciez-vous dans le fait de chanter en français ?
Le défi de faire côtoyer des mots extrêmement précieux avec d’autres tout à fait triviaux. Rien ne nous plait tant que d’entendre le mot « sopalin » dans Ode à la vie de Bashung. Dans Fatras nous avons pousser jusqu’au mot berrichon « mascander ». Là encore c’est une façon de mettre du concret dans la poésie et inversement.

Dîtes nous en plus sur le titre Ce Charme Fou et son clip...
Pour cette chanson nous voulions collaborer avec des artistes dont nous admirions énormément le travail. Florent Marchet a été « aux commandes » de la réalisation du titre et Marie Hendriks à celle du clip, tout droit sorti de son univers d’artiste plasticienne. Notre public nous a soutenu dans la création de ce clip, via un financement participatif. Cette chanson a été une grande fête, bien qu’elle parle de la douleur de l’absence. On s’est rendu compte après coup, à quel point elle avait soigné notre tristesse.

Sur quoi attachez-vous le plus d'importance dans votre musique ?
A ce que les textes comme la musique soient à la fois singuliers et immédiats. C’est notre défi permanent… mais nous n’y arrivons pas (encore :-) ) à chaque fois.

Souhaitez-vous nous parler de la partie instrumentale ?
C’est un superbe terrain de jeu et c’est la première fois que nous avons tout fait nous même de A à Z, nous y avons passé des nuits entières, comme des savants fous à la recherche d’une potion magique, à créer nos bases rythmiques, à enregistrer chaque instrument. Et puis il a fallu se poser la question du mixage, à qui confier notre maquette, avec qui faire des prises de son parfaites ? Nous sommes allé voir Dominique A en concert et dès la deuxième chanson, ça s’est imposé comme une évidence… C’est comme ça que nous avons débarqué au studio Détours de la co-réalisatrice des titres de Dominique A ; Géraldine Capart.  Nous avons enregistré et mixé cet album à Bruxelles dans une ambiance hors du temps. C’était un moment parfait.

Qu'est ce qui vous a motivé à faire un financement participatif ?
Nous avons envie de soigner cet album dont nous sommes très fiers, et de ne pas bâcler, fautes de moyens, les dernières d’étape de fabrication qui sont le mastering et le pressage. Nous savions que notre public le plus proche serait heureux de nous aider en précommandant l’album.
Nous ne demandons pas une somme énorme, nous avons financé par nous-même les 3/4 du budget global, mais ce coup de pouce va beaucoup nous aider.

Vous pouvez soutenir l'album Fatras de Léonard sur KissKissBankBank.

 

En quoi le Pôle de la Chanson "Les Bains-Douches" vous a-il aidé ?
Le Pôle de la Chanson a  financé une partie du studio, il nous a également ouvert ses portes pour une résidence en avril et l’équipe nous offre son amitié, son écoute, dès que nous sommes un peu perdus.

Selon vous que représente la musique indépendante actuellement en France ?
Si par indépendants, on entend des artistes qui produisent leurs albums et organisent leur tournée sans label ou tourneur, ils représentent une masse importante de supers-héros passionnants, passionnées, des fois un peu fatigués et usés par un système complexe. Nous sommes tristes de voir des ami-es, qui ont des beaux projets musicaux, devoir tout abandonner et reprendre un travail qui ne leur permet pas d’exprimer leur talent. De notre côté nous avons fait le choix de garder nos activités professionnelles. Pour n’avoir jamais à choisir entre boulot ou musique ; nous faisons les deux. Ça nous ralentit un peu mais nous avons toute la vie pour faire du Léonard.

Quand on prépare un album, ce n'est pas trop le "fatras" entre les enregistrements, le crowdfounding, démarcher la presse ou pour des concerts... ?
Ho que si ! Ce n’est clairement pas la partie la plus facile pour nous. C’est à ce moment là que le soutien du public est important pour nous redonner de l’énergie.

Peut-on en savoir plus sur l'univers visuel de cet album ?
Nous avions envie de faire un pont avec ce qui se passe pendant nos spectacles (où Lydie qui est peintre, dessine en direct) et cet album, il y aura donc de la peinture, de la couleur... Et un jeu de pictogrammes aussi car « oui c’est le fatras, ça bouge, ça vibre, mais n’ayez pas peur tout est bien balisé, nous arriverons à bon port. »

Une indiscrétion à nous donner ?
Fait inhabituel, la voix de Jean-Baptiste sera mise à l’honneur dans le premier single de l’album. Une chanson que nous adorons et avec laquelle nous espérons faire chavirer les cœurs.

Si l'on avait un peu d'humour, que seriez-vous prêt à faire par amour si un(e) fan déchainé(e) se présentait à vous ?
L’écouter jusqu’à la fin de la nuit nous raconter ces histoires d’amour... Du déjà vécu, notre source vive d’inspiration :)

Que représente la scène pour vous et avez-vous une mise en scène particulière pour vos spectacles ?
Malgré nos personnalités introverties et agoraphobe, nous adorons la scène et être en contact presque direct avec le public. Pour Fatras nous avons créé un spectacle dont l’écrin est une installation de Marie Hendriks, il y a tout un jeu avec des projections et des dessins en direct. C’est à la fois atypique, sensible et léger. Nous sommes très heureux de cette création et espérons pouvoir la jouer encore longtemps.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Que nous vous remercions vivement de nous donner cet espace d’expression. C’est grâce à des interview comme le vôtre que nous pouvons continuer notre petit bonhomme de chemin. Merci !

Merci à Léonard d'avoir répondu à nos questions !
Retrouvez le duo également sur Facebook.

Léonard - Ce Charme Fou

Musique

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