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Le vent venu prépare son album éponyme

Maxime Lopes Par Le dimanche, 23 mai 2021 à 18:24 0

Dans Culturel

Evadez-vous en voyage avec l'album que prépare Le Vent Venu grâce à l'aide des internautes.

Le vent venu

Qui se cache derrière Le vent venu ?
Le Vent Venu, c’est aujourd’hui 3 musiciens : Lucas Villon, sa guitare délicate et ses envolées vocales, Benoît Garnica, ses percus subtiles et notre ancrage tellurique, et Samuel Liger, sa voix aux moult personnalités et son énergie de cabri. On a une pensée émue pour notre bassiste parti à l’autre bout du monde, et pour tous les ami-e-s qui ont participé à l’album ou sont intervenus avec nous ces dernières années.

Pouvez-vous nous présenter votre album éponyme et son univers ?
Le maître-mot, c’est « Voyage ». Voyage dans différentes ambiances et émotions : on explore la chanson française ancienne, nouvelle, le rock-psychédélique, le rap, le slam, le reggae, teintés de modes et d’interprétations grappillées dans nos voyages (musiques indiennes, africaines, espagnoles, balkaniques…). La base de base de notre musique c'est l'improvisation vocale, mêlée à la guitare acoustique et aux percussions. Le travail d'arrangement, et le temps en studio nous a permis d'ajouter d'autres instruments, de nouvelles voix pour faire éclore une version entière de nos morceaux ! Dans nos chansons, on parle d’amour, d’amitié, de rêves, d’invitations au voyage, au nomadisme.

Qu'est ce qui vous a motivé de parler de voyages et d'évasion dans votre projet ?
Déjà, c’est qu’on aime ça tous les trois ! On dit que les voyages forment la jeunesse, on oublie de dire qu’ils la conservent aussi... S’émerveiller devant ce qui est différent du connu, voilà une démarche qu’il serait bon de remettre au premier plan ! Et puis, parmi nous, Sam a vécu une partie de son enfance en roulottes tirées par des chevaux. Pour lui c’est un paradigme de vie tout à fait concret, et il se fait fort d’en faire la promotion, alors que la pensée sédentaire et citadine est quasi hégémonique et que partout sur le territoire, on mène la vie dure aux habitats légers, et d’autant plus aux peuples nomades. La musique c'est l'éclate, et la meilleure façon pour nous de s'évader.

Est-ce qu'il y a des lieux qui vous inspirent particulièrement ?
Dès notre rencontre, ce sont les lieux de réverbération naturelle qui nous ont porté sur les chemins de la polyphonie : les toilettes, les cages d'escaliers, jusqu'aux appartements, salles de concerts, ou dans les rues. Partout finalement où on arrive à faire vibrer notre musique avec la nature, les murs, ou le public qui nous écoute. Ce qu’on aime, c’est les grands espaces où la nature non-humaine à encore sa place et nous permet de nous lover dans son écrin bienveillant. Parfois c'est pas tant le lieu qui nous inspire mais le moment, et assez magiquement il nous suffit souvent d'être tous les trois n'importe où !

Quels sont vos choix sur le plan instrumental et quelle place occuperont les instruments à vent ?
Nous retrouvant à trois pour défendre nos chansons, on s’est tourné à nouveau vers un set plus acoustique, des ambiances intimistes. Mais pour l’album, on a choisi de se faire plaisir sur les arrangements et artistes invités : violons, cuivres, coeurs, guitare électrique, kalimba… et essayant de trouver l’équilibre entre quelque chose qui claque, sans trahir les chansons ni ce que l’on pouvait transmettre à trois sur scène, et, honnêtement, on est plutôt très satisfaits. Donc peu d'instruments à vent finalement ! Mais le vent c'est surtout les polyphonies qu'on soigne sans tricher, et la guitare omniprésente, souvent aérienne et pleine d'arpèges avec en soutien les percussions, riches et subtiles.

Parlez-nous du titre Sous les étoiles et de son clip…
Sous les étoiles est le poème de la douceur et de la contemplation. On aime beaucoup la jouer ! Sur scène elle est même traduite en langue des signes. C'est un air de guitare simple et envoutant, une mélodie qui nous fait tendre vers la beauté qu'on oublie trop souvent. Le clip magnifiquement réalisé par Camille B. raconte cette berceuse comme le voyage nocturne d'un hibou amoureux. Elle a même utilisé un papier qu'elle a elle-même fabriqué au Japon pour ses illustrations. Elle y passa des heures durant le confinement, en s'initiant à la technique d'animation stop-motion, et quelle beauté ! La dernière scène, avec sa dernière strophe a capella, est un hommage à la scène finale magnifique du film le Roi et l'Oiseau.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
C’est à la fois très chouette, et un exercice pas facile ! On a eu la chance de tout enregistrer au studio MAGNETO à Lyon, entre l'automne 2019 et janvier 2021, c'était nouveau pour nous. Car une grande partie de notre plaisir à jouer vient de l’interaction avec le public, sentir l’échange émotionnel, énergétique, se faire dans ce voyage entre morceaux doux, dansants, poétiques ou rock’n roll, c’est quelque chose ! Le studio pour le coup, c’est un tout autre exercice, mais du coup ô combien riche d’enseignements. En tout cas, grâce à Giles Danvenport, notre ingé son sur l’album, et à son infinie patience et sa bonne compréhension de ce que l’on veut transmettre : on s’en sort bien, et plus le mixage avance, plus on a hâte de faire découvrir nos musiques au plus grand nombre !

Qu'est ce qui est le plus important pour vous dans ce premier album ?
De l’avoir fait, déjà : un premier album, c’est un grand pas pour un groupe. C’est beaucoup de temps, de joies et de difficultés, puis d’investissement financier. Mais outre le plaisir d’avoir certaines de nos chansons enregistrées, cela va nous permettre de nous diffuser plus loin, de l’envoyer à des radios locales, d’en vendre à la fin des concerts, de démarcher plus efficacement aussi. C'est un accomplissement tellement magique de pouvoir fixer une chanson sur disque et en ligne pour quasi-toujours ! Ce qui, paradoxalement, donne aussi à nos chansons une nouvelle impulsion pour évoluer, se réinventer. C’est assez drôle à observer.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Comme mentionné plus haut, c’est un sacré investissement que tout ceci. On a pu financer une petite moitié, et avancer une autre partie grâce à quelques cachets, mais ceux-ci ne sont pas faciles à trouver pour un jeune groupe. Nos choix de vie assez sobre ne nous fournissent pas une marge financière suffisante. On s’est donc tourné, comme beaucoup, vers le financement participatif, car c'était le seul moyen d'aller plus loin dans l'aventure... Ce à quoi on ne s’attendait pas, c’est le soutien immense qu’on nous a témoigné, le vivier de personnes qui nous suivent, par nos concerts, et qui attendaient cet album au point de nous donner des sommes folles. En fait, ça réchauffe le coeur, que des inconnus pour certains, croient en nous comme ça et nous soutiennent, c’est très fort pour nous, ça nous donne beaucoup d’élan. Ça devient quelque chose qui nous dépasse, comme si on créait ensemble une œuvre collective durable et surtout agréable !

Qu'aimeriez-vous faire quand le vent sera venu et où aimeriez-vous voguer ?
Ouh, belle question, merci. Notre rêve de toujours, serait de faire une tournée des festivals, de France et d’Europe, de jouer partout où nous serons les bienvenus, de faire entendre nos chansons le plus possible, devant des publics francophones et non francophones, car les deux fonctionnent, sans créer tout à fait le même type de moments. Le but c'est de s'éclater à rencontrer le public et aussi pleins d'autres artistes ! Voguer pour se renouveler et chanter jusqu'à ce qu'on en ait marre !

Espérez-vous pouvoir présenter cet album sur scène et où aimeriez-vous donner un concert insolite ?
Affirmatif, cher capitaine. Sous la forme actuelle, notre set live est plus fait pour les ambiances intimistes d’un salon, d'une scène de festivals, de village, d’une grange, grotte, jardin, sous-bois. Bien sûr, on aimerait bien jouer dans un château de magicien, en haut d'une falaise, dans une grande pièce sans gravité, ou alors dans des centres d'accompagnement pour sourds et malentendants. Mais en attendant il est certain qu’on va continuer de jouer sur les scènes lyonnaises, autant que dans nos lieux du Pilat et d’Ardèche.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Merci de cette interview, c’est assez chouette d’avoir un médium pour s’exprimer, poser nos envies aussi. On est assez confiant en la qualité de la musique que l’on propose, et dans les messages qu’elle porte. Le reste, sa diffusion, réception, tout ça prendra le temps que ça prendra : s’engager sur une aventure humaine telle qu’un groupe de musique, c’est passer un accord sur le temps long.
Notre job c’est de créer, travailler, tester, refaire, rejouer, parfaire, et proposer, proposer, proposer.
Le reste s’aligne en son temps, il faut être patient, ne rien lâcher. Mais quand on a un message, une énergie à transmettre et faire vivre, on a finalement pas trop le choix que de jouer le jeu. Et au final, c’est beau.

Merci au Vent Venu d'avoir répondu à notre interview !
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le Vent Venu - Sous les étoiles

interview Crowdfounding Musique

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