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Le groupe Argue prépare l'album Oscillate

Maxime Lopes Par Le mercredi, 25 mai 2022 à 23:26 0

Dans Culturel

Argue est un groupe de Metal français qui prépare son second album Oscillate.

Argue

Comment s'est formé le groupe Argue ?
Argue s’est formé progressivement au début des années 2010. Chaque membre a rejoint le groupe un à un suivant différents réseaux. Mais tout a commencé entre Julien, le batteur, et Vincent, un des 2 guitaristes avec pour goût commun le death de The black dahlia murder et At the gates.

Pouvez-vous nous présenter votre album Oscillate et son univers ?
Oscillate est un album qui nous a permis d’aller plus loin sur les mélodies, harmonies, arrangements tout en étant un peu plus extrême que Perspective, notre 1er album.
Musicalement, on reste sur un mélange de death mélodique, de metalcore et de deathcore.
Niveau thématique, les 10 titres suivent l’idée de l’ambivalence, souvent par le biais de la fiction, évoquant le paraître et le réel, les obsessions, les pressions sociales, la prise ou l’absence de conscience, l’espoir, les regrets. Il y a également beaucoup d’allusion à la temporalité.

Comment avez-vous composé cet album et quelles sont vos inspirations ?
Cet album marque une évolution dans le processus de composition de notre musique. Pour le 1er album, nous avions opté pour un fonctionnement très classique ; à savoir construire les morceaux en répétition tous ensemble avec l’apport d’un riff, puis d’un autre… Nous assemblions les compositions de cette manière, pas à pas, de manière collective. Pour Oscillate, bien avant que la pandémie ne débute, nous avons changé notre manière de procéder en utilisant l’outil MAO, finalement comme pour beaucoup de musiciens durant les périodes de confinements. Nous pouvions donc davantage partir de la vision de l’un des membres sur une composition entière et la maquetter, la pré-produire. Ces compositions n’ont pas été figées pour autant car chacun a eu la liberté de modifier des lignes, phrasés, rythmiques… de manière à s’approprier chaque morceau. Cette manière de procéder nous a permis d’approfondir nos idées et gagner en cohérence au sein d’une même composition tout en se permettant d’élargir notre terrain de jeu. On espère en ce sens que cette vision plus aboutie se ressentira à l’écoute de l’album.
Nos inspirations musicales demeurent globalement les mêmes. On retrouve The black dahlia murder et At the gates en tête puis pas mal d’autres groupes comme Angelmaker, As blood runs black, Aborted, All shall Perish, August burns red, Darkest hour... Je suppose que si on mélange le tout, il y a des chances que ça donne du Argue.
Pour les textes, je dirai qu’on s’est nourri autant des actualités que d’expériences personnelles et de quelques films/séries ; je pense à la série allemande Dark notamment.

Quels ont été vos choix sur le plan instrumental pour cet opus ?
On va reprendre des éléments de réponses des précédentes questions mais la MAO nous a permis d’aller plus au fond des choses. On a testé plus d’harmonies, plus de lead et solo. On s’est posé plus de questions sur l’ensemble des compositions. Et on a pu voir ce qui fonctionnait ou non. On a également vu les limites de l’exercice avec une nécessité d’alterner entre ce travail « à la loupe » et la transcription en salle de répétition.

Parlez nous du titre Entwined Naysayers...
Il s’agit de la 3ème composition sur laquelle nous avons travaillé alors que le line up n’était pas encore complet... ça commence à remonter ! Je dirais vers 2011 peut être. A l’origine, il s’agissait de l’intro d’un autre morceau que nous avons fini par abandonner. Ce titre a été conçu pour être un instrumental. Il se passe pas mal de choses, beaucoup de mélodie, de changement rythmique, de tempo, c’est véloce et ça te fait déjà pas mal voyager. Le choix du titre, Entwined Naysayers, littéralement les opposants entrelacés, évoque l’idée que même si les avis divergent, il y a un socle commun. De manière un peu universelle, malgré nos différences d’opinions, nous sommes tous humains, avons les mêmes besoins vitaux, respirer, se nourrir, dormir… Il n’y a donc pas de parole mais c’était l’idée derrière ce titre qui collait à la thématique globale de l’album.

Comment se sont passés les enregistrements en studio ?
Éprouvant mais très enrichissant. Notre nouveau mode de composition nous a permis d’aller plus loin dans nos idées et dans notre cas, ça s’est traduit par des morceaux plus complexes en terme de technique, de structure et également de vitesse d’exécution. Nous avons donc repoussé nos propres limites avec la satisfaction du défi que cela représente.
Nous avons enregistré séparément - à notre avis, le style que nous pratiquons le requiert.
Pour chaque session, nous étions isolés sans aucune distraction aux alentours donc très concentrés sur nos prestations. Les journées ont été très intenses pour tout boucler dans les temps. Le travail avec Gwen Kerjan est constructif et stimulant. C’est la 2ème fois que nous allons au Slabsound Studio, sans regret.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Le discours n’est pas très original mais nous comptions sur pas mal de concerts prévus en 2020 et même en 2021 pour boucler le budget d’Oscillate. Ces dates étant tombées à l’eau, nous avons financé le projet par nos propres moyens jusqu’à une certaine limite. Nous avons tenté de trouver d’autres moyens de financer ce projet jusqu’au dernier moment. En vain, nous avons finalement décidé de faire appel à notre communauté sur les réseaux sociaux pour nous permettre d’aller au bout du projet.

Que souhaitez-vous procurer au public avec l'album Oscillate ?
Déjà, montrer notre évolution à ceux qui nous ont connu avec Perspective. De partager notre engouement sur cet album que nous pensons plus abouti que le précédent.
Ensuite, faire découvrir le groupe à ceux qui ne nous connaissent pas encore. Pour cela, nous ne comptons non pas sur le matraquage des réseaux sociaux, de la publicité outrancière et l’achat de vues Youtube mais simplement et sans prétention sur notre musique, le bouche à oreille et l’aide de médias comme Divertir.
Pour répondre peut-être un peu mieux à la question car il est plutôt question de sensation. Nous dirions que l’essence de la musique est de s’évader, de rentrer dans une ambiance, une humeur et de se détacher un tant soit peu de la réalité. Donc, si quelqu’un peut ressentir ça avec Oscillate, alors c’est gagné. Et puis après il y a le Live… la communion et le défouloir !

Quel sera l'univers visuel de l'album ?
Nous avons pris le parti de la sobriété pour obtenir un artwork élégant avec un jeu de symboliques directement liés aux textes et à la thématique de l’album. Ce choix d’artwork épuré prendra tout son sens avec l’édition Digipack.

Des concerts sont-ils prévus et quelle est l'ambiance sur scène ?
Nous n’avons pas encore de dates à confirmer (c’est en cours) hormis la date de la release party prévue début 2023 à Hydrophone – Lorient.
La scène nous manque et on a hâte d’y retourner. C’est un moment précieux pour relâcher la pression et donner vie aux morceaux. Nos shows sont très vivants et vivaces ce qui rend l’expérience très communicative.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Merci de nous avoir donné la parole. Nous espérons bien évidemment que vos lecteurs iront jeter une oreille sur notre musique. L’album sort aux alentours de fin novembre. Et bien que nous ne jouons pas énormément le jeu des réseaux sociaux, pour une fois, nous avons besoin de soutien pour mener notre campagne de financement participatif jusqu’au bout. Nous comptons sur vous pour partager.

Merci au groupe Argue d'avoir répondu à notre interview !

Argue - Entwined Naysayers [Guitar playthrough]

Musique interview Crowdfunding

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