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Le Feu d'artifice de Vi&Pi

Maxime Lopes Par Le lundi, 04 octobre 2021 à 11:52 0

Dans Culturel

Découvrez l'album Feu d'artifice de Vi&Pi, un groupe composé de plusieurs frères.

Vi&Pi

Qui sont les Vi&Pi ?

Après quelques bonnes expériences de scènes et de studios, les deux frangins dessinent un projet dédié au style de musique qui marqua leur jeunesse. Comme la vie est un éternel recommencement et comme en ce moment on puise pas mal dans le passé, Vi&Pi propose des compositions de son cru avec des mélodies « pop » et des textes en français.

Vi&Pi voit le jour après la dissolution de leur précédente formation IMEL.
Jean Pierre et Victor poursuivent leur aventure, enregistrant une maquette/album de compos, intitulée "Kiss & Flowers".
Le résultat étant encourageant, il leur vient l’idée de former un nouveau groupe pour interpréter quelques chansons de l’album ainsi que des compos de leur ancienne formation. Voilà comment Vi&Pi renait des cendres de IMEL. Les deux frangins invitent Jean-Pierre, Mathieu et David à rejoindre cette nouvelle formation.

Les compositions du répertoire du groupe, sont écrites par le clan Brandao : Mathieu, Jean Pierre, Victor et Mickaël Brandao (IMEL). Tous les membres participent à l’arrangement des morceaux. La force de proposition de Jean-Pierre dans le style de chaque chanson est déterminante. David, le membre plus jeune et le dernier arrivé dans la bande, apporte un phrasé mélodique qui donne la couleur du groupe.

Interview avec Vi&Pi

Que peut-on savoir sur le groupe Vi&Pi et la transition depuis IMEL s'est-elle faite naturellement ?
Vi&Pi est un projet issu des enfants de la Pop et du Rock. Jean Pierre (basse) et son frère Victor (chant) ont imaginé ce projet pour cristalliser les émotions ressenties à l’écoute des chansons qui ont marqué des générations. Ils tenaient à rendre hommage, à prolonger et à préserver cet univers musical.
Le groupe IMEL a vu le jour au début des années 2000, dans les salles de répétitions de Voisins le Bretonneux et de Plaisir, dans les Yvelines. La formation a duré 10 ans, période pendant laquelle le groupe a composé et enregistré des chansons mettant souvent l’accent sur l’écologie. Cette formation a participé à différents concerts et festivals. Des événements inattendus ont changé la disponibilité de certains et l’état d’âme d’autres, ce qui a conduit à la dissolution du groupe.
La flamme, brulant toujours, les deux frères ont enregistré, pour le fun, une maquette avec de nouvelles compos. Après réflexion ils se sont dit "et si on essayait de reformer un groupe pour jouer les nouveaux morceaux” ? C’est ainsi que Jean-Pierre (batterie) et Mathieu (guitare et chœurs), anciens membres de IMEL, ont été sollicités pour relancer la machine. Et plus récemment, après moult essais et auditions, David nous a rejoint en tant que guitariste.

Est-ce simple de composer avec des membres appartenant à la même famille ou c'est plutôt ambiance joviale ?
Les deux à la fois. Simple car les différents auteurs-compositeurs créent chacun de leur côté. Joviales, car c’est le groupe qui assure l’arrangement de tous les morceaux. Chacun étant libre de donner son avis, nous essayons toutes les idées qui nous traversent l’esprit et décidons collectivement des arrangements qui seront retenus sur chacun des titres.
Le fait d’avoir 3 membres de la même famille, au sein du groupe, est une force car nous partageons un socle commun d’influences musicales qui va des Beatles, en passant par du U2, Coldplay, Travis, Muse, Radiohead, etc. Ce socle d’influences musicales est également partagé par les 2 autres membres du groupe. Nous avons tous également, des influences musicales parfois différentes qui enrichissent l’apport d’idées sur les arrangements de nos morceaux.
Le groupe est une bulle ou la famille ne rentre pas forcément dans la composition. Par contre c’est un plus pour la communication, l’ambiance, la convivialité et puis le partage se fait peut-être plus facilement, plus naturellement. Il ne faut pas voir ça comme un frein mais plutôt comme une vraie plus-value.

Pouvez-vous nous présenter l'album Feu d'artifice et son univers ?
Feu d’artifice est un album plutôt tonique. Il est diversifié par le nombre de auteurs-compositeurs : Mathieu, Victor et Jean Pierre, ainsi que Mickael qui ne fait pas partie de cette nouvelle formation, mais qui suit de près le projet et nous propose de nouvelles chansons.
L’univers de l’album se veut festif. D’apparence infantile, il met en évidence certaines réalités comme les sans-abris, l’indifférence, le changement, le drame de la séparation, l’état de la planète. Mais il touche aussi notre désir de vouloir vivre heureux et de tomber amoureux. Après tout, oublions nos soucis l’espace d’un feu d’artifice.
Nous voulions un album assez dynamique. Faire plaisir à ceux qui l’écoutent.
Nous trouvons dans les thèmes abordés de l’humain. Ce n’est pas forcément des faits de société, ce n’est pas forcément des coups de gueule, ce n’est pas une critique non plus. C’est un album qui se veut contemplatif de l’époque dans laquelle nous vivons. Parfois il faut essayer d’aller au-delà des paroles pour essayer d’imaginer chacun sa petite histoire, dans chaque texte. Voilà, c’est ce que l’on attend d’un groupe, qu’il nous fasse voyager.
On a fait le choix d’écrire toutes nos chansons en français. C’est quelque chose qui se perd un peu sur la scène française pop/rock.

Quels ont été vos choix sur le plan instrumental ?
Nous avons voulu respecter le plus possible, le son naturel des instruments et de leurs amplificateurs : guitares, basse, batterie 5 futs classique, les voix naturelles, le tout mixé par l’ingé son, Julien Goutte-Broze des studios Met’Assos. Nous recherchions un son... Julien a su le créer et l’enregistrer.
Nous avons aussi choisi de laisser une part importante aux solos de David qui ne demandait pas mieux...
Nous avons pris le parti de réaliser un album que l’on pouvait jouer quasiment à l’identique sur scène. Nous avons donc décidé de limiter l’apport d’instruments comme le piano, synthétiseurs et autres, afin que la tonalité de cet album soit clairement orientée pop/rock. Nous voulions un album assez simple en arrangements et aux sonorités brutes de décoffrage, qui sonnent directement aux oreilles du publique, en limitant au maximum les arrangements complexes. Nous souhaitions retrouver dans cet album l’énergie qui se dégage lors de nos concerts.

Parlez-nous du titre L'espoir...
C’est un titre composé par Mathieu qui se veut dynamique mais aussi qui a un petit message : "il faut bouger, se bouger, vivre et surtout ne pas hésiter à affirmer ses opinions et à continuer de croire à ce que l’on fait".
L’espoir est une chanson engagée qui a été écrite pendant des différends internationaux qui ont émergé en fin d’année 2010 début d’année 2011, portant sur une réflexion des contestations populaires et le réveil des peuples sur leurs choix, leurs libertés. Cette chanson a trouvé un écho particulier pendant les grèves en France de 2019, puis juste après par le mouvement des gilets jaunes. Nous étions à ce moment-là en plein arrangement de ce titre. Il est surprenant de constater qu’un morceau écrit il y a des années puisse résonner dans un contexte parfois diffèrent. Nul n’est à l’abri…
Cette chanson a une couleur british, elle est dynamique, et c’est ce qui donne l’espoir en quelque sorte. Quand on joue L’espoir, on a envie de transmettre cet espoir, parfois un peu perdu avec tous les événements qui se produisent en ce moment. L’espoir fait vivre...

Comment se sont passés les enregistrements en studio ?
Les enregistrements se sont déroulés en plusieurs étapes, au gré des possibilités de pouvoir se retrouver pour enregistrer ensemble, en pleine période de Covid. Différentes sessions d’enregistrements ont eu lieu sur une période allant d’Avril à Décembre 2020. L’ambiance était excitante car c’était le véritable premier album que nous réalisions.
L’enregistrement est une plus-value. Il faut passer par là pour se contraindre à une rigueur incontournable, afin d’apprécier le travail effectué. Cela nous a fait progresser, pas que sur plan instrumental mais aussi sur l’humain.
Enregistrer en studio est quelque chose de vraiment enrichissant à plein de niveaux. Il faut être très patient au moment de la préparation, comme par exemple, le montage des 13 micros sur la batterie. Tout doit être calé parfaitement. Ensuite il faut jouer, ensemble, puis chacun son tour avec la bande son dans le casque. Ça demande énormément de concentration et d’énergie.
Cependant nous avons eu également et naturellement beaucoup de fous rires pour évacuer cela. Notre ingé son, a été aux petits oignons par rapport à nos attentes et nos humeurs. Ce fût une expérience très enrichissante.

Que souhaitez-vous transmettre au public avec l'album Feu d'artifice ?
Déjà lui faire connaitre notre musique, notre style, nos compos, nous révéler en tant que groupe et donner envie à ceux qui écoutent nos compos de venir nous trouver en concert. Mais aussi éveiller l’intérêt pour un genre musical qui a perduré pendant des décades.
Nous souhaitons transmettre des émotions : joyeuses, heureuses, enthousiastes… Transmettre de belles mélodies et de l’énergie. Nous voulons transmettre au public de l’espoir et différentes observations et réflexions sur le monde qui nous entoure.

Souhaitez-vous nous parler du clip de Feu d'artifice ?
L’idée du clip est venue naturellement pour promouvoir l’album. Le choix deréaliser notre clip au donjon de Houdan est partie d’un délire lors d’une répète. Victor nous a pris au mot ! Il a su contacter les bons interlocuteurs.
Le clip a pu être réalisé grâce à l’accord de la Ville de Houdan, ainsi que de l’association du Donjon de Houdan.
Le scénario a été réalisé par l’ensemble des membres du groupe. Il y avait un maitre mot, trouver un scénario intéressant. Après un long brainstorming nous avons enfin trouvé l’histoire. Nous avons eu plein d’amis qui nous ont assisté avec beaucoup d’application et d’enthousiasme.
Les enfants ont clairement été géniaux et très professionnels. La journée a été longue pour eux !
Nous avons mis nos muscles à l’épreuve pour monter tous les instruments en haut du donjon, batterie et amplis de guitare.
Le tournage a été vraiment un moment fantastique. Nous avons hâte de vous en faire découvrir d’autres, très prochainement.

Une indiscrétion à nous donner sur l'album Feu d'artifice ?
Après plusieurs propositions de pochettes d’album nous avons retenu celle dessinée par André Filipe Vieira, pour son originalité. La photo du groupe que l’on retrouve à l’intérieur de l’album est une photo prise lors d’une séquence vidéo pour promouvoir celui-ci. Nous avons mis 3 heures pour réaliser cette prise qui dure environ 30 secondes. Les fous rires ont été très nombreux. Il a donc fallu plusieurs essais pour réussir cette prise vidéo…

Que représente la scène pour vous et quelle est l'ambiance en concerts ?
Même si nous prenons énormément de plaisir à arranger de nouvelles compositions, le vrai pied, nous le prenons sur scène, lorsque nous partageons notre musique avec le publique. Le voir réagir à ce que l’on a produit est une vraie source de contentement. La scène est une récompense.
Cela permet aussi de jauger notre album, nos titres, savoir ce qui marche le mieux.
La scène c’est le but ! Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise scène. Il y a surtout ce qu’on en fait et sur ce pourquoi on se déplace.
L’ambiance que l’on tient à créer en concert, c’est une ambiance grand publique. Mais nous savons nous adapter aussi aux petites salles. Nous aimons échanger et partager avec notre public à la fin de chaque concert.
Nous voulons profiter de la sortie de l’album pour faire un bond en avant.
Nous sommes prêts...et ouverts à toutes les propositions.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Suite à la sortie de cet album, nous sommes dans une nouvelle phase existentielle et souhaitons allez plus loin dans la reconnaissance de Vi&Pi.
L’écho du public nous est indispensable dans cette aventure, pour que des portes s’ouvrent et que notre musique puisse être écoutée par un plus grand nombre personnes aimant le pop/rock, ainsi que par des jeunes qui n’ont pas cette culture musicale et qui pourraient être séduits, après le passage d’un morceau sur les réseaux, radios ou lors d’un concert.
Vous pouvez nous retrouver sur notre site internet viandpi.fr, mais aussi sur la plupart des plateformes de téléchargement, ainsi que sur notre chaine officielle YouTube pour découvrir notre dernier clip vidéo Feu d’artifice. N’hésitez pas à nous laisser vos commentaires.
Nous voulons remercier notre attaché de presse Jérôme Perrier et Maxime, responsable des publications chez Divertir.eu, pour cette interview.
Nous souhaitons à vous tous plein de bonheur musical.
La musique est bonne pour nos vies.

Merci à Vi&Pi d'avoir répondu à notre inteview !
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Pour mieux connaître les 5 acolytes...

Victor Brandao – chant
Mathieu Brandao – guitare rythmique et chœurs
David Laurent – lead guitare
Jean-Pierre gausse – batterie
Jean Pierre Brandao - basse

Jean Pierre Brandao compose sa première chanson à l’âge de 15 ans,alors qu’il débute la guitare. Après une expérience avec des potes, "The Bremals", il traverse une période solo d’auteur/compositeur, “faiseur de chansons" comme il se défini.  
En 1999 il crée IMEL avec Victor son frère, Jean-Pierre, ainsi que Mickaël, son fils ainé, guitariste auteur/compositeur qui quitte le groupe l’espace d’une carrière solo pendant laquelle il enregistre l’album "L’exode". Jean Pierre compose pour IMEL quelques uns de ses succès dont "Jocker".
Il est le bassiste actuel de Vi&Pi et continue à le nourrir de ses compos.

Victor Brandao, bercé dans l’univers pop/rock de son grand frère, évolue dans différents domaines musicaux (chants, flutes, textes) et parallèlement suit les progrès des techniques d’enregistrement.  
C’est avec un réel intérêt qu’il participe avec Jean Pierre et Jean-Pierre à la création de IMEL en tant que chanteur et auteur. Il reste dans le groupe jusqu’à sa dissolution.
Victor est le chanteur actuel de Vi&Pi, rôle qu’il rempli avec enthousiasme et panache puisqu’il adore la scène. Il est aussi le manager du groupe.

Jean-Pierre Gausse débute sa frappe au début des années 80. Peu de temps après, il forme le groupe de rock progressif "Eclipse" avec 3 autres copains. Quatre ans plus tard, il intègre un orchestre de bals et de soirées privées. En 1999 il participe à la formation de IMEL, groupe qu’il accompagne jusqu’à sa dissolution en 2010.
Jean-Pierre est le batteur de Vi&Pi. Son rôle conseil et sa force de proposition sont déterminants dans les arrangements des compos.

Mathieu Brandao, le plus jeune des Brandao, est le guitariste rythmique  de Vi&Pi.
Adolescent, il est le batteur des "Corbaks" et "Hélium", groupes créés avec son frère Mickaël. Il participe à différentes formations et finit par accepter de jouer avec IMEL qu’il accompagne dans sa phase finale. Il compose pour le groupe le titre "Tester le monde" qui est un de ses derniers succès.
Il assiste Victor au chant.

David Laurent, a découvert la guitare enfant et ne l’a depuis jamais quittée. De formation classique, il aime la diversité des genres et a rejoint différents groupes aux influences jazz, rock, slam et latino. En soirée, il adore aussi sortir sa gratte, la faire vibrer et pousser la chansonnette. David apporte aujourd’hui à Vi&Pi un phrasé mélodique avec sa ‘Strat’.

Vi&Pi - Feu d'Artifice

Musique

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