Publicité

Lamuzgueule prépare l'album Iceberg Club

Pour ses 10 ans, Lamuzgueule prépare l'album Iceberg club dans un univers swingwave.

Lamuzgueule

Pouvez-vous nous présenter l'album Iceberg Club ?
Iceberg club Ce sera notre nouveau bébé, 2 années et un confinement de travail pour la conception, c’est un album qui nous ressemble, qui rassemble l’expérience d'une équipe, 10 ans de concerts, de tournées, de rencontres musicales et humaines. Un album qui reflète ceux que nous sommes aujourd’hui, une évolution dans le style, et c’est normal car on grandit, mais c’est toujours Lamuzgueule ! Cet Iceberg club, c'est un espace qu'on a rêvé où les gens peuvent se rencontrer et se sentir à l'aise d'être librement eux-mêmes. L'album évoque beaucoup les relations sociales, musicalement on a fusionné un Electro swing dansant avec une synthwave des années 80 sur des mélodies pop : on a d'ailleurs décidé de baptiser ce style la SWINGWAVE ! C'est un gros pas dans notre recherche artistique. On ouvre les possibilités et les inspirations de nos origines : l’Electroswing, les mélodies populaires, sans les trahir, pour explorer un peu des terrains nouveaux. C’est un Album qui laisse toujours beaucoup de place aux voix, aux harmonies, et propose de combiner nos influences swings, les riffs de cuivre et autres samples des années 20, avec tout ce qu’on aime dans la pop française actuelle : les rhodes, les synthé 80’s, les basses très Deep, et les répétitions dansantes.

Comment composez-vous et quelles sont vos sources d'inspiration ici ?
5 musiciens et autant de sources d'inspirations proches et différentes ! Mais on peut dire sans hésiter que la source d'inspiration est la Pop actuelle ! Pour la composition, très souvent, c’est Félix (claviers) ou Florian (basse) qui propose un début de composition au groupe, avec un son, une texture, un thème et si l'idée plaît on continue. On avance dans la composition par binômes parfois, trinômes aussi. On essaye d’abord d’accumuler les idées, puis on épure, on tape dans le lard. Salvatore (saxophoniste) propose ses lignes de sax, et pareil, on les charcute (c'est un peu comme la cuisine). Ensuite on se pose sur les airs de voix, et tout le monde s’y met, on collabore aussi avec des musiciens extérieurs au groupe. Romain, notre chanteur, écrit les textes avec sur certains titres l'aide de Florian ou d'autres (Charlie ex-membre du groupe). Romain nous ramène ses textes et quelques "flow" et mélodies sur les chansons. Après on se fait des semaines de résidence création pour valider des Morceaux aboutis.
Concernant les thèmes abordés par les paroles, on parle résolument d’humains, des relations qui nous lient et de ce qu’ont veux d’elles dans un monde en plein boom. Bref, resterons-nous humains ? Alors cet iceberg club, c’est tantôt une utopie, tantôt un vieux symbole d’un passé crade, et on le raconte sous plein de facettes à travers les titres : rencontre amoureuse, m’a tu vu, descente aux enfers, coup d’un soir, clash entre les générations, tout se passe dans l’Iceberg club ^^

Vous chantez en anglais et en français. Comment faites-vous le choix à ce sujet ?
Souvent les airs de voix sont imaginés au départ avec du "yaourt", et ce yaourt finit par influer sur le texte final, donc si c’était du yaourt anglais, il est probable que le texte final soit en anglais, car chaque langue suggère un type de chant pour nous, et il ne suffit pas de traduire en anglais pour avoir une chanson en anglais.
C'est donc suivant ce qu’on a à dire, et suivant la mélodie de la chanson : parfois ça sonne mieux en anglais ou en français, parfois c’est une évidence ça doit être en français ou en anglais par le choix du message envoyé, mais on ne s’oblige rien et on ne s’interdit rien. Notre groupe s'exporte beaucoup à l'étranger et du coup notre public n'est pas uniquement francophone c'était aussi important pour nous de proposer des textes dans les deux langues pour croiser nos différents publics à travers l'Europe. On aime le mélange des deux langues, parce que le français a cet impact du texte, on peut vraiment jouer avec les mots c'est notre langue natale, et l'anglais apporte beaucoup de musicalité, on peut jouer avec le rythme et le groove, on l'utilise souvent pour les refrains.

Avec cet album, le groupe Lamuzgueule fête ses 10 ans. Comment avez-vous vécu cette décennie ?
On a grandi personnellement et musicalement en même temps que le groupe, notre discographie représente des univers qu'on a eu envie d'explorer et des changements qui se sont opérés au fil du temps. On est fier de fêter les 10 ans du groupe en 2021, car quand on débute on ne se projette pas aussi loin, mais aujourd'hui quand on regarde notre parcours on a la tête pleine de souvenirs, de concerts, de voyages, de rencontres et ça nous donne envie de continuer. (On a joué dans toute l’Europe, de l’Angleterre pour nos premiers concerts à l’étranger jusqu’en Russie !), on a beaucoup appris musicalement et humainement.

Peut-on dire qu'avec votre nouvel opus on pourra encore plus s'amuser la gueule pour votre anniversaire ?
Waouh !! Belle blague ! On a toujours eu envie de fédérer autour de moments festifs et cet album est une continuité, on espère que l'année prochaine la culture pourra redémarrer.
On espère aussi, qu'il y aura moins de tabous, plus de laisser aller !!! On a voulu ajouter de la folie, on espère que ça va se sentir à l’écoute et sur scène.

Comment vont se passer les enregistrements en studio ?
Ça se passe déjà très bien, l’album est en très bonne voie et les morceaux sont en train de voir le jour, Triple Lutz, le premier titre est déjà sorti et vous pouvez l’écouter partout. Nos morceaux sont mixés et masterisés par Brain de La Bobine à Grenoble.

LAMUZGUEULE - Triple Lutz [LMZG Official Video]

En quoi le fait d'être un collectif, qui plus est indépendant, est important pour vous ?
C’est sûrement parce que dans le groupe il y a, certes des musiciens, mais avant tout des gens qui veulent bosser dans une équipe, s'organiser, rire, se réunir pour penser, avancer etc. S'essayer à plusieurs disciplines pour faire avancer le groupe et le projet ! Ici, ce qui importe, c’est l’ambiance de tournée, et la création ensemble.
Ce collectif nous permet aussi de faire ce qu'on a envie de faire sans obligations ou contraintes, de rester maître de notre musique. Aujourd'hui beaucoup de groupes se développent seuls ou avec des équipes à taille humaine, c'est beaucoup de travail mais c'est passionnant. Il est important de rester libre dans le processus créatif, de faire sa musique, ses choix sans compromis, mais il est aussi important d’être bien entourés et soutenus.

Qu'est-ce qui vous a motivé à faire un financement participatif ?
Beaucoup de gens nous soutiennent sur les réseaux et s'impliquent dans le développement de notre projet, on a eu envie de leur faire des contreparties personnalisées pour les remercier de leur présence depuis toutes ces années. Ça crée du lien direct avec notre public et puis c'est vrai qu'avec cette année sans concerts, pour un groupe indépendant qui vit de la scène ce n'est pas simple.
C’est donc un moyen pour nous de garder ce lien fort, en partageant l’envers du décor ou en proposant des cadeaux bonus, comme des clins d’œil à notre public.
C'est aussi un album assez ambitieux, notamment visuellement, et ça coute des sous. Pour garder une indépendance artistique, éviter de vendre son âme aux producteurs et autres placeurs de produits qui veulent plus ceci et moins de cela, on demande un « tope-la » au public. Après tout on n'a pas arrêté de tourner ces 10 années, rencontré énormément de gens et pris beaucoup de public avec ce réseau qui nous suit. Et puis, on ne va pas se mentir, la trésorerie du Groupe a pris un sale coup avec le COVID, je vous épargne le couplet larmoyant, mais, même si les intermittents sont prolongés, sans concert, on a plus d’activité concrète, de contact yeux dans les yeux, de vente de CD et autres, plus de vecteurs pour défendre nos compos et stimuler les écoutes en ligne, c’est compliqué. Il y a donc sans doute aussi une dimension de secours : une demande d’aide.

En quoi la SACEM vous soutient-elle sur votre album ?
Par leur aide financière représentant 10% du financement, la SACEM nous montre son soutien, et sa volonté de nous accompagner dans la création de l’album, mais aussi de clips ainsi que l’univers créé autour d’Iceberg Club La SACEM nous apporte donc son soutien pour la communication visuelle autour de notre album, elle nous a notamment permis de réaliser le clip de notre 1er single Triple Lutz déjà disponible !

Comment imaginez-vous les clips de cet album et quel sera l'univers visuel du projet ?
On est déjà en train de travailler sur le clip du 2ème single, on aime travailler localement en général et mettre en valeur les beaux endroits de notre ville mais on ne vous en dit pas plus, ou juste : Ce sera beau, coloré, humain, mystérieux…à l’image du visuel de l'album !

Une indiscrétion à nous donner sur Iceberg Club ?
Nous partageons tous les secrets de fabrication de l’album sur notre chaîne YouTube via des Vlogs, interviews décalés et autres bonus savoureux, vous saurez tout ! Pas d’indiscrétion entre nous, rejoignez le Club sur notre chaine.
Au bout de l’écriture du 5ème idem texte, on s’est rendu compte qu’on avait 5 chansons sur les rencontres amoureuses, peut être un signe de manque d'amour suite au confinement !

Peut-on dire que les clubs (et la scène), c'est comme les concerts : ça prend l'eau ? D'ailleurs comment vivez-vous cette période ?
Assez difficilement à vrai dire, ça laisse effectivement place a beaucoup de remise en question mais heureusement nous sommes en pleine compositions et on garde l'espoir de pouvoir présenter notre travail sur scène l'année prochaine, on a vraiment besoin de retrouver notre public.
Alors il faut se réinventer ? Rencontrer le public autrement ? Evidement les réseaux, mais aussi les petits comités, les concerts à la maison. On est assez pessimiste malheureusement sur la réponse que nos dirigeants vont donner à la question de l’importance de la culture dans le paysage politique. On a un peu peur que ça soit relayé au rang de « Divertissement facultatif » derrière l’importance de la valeur travail… Et notre responsabilité là-dedans, bien montrer qu’on n'est pas près d’arrêter, sous l’ancienne forme, ou la nouvelle, à imaginer.
Il faut rester positif et confiant en l’avenir, continuer de vivre et de créer, écouter de la musique, la partager avec ceux qu’on aime, et nous n’avons qu’une hâte, vous retrouver sur scène ! En attendant, nous allons vous offrir le meilleur de nous-même avec cet album Iceberg Club.

Vous avez voyagé sur de nombreuses scènes européennes. Avez-vous une anecdote d'un concert à nous partager ?
On a été en Russie l'année dernière pour un concert incroyable et l'équipe du festival nous a emmené dans un désert salé pour faire de belles images, on ne s'y attendait pas. On s’est retrouvés en plein désert, filmés par un drone et un 4x4 dans une série de drift autour de nous. Sensations garanties ! (Bientôt les images dans un nouveau clip), avant de jouer sur une magnifique scène au bord de la mer noire ! Grandiose !

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Go sur le Ulule pour nous aider à sortir notre meilleur album pour les 10 ans de Lamuzgueule.

Merci à Lamuzgueule d'avoir répondu à notre interview !
Suivez les également sur Facebook.

Teaser LMZG - Lamuzgueule (Electro Swing & Future Funk) Tournée 2020-2021

Musique interview

Les 21 peurs qui nous empêchent d’aimer et d’être aimé selon Angelo Foley Les 21 peurs qui nous empêchent d’aimer et d’être aimé selon Angelo Foley
Thérapeute, conférencier et créateur du compte Instagram @Balancetapeur, Angelo...
  La chorégraphe Sabrina Lonis donne du rythme à The Baddest
Bien plus qu’un jeu vidéo, League of Legends s’affirme comme un produit culturel ...
La chorégraphe Sabrina Lonis donne du rythme à The Baddest

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire