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La compagnie Palos Verdes présente l'album Titou au pays des songes

Maxime Lopes Par Le samedi, 10 septembre 2022 à 17:37 0

Dans Culturel

La compagnie Palos Verdes présente l'album Titou au pays des songes, inspiré d'un spectacle.

Dans la tete de titou

Pouvez-vous nous présenter l'album Titou au pays des songes ?
C’est un album pour enfants, inspiré du spectacle « Dans la tête de Titou », un spectacle jeune public avec lequel j’ai tourné pendant 7 ans. Au bout de ces 7 années, je voulais conclure le projet et pour cela, je voulais partir avec quelque chose qui permettrait de redynamiser l’aventure : j’ai commencé à écrire un livre qui sortira en 2023 et j’ai enregistré un album inspiré du spectacle. Là est né « Titou au pays des songes ».

Qu'est-ce qui vous a motivé de faire un album pour enfants ?
J’avais déjà des spectacles pour enfants. Il y a 10 ans, quand j’ai commencé à aller sur scène, ce qui a commencé à m’animer c’était de proposer quelque chose pour les enfants, en termes de spectacle, de musique et de personnages. Je trouvais que l’univers des enfants me ramenait à quelque chose de désinhibé, j’adorais m’éclater sur scène, redevenir un petit garçon, quelque part. J’aimais partager avec les enfants. J’ai donc commencé avec « Pierrot l’écolo » en 2011. Etant musicien au départ, j’ai associé musique et théâtre. Déjà, germait l’idée que les enfants repartent avec quelque chose une fois le spectacle fini. A moins de le filmer, il n’en reste rien, sinon. L’album était donc une trace, un aboutissement.

D'où vient votre inspiration pour l'histoire ? Que peut-on savoir du personnage de Titou et de son fidèle ami ?
Elle vient de la mienne : un petit garçon dans sa chambre, qui jouait beaucoup tout seul. J’ai deux sœurs mais qui ont 14 ans de plus que moi, j’étais donc souvent seul à la maison dans mes jeux, je m’ennuyais un peu. Je jouais avec mes playmobils et mes soldats, je m’imaginais un monde extraordinaire. Baluchon, l’ours en peluche présent dans le spectacle et dans l’album, s’appelle en réalité « Carlos », il est réellement mon ours en peluche d’origine. Il y a donc eu cette inspiration.
Je l’ai appelé « Baluchon » pour faire justement le parallèle avec un baluchon. Au départ le spectacle s’appelait « Attention au baluchon ». C’était simplement un petit garçon qui voyageait avec son baluchon. Au bout d’un moment, j’ai eu envie de le matérialiser, d’en faire quelque chose de vivant. Son baluchon, c’est son compagnon.
En grandissant, j’aspirais à voyager. Quand j’ai commencé le spectacle, je n’avais pas beaucoup voyagé, je rêvais d’aller dans le monde entier. J’ai ensuite eu la chance de faire un tour du monde. Tout cela s’est naturellement intégré dans mon univers artistique.

Parlez-nous du titre Baluchon...
Il résume bien l’album : musicalement c’est le premier titre où on peut voir un panel musical de l’album avec des batteries, des voix, des guitares, de la basse. C’est la première chanson car le titre précédent, le premier de l’album, est un instrumental. Je pense que quelqu’un de musicien peut prendre plaisir à écouter ce titre. Je me suis inspiré d’artistes comme Aldebert, les Ogres de Barback qui ont des albums très musicaux. Je trouvais pertinent de mettre le titre « Baluchon » car c’est le personnage phare de ce spectacle, tout comme il l’est dans le spectacle et le livre. C’est le début de l’aventure car, dans le livre et l’album, c’est celui qui va le réveiller pour l’emmener au Pays des Songes, c’est le voyage qui prend vie.

Le fait de proposer un album pour enfant nécessite-il un travail ou une approche particulière ?
Musicalement, non. Je n’ai pas voulu faire une approche particulière car les enfants sont des auditeurs comme les autres. On n’est pas obligé de leur proposer une musique simplement sur deux accords, qui soit consensuelle. Je les ai pris comme un public ordinaire en leur proposant des morceaux qu’ils pourraient entendre à la radio.
Par contre, au niveau des textes, on est davantage sur de la légèreté, sur quelque chose de plus direct sur la création des histoires, des chansons et des personnages. C’est moins suggéré, plus frontal.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
C’est le vrai premier album que je fais, même si j’avais fait 2 EP avant avec 2 groupes différents. Ils étaient « faits maison », pour parler vulgairement. Je n’avais pas de home studio. C’étaient nos titres en live qu’on mettait en EP.
Ce qui est intéressant dans ce projet, c’est que c’est une vraie autoproduction : de la composition des chansons au passage en studio. Hormis 2 morceaux qui venaient du spectacle, tout le reste a été de la création pour l’album.
Ma conjointe m’a poussé à faire cet album : on est allés dans une maison de campagne au printemps-été 2020. L’idée c’était d’avoir une dizaine de titres. Elle en a écrit un, seule, un autre que nous avons composé ensemble, et j’ai fait le reste.
Puis, par souci financier et éthique, je l’ai enregistré dans mon home studio : on avait la version guitare-voix d’origine lorsque nous composions, et, en passant en studio, je suis entré dans une dimension intéressante, créativement innovante.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
J’avais fait un premier financement participatif pour prendre en charge la production de l’album : je suis en autoproduction totale, mais j’ai fait appel à un professionnel pour le mastering, pour que les morceaux soient équilibrés et écoutables en radio, dans la voiture, etc. Puis il y a eu le coût de l’illustratrice, Capucine Ferté, qui a fait un travail remarquable, qui a fait des teasers, des croquis. Il a fallu rémunérer ce travail-là, naturellement.
Enfin, la dernière étape avec le distributeur – pressage, diffusion, distribution. Cette campagne Kisskissbankbank, m’aide à financer le stock de CDS, entre autres.
Il y avait une volonté de ma part de prendre des acteurs locaux : pour un distributeur, par exemple, on peut en trouver à faible coût au Canada, aux Etats-Unis. Mais je ne voulais pas faire ça : j’en ai trouvé une à Saint-Etienne, je suis stéphanois, cela était important pour moi. Il y a un vrai suivi, des interlocuteurs proches de vous. Forcément, lorsque vous faites du « local », il y a des gens à rémunérer, c’est normal. En autoproduction, on est donc sur un coût global à 3 000 euros. Le financement participatif m’aide à payer cette avance que j’ai faite.

Souhaitez-vous nous dire quelques mots des spectacles en cours de la Compagnie Palos Verdes ?
C’est une compagnie pluridisciplinaire : c’est un regroupement de comédiens, de musiciens, de clowns et d’acrobates. Avec cette troupe, on propose des spectacles qui se veulent interactifs. Le public, peut intervenir, par des choix, pour nous diriger dans le spectacle.
Je vais en citer 2 :
« Au bout du conte », qui est un spectacle pour enfants. Il est à choix multiples, les enfants co-créent un conte avec nous en choisissant les personnages, l’intrigue, etc. Puis ils sont sollicités lors des rebondissements dans l’histoire.
« Au bout de la gâchette », notre spectacle phare pour adultes, qui a tourné pendant un an dans une version plus improvisée, en rue. On revient avec une nouvelle proposition. On va faire notre première le 15 octobre, lors du « Palos day », qui est le festival annuel de notre compagnie : on y propose tous les spectacles, on anime des ateliers, on invite des amis qui peuvent exposer leurs créations. Il aura lieu au théâtre du Gai Savoir, à Lyon 6ème .

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
« Ne jetez jamais vos rêves à la poubelle, ils vous permettent d’aller très loin ».

Merci à La compagnie Palos Verdes d'avoir répondu à notre interview !

"Baluchon" - extrait tiré de l'album pour enfants "Titou au pays des songes"

interview Livres Crowdfunding

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