Publicité

La Chance prépare l'EP 6:18

Maxime Lopes Par Le vendredi, 10 décembre 2021 à 14:49 0

Dans Culturel

La Chance prépare son premier EP 6:18, grâce au soutien des internautes.

La Chance (crédit Erle Marec)

crédit photo : Erle Marec

Qui se cache derrière le groupe La chance et qu'appréciez-vous dans la musique ?
La Chance est composé de 3 membres, Quentin au chant, Tout'Z aux claviers, machines et chœurs et Guego à la guitare et chœurs.
De manière générale, ce qui nous fait vibrer c'est les moments de partages sur scène, la relation avec le public, voir les gens à l'écoute de ce qu'on leur propose.
Bien sûr il n'y a pas que ça, les moments de création sont pour nous des moments intimes où on peut se permettre de mettre nos créativités personnelles en commun.

Pouvez-vous nous présenter votre EP 6:18 et son univers ?
6:18, c’est un EP qui démarre en plein confinement. Quentin, chanteur lyrique de formation et Tout'Z, producteur dans diverses formations vivent alors sous le même toit et décident de mettre ce temps à profit pour jeter les bases de La Chance. L’alchimie est immédiate et en l’espace de deux mois, coupés du monde, ils se lancent dans l’écriture de douze morceaux, transpirant de spontanéité. Puis l’été venant, ils décident de faire appel à Guego, guitariste jazz, pour étoffer le répertoire. Ensemble, ils conviennent des six morceaux qui composeront l’EP.
Avec ce premier opus, ils abordent des thèmes propres à leur génération, le tout enveloppé dans des compositions planantes aux accents lo-fi, se rapprochant du rap ambient anglais. Par les textes, ils questionnent leur place dans un monde obscur, presque désuet à leurs yeux, comme dans “Magie noire” ou “À feu”. Ils exposent aussi avec fierté leur appartenance à Brest, dans une ode à la ville, “Steubré”, lettre d’amour pour cette cordillère de béton à la gueule cassée.
Dans ce 6 titres, les trois potes de lycée mélangent leurs univers respectifs autour de la plume sensible et introspective de Quentin. Son amour pour la mélodie et les harmonies vocales teinte les couplets scandés du côté pop dont ils se targuent. Aux accents français s’ajoutent les productions de Tout'Z, élevé aux sons de Stupeflip, Cypress Hill ou encore NTM. Pour compléter ce tableau poétique, il y a les envolées guitaristiques, que l’on doit à Guego, s’inspirant de celles de John Scofield et John Frusciante.
6:18, c’est ce qui relie ces trois garçons aux antipodes. C’est le besoin de spontanéité.

Quelles ont été vos sources d'inspirations et pourquoi l'appeler 6:18 ?
"6:18", c'est l'heure à laquelle tout commence pour certains et où tout finit pour d'autres. L'heure qui fait se rencontrer les lève-tôt et les couche-tard, les fêtards et les bûcheurs, la lune et le soleil levant. Un instant suspendu, ouvrant le champ des possibles.
"6:18", ça représente ça pour nous : la fin d'une période dans nos vies qui cède la place à une autre. D'où cette idée d’une écriture dans l’urgence. Urgence d’une écriture cathartique, comme une lettre à son soi du passé et celui de demain.

Que peut-on savoir de la partie instrumentale ?
Sur les parties instrumentales on retrouve une esthétique entre la pop et la trap, le tout agrémenté de guitares atmosphériques aux influences jazz. Elles sont composées à trois et partent souvent d'une idée d'un des membres du groupe.

En quoi vos univers bien distincts se complètent ?
Ils se complètent parce que chacun d'entre nous aime des choses dans l'univers des autres, on s'apporte tous des éléments qui nous font progresser musicalement.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
Tout'Z est ingénieur du son. Tous les enregistrements et les mixs ont été faits dans son studio où on s'est réunis plusieurs fois pour faire les maquettes, les arrangements, puis finalement les versions finales de nos morceaux. Ça a été des moments intenses parce qu'on passait des journées entières dans une boîte sans fenêtre, à prendre très peu de pauses... Mais ce sont aussi des moments intenses en partage et en rigolade !

Parlez nous du titre Vagabonde...
Vagabonde ça a été le premier titre sur lequel on a travaillé avec La Chance, c'était au tout début du premier confinement et c'est là qu'on s'est trouvés un terrain musical commun. On a essayé de donner un aspect très contemplatif que ce soit au niveau du visuel comme du titre en lui-même.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Nous aimerions démarrer du bon pied sur ce projet, et nos investissements persos ne suffisant pas à couvrir tous les frais liés à la production et la fabrication du CD, on s'est dit que cette solution pouvait être la meilleure, d'autant plus que ça nous permet de créer un lien direct avec les gens qui nous écoutent.

Que souhaitez-vous apporter au public avec votre EP ?
On souhaite que ça leur plaise, qu'ils passent un bon moment à l'écouter, tous les morceaux d'affilée, parce que nous avons essayé d'apporter une cohérence dans l'ordre de ces morceaux en termes d'énergie et d'émotions. On a pensé notre EP comme un petit album de 6 titres. Donc on espère que le public sera réceptif à cette intention là.

Est-il possible de nous parler de la pochette du disque ?
La photo de la pochette a été prise par Alan LeBraz, et le graphisme est réalisé par Nollaig Dipode. Elle représente une chambre ouverte sur un espace boisé, une chambre sans mur ou avec des murs imaginaires, c'est le besoin d'évasion dans un lieu clos.

Des concerts sont-ils prévus et que représente la scène pour vous ?
Oui, nous avons un concert prévu le 5 février à L'Arvorik à Lesneven, c'est une soirée partagée avec le groupe Emezi. Cette date représentera la sortie de notre EP.

Merci à La Chance d'avoir répondu à notre interview !

La Chance || Vagabonde

A propos

"6:18". C'est le nom du premier EP de La Chance, la concrétisation d'une aventure commencée en 2020, un peu par hasard. C'est le fruit d'un an de travail, des jours et des jours passés dans le studio à remanier nos compositions pour qu'elles finissent par ressembler à ce qu'on voulait.

Le chemin de Quentin dans la musique ne tient pas vraiment du hasard. Biberonné à la musique folk-rock des années 70 par un père musicien, il enfourche très tôt la guitare familiale pour écrire ses premiers morceaux.
Toutz de son côté a très vite compris que son attirance pour le hip-hop allait l’amener à ajouter sa pierre à l’édifice dans ce style.
Le duo demande à Guego, guitariste dont ils sont proches, d’intégrer la formation. Guego pour sa part s’est illustré sur des scènes bien différentes de celles du rap.

Musique interview Crowdfunding

  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Anti-spam