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L'EP Horizon criminel de Nombre Z

Rédaction Divertir Par Le lundi, 29 mars 2021 à 16:04 0

Dans Culturel

Après la production d’un 1er EP Cinétique et d’un clip éponyme début 2019, Nombre Z affirme son identité musicale sur Horizon criminel.

Nombre Z - Horizon criminel

Fruit de 2 ans de composition et de scènes, ce 1eralbum est à la fois brut et soigné. Les 8 titres nous transportent entre batteries boom bap et riffs de Fender Rhodes sur fond d’influences jazzy.

Horizon criminel parce que l’avenir semble équivoque, entre promesses et compromission.

Qui se cache derrière Nombre Z et pourquoi avoir choisi ce nom ?
Denis : Le Nombre Z défini la composition d’un atome, minuscule particule qui constitue toute chose existante. C’est de cette idée que Nombre Z voit le jour : commencer quelque chose de nouveau en repartant de l’essentiel, en redéfinissant des règles, en balayant notre passé musicale pour faire naitre une petite particule, une envie...un groupe !

Pouvez-vous nous présenter votre EP Horizon criminel ?
Says : Horizon criminel est le fruit de 2 ans de création musicale et de concerts. Il est à la fois produit, puisque Amaury Sauvé a passé du temps à optimiser les prises de batterie, la chaîne de compression des voix, le re-amping des claviers et à la fois brut parce qu’on a joué les morceaux ensemble sans trop ajouter de pistes additionnelles.
Denis : Un premier album marque une étape importante et incontournable dans l’évolution d’un groupe récent. On a pris beaucoup de plaisir à l’enregistrer et ce passage en studio nous a permis d’apporter plus de cohérence et de solidité à nos morceaux.

Quels ont été vos choix sur le plan instrumental ?
Says : On est à la confluence de plusieurs courants qu’on essaye de décloisonner. Joris a une bonne influence rock progressif des années 70, Denis écoute pas mal de jazz et ça se ressent dans ses patterns de batterie et moi je viens plutôt du hip hop côté musiques électroniques d’où le côté froid des textes. On peut citer comme références communes la hargne de Rage against the machine, les Beastie boys parce qu’ils rappaient sur des productions et qu’ils jouaient également des instruments et aussi l’esthétique des films noirs qui peut se retrouver dans nos clips ou dans nos thèmes.
Joris : On cherchait avant tout à avoir une formation originale et un gros son. La formule trio est vraiment super sur scène ça permet à chacun d’avoir beaucoup de place pour s’exprimer tout en ayant une belle cohésion de groupe.

Doit-on s'inquiéter si vous espérez devenir criminel ou au contraire être rassuré si vous les arrêtez à l'horizon de quelques mois ?
Says : Ahahah ni l’un ni l’autre j’espère. La formule « Horizon criminel » vient de l’association du dernier mot des 2 phrases dans le hook du morceau. Ça évoque l’idée de 2 forces qui s’opposent : un horizon plein de promesses qu’une puissance maléfique viendrait ternir. On peut y inclure la plupart des thèmes présents dans l’album, comme l’érosion des relations, la propagation d’un virus, les désillusions liées au modèle hollywoodien ou encore le réchauffement climatique.

Voilà 1 an que l'on connaît d'importantes restrictions dans le secteur culturel en raison du Covid 19. Qu'est ce que cette situation vous évoque ?
Says : La possibilité de se rassembler (dont dépend notre activité) est devenue illégale et il n’y a aucune visibilité quand a une reprise. La fermeture des salles de spectacles est de plus en plus dure à justifier quand on voit qu’on peut aller dans des magasins palper des produits puis les remettre en rayon. En attendant nombres de groupes, compagnies, salles, festivals, boites de prestations sèchent la gueule ouverte ; d’où le mouvement national d’occupation des théâtres.
On est bien sûr inquiets de ce qu’il restera à l’issue de cette crise et plus largement que sur le plan culturel (libertés individuelles, réforme de l’assurance chômage...).
Denis : On profite malgré tout de cette période « à vide » pour composer, réaliser des clips et répéter. Cette triste période est aussi source de réflexion et d’inspiration. En bref, c’est stressant, relou et difficile mais comme tout nos collègues de la culture au sens large, on ne lâche rien !

On vous retrouve en duo avec Jay Ree, Kraken ou encore Vicking. Comment les avez-vous connus et comment se sont passés vos échanges ?
Says : On se connaît depuis longtemps avec Kraken et Vicking, on vient du même bled à côté de Rennes et on a tourné ensemble pendant 10 ans avec X Makeena. Ces featurings sont le reflet d’une famille musicale dans laquelle vient s’inscrire Nombre Z. Kraken a une grosse expérience dans le beatmaking. La finesse de sa production a transcendé « disque rayé » qui était à la base une boucle de beat box sur loop station, une ligne de basse et la tentative de faire un morceau chanté. Vicking est en quelque sorte mon frère de micro, on s’est construit ensemble en tant que MC. Pendant des années on s’est partagé des thèmes et des instrus en se livrant une compétition saine qui nous fait progresser. Ça semblait assez naturel de retrouver ce duo de timbres complémentaires sur l’album.
Denis : Jay Ree est un ami de longue date avec qui on partageait la scène il y a une quinzaine d’années. Ce fut donc l’occasion de belles retrouvailles humaines et artistiques ! Faites nous entrer dans les coulisses des enregistrements en studio...
Joris : on a eu 3 sessions en studio : la première pour la « préprod » histoire de poser les morceaux et de prendre du recul, la deuxième pour l’enregistrement, puis enfin le mixage. On avait vraiment envie d’enregistrer tous ensemble, de garder une énergie de groupe, donc à part quelques pistes additionnelles, c’est du live !

Quels ont été vos choix sur l'artwork de l'album Horizon Criminel ?
Says : On a confié l’artwork au duo Stéphane Pougnand, graphiste vidéaste bidouilleur, et Pauleen K, artiste peintre qui fait aussi de la gravure. C’est un travail à partir d’une gravure en noir et blanc qui a ensuite été passée dans un script informatique pour traiter l’image et générer du glitch visuel. Ce mélange entre une technique ancienne avec une réalité physique et du design sur ordinateur donne un grain tout particulier à la pochette.
On y voit une partie d’immeuble en nuances de gris avec la ligne d’horizon brouillée.

Un clip est prévu pour le titre Virus et tiré de l'album. Que peut-on savoir à son sujet ?
Denis : Actuellement en montage, ce clip promet d’être à l’image de l’album : brut et punchy ! Vicking et Says y apparaitront tout deux dans une ambiance rétro-futuriste et décalée. Mais ne spoilons pas tout, vous pourrez le découvrir très bientôt...
Says : On a été tourner ces images dans l’atelier des Oeils, un collectif de constructeurs de scénographie à l’esprit inventif. Il y a une collection incroyable d’objets insolites là bas !

Avez-vous de l'espoir pour les mois à venir et qu'espérez-vous ?
Joris : on espère pouvoir enfin défendre notre album sur scène, on a commencé à bosser en studio une semaine avant le premier confinement, on a surtout pensé notre musique pour avoir un fort impact en live, donc on a hâte de transpirer sur scène !

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Denis : Une belle aventure quelque peu coupée dans son élan par la crise sanitaire mais qui continue de s’écrire et promet encore de nombreux lives.
Joris : Il devrait y avoir une soirée d’organisée au jardin moderne à Rennes pour fêter la sortie d’album, pour le moment elle a été annulée deux fois donc on croise les doigts pour pouvoir l’organiser bientôt !

Merci à Nombre Z d'avoir répondu à notre interview !
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Nombre Z - Crise de la quarantaine (lockdown)

Musique interview

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