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L'EP Derangement de Digital Lover

Maxime Lopes Par Le mardi, 30 mars 2021 à 11:53 0

Dans Culturel

Digital Lover offre un Reggae instrumental aux frontières du Rock, du Dub et de la Synthwave. Découvrez l'EP Derangement et obtenez une version K7 ou vinyle grâce au financement participatif.

Digital Lover

Qui se cache derrière Digital Lover et quel est votre univers musical ?
Je m’appelle Patrick Dethorey et je suis un musicien compositeur multi-instrumentiste. Digital Lover c’est du Reggae-Rock-Dub-Synthwave instrumental.

Pouvez-vous nous présenter votre EP Derangement ?
Mon 1er EP Derangement est sorti sur toutes les plateformes digitales le 30 novembre 2020. Derangement, qui signifie “Dérèglement” en français, propose un premier opus exclusivement instrumental. J’y invite l’auditeur par le choix des titres et des clips qui les illustrent à une réflexion sur les différents troubles qui traversent notre époque tels que les dérives liées à l’utilisation des données, le racisme, le fanatisme, le dérèglement climatique...

Comment composez-vous et quelles sont vos sources d'inspirations ?
Je n’ai pas vraiment de règles, j’ai des phases où je suis très créatif, d’autres où je réfléchis, re-écoute ou compile ce que j’ai déjà fait. J’ai composé beaucoup d’instrumentales à partir d’un riff de guitare ou de basse. J’aime le concept de créer des choses et de les mettre en jachère pour y revenir par la suite. Parfois une instrumentale mute pendant des années pour finalement se retrouver sur un EP parce que j’ai trouvé le truc. Mes sources d’inspirations sont multiples, une photo, une peinture ou un événement de la vie courante peuvent créer l'étincelle créative.

Quels sont vos choix sur le plan instrumental et pourquoi avoir fait le choix de ne pas proposer de paroles ?
Pour ce projet, j’ai fait le choix 100% instrumental car j’avais envie de mettre en avant les instruments et faire une musique qui respire un peu à la manière du Dub. Pour moi, le groove est primordial et je travaille aussi sur la singularité des ambiances des morceaux en laissant une place importante à mon jeu de guitare. J’aime l’idée que ma musique serait une synthèse entre le backing band jamaïcain “Roots Radics” et le groupe de rock “U2” ! Pour les productions rythmiques digitales, je collabore avec le batteur-arrangeur Vincent Charpin qui apporte une dimension moderne aux instrumentales et offre un regard complémentaire sur l’efficacité des arrangements.

Comment choisissez-vous vos noms ? Car un amoureux digital en dérèglement, ça ne fait pas un peu désordre ?
Tout d'abord j’aime les paradoxes. J'aurais pu m’appeler Analog Lover vu que j'ai fait le choix de ne presser que des vinyles et des K7 audio à l’époque du full numérique.
Pour mon nom d’artiste, j’avais envie qu’il y ait le mot “Digital” en référence aux sons des programmations rythmiques que j’affectionne et qui sont prédominantes dans ma musique.
Pour le mot “Lover”, une amie me l’a suggéré, les deux sonnaient bien ensemble et je dois avouer que j’ai toujours eu un faible pour les chansons d’amour aux harmonies douces et sucrées. Concernant le choix du nom de mon premier EP, ça n’a pas vraiment de rapport avec mon nom d’artiste mais plutôt avec les thèmes que je voulais aborder, évoqués précédemment, et qu’il me tient à cœur de partager.

Parlez-nous du titre Data
Data est le 1er titre que j’ai composé pour ce projet et c’est celui qui ouvre l’EP avec sa longue intro à la Pink Floyd contrasté par la suite par un reggae rapide. Ce morceau est aussi le premier titre clipé de l’EP qui cherche à illustrer les dérives de l’environnement numérique, le piège de l’addiction aux smartphones... Ce clip a été créé par deux amis musiciens, Alice de Ferran et Pierre Samolany, uniquement à base de GIF, mis bout à bout, détournant ainsi un outil du numérique non destiné à cet effet, transformant ces éléments graphiques isolés en un discours.

Quelle place occupe l'informatique et le monde numérique dans votre projet ?
Une grande place puisque l’informatique est l’outil qui me permet de composer et de réaliser mes idées. Grâce à la puissance des nouveaux ordinateurs, le monde numérique via les instruments virtuels m'offrent une infinité de possibilités au niveau créativité.
Je compose tout dans mon home studio mais j’affectionne surtout le mode nomade avec mon ordinateur portable et ma petite carte son que j'emmène partout où je vais, au café ou en vacances, ce qui me permet de peaufiner mes morceaux.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
J’enregistre mes maquettes dans mon home “nomade” studio que je peux emporter un peu partout. Lorsque elles sont abouties, j’enregistre dans un studio professionnel les instruments acoustiques (guitare & basse) qui nécessitent une prise de son et une qualité optimale. Quand je suis en studio professionnel, j’invite aussi des musiciens pour qu’ils amènent leur empreinte musicale. On retrouve notamment sur mon premier EP le saxophone d’Olivier Blanchard et la guitare de Xavier Derouin.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
J'ai toujours aimé les vinyles et les K7 et je souhaitais vraiment proposer ces formats pour mon 1er EP pour qu’il reste un objet physique de cette production musicale. Vu que je le projet est entièrement auto-produit et que le pressage a un réel prix, je me suis dit pourquoi pas passer en mode crowfunding !

Quel sera l'univers visuel du projet et des clips sont-ils prévus ?
En plus du celui de Data déjà sorti, je suis en train de travailler sur un nouveau clip pour mon morceau Fears avec une amie graphiste, Estelle Poupin. L’univers graphique emprunte l'esthétique pop des années 80 dans laquelle j’ai grandi, influencé par l’esthétique de films tels que Explorers de Joe Dante ou que la série Stranger Things pour donner une référence plus récente. Il est également très influencé par le thème de l’univers et des étoiles : la pochette de mon EP illustre un besoin d’évasion, de voyage, de regarder notre monde décadent par un autre prisme, plus poétique.

Pourquoi proposer Derangement en vinyle et K7 et qu'appréciez-vous dans ces supports ?
Je pense que ce sont des formats qui collent à ma musique. A l’air du dématérialisé, l’objet prend tout son sens. Un vinyle avec une jolie pochette et un bon son ça n'a pas de prix. En plus j’ai pris le temps de bien choisir la méthode de pressage et les prestataires pour réaliser un objet de qualité afin que les puristes s’y retrouvent. Pour la duplication de K7, c’est un petit pari que je trouve fun et c’est une bonne occasion pour ressortir son vieux walkman.

Quelle importance accordez-vous à la scène et espérez-vous pouvoir y retourner un jour ?
Pour moi la scène est aussi importante que le travail studio. J'aime faire des concerts et sentir l'adrénaline avant le show. La connexion avec le public est pour moi vitale. J’ai le projet de rentrer en résidence dans les mois à venir pour travailler un live en duo avec le batteur Vincent Charpin. J’affectionne particulièrement la musique à l’image et j’aimerais en profiter de cette résidence pour élaborer une création Vjing avec un ingénieur lumière, c'est-à-dire une performance visuelle qui accompagnerait le live en temps réel.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Que je remercie toutes les personnes qui ont participé à ma campagne Ulule et qui me soutiennent dans ce projet chaque jour. Leurs énergies me galvanisent et je suis déjà en train de travailler sur la suite. Je vais notamment sortir en digital en juillet 2021 un EP Dub&Remix des titres de Derangement dont deux figureront d’ailleurs sur l’édition deluxe vinyle et K7 que je propose sur Ulule. En ce moment je travaille aussi sur de nouvelles compositions autour d’un nouveau thème, affaire à suivre !

Merci à Digital Lover d'avoir répondu à notre interview !
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DIGITAL LOVER - DATA

Musique interview Crowdfounding

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