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L'album Des brumes, des lueurs du groupe Agenou

Rédaction Divertir Par Le mercredi, 07 juillet 2021 à 15:14 0

Dans Culturel

Le groupe Agenou vient de sortir son 4ème album Des brumes, des lueurs.

Agenou - Des brumes des lueurs

Que de chemin parcouru depuis 2007 pour ce groupe bourbonnais du bassin Vichyssois.
Après avoir rempli trois fois le Centre Cultuel Valéry Larbaud de Vichy (2012, 2014 et 2017) et s’être frotté à toutes les scènes de la région, les 5 compères du groupe Agenou sort leur nouvel album très attendu « Des brumes, Des lueurs » qui suscite déjà les convoitises avec des textes magnifiques mis en lumières par des arrangements très pointus. Du vrai bon son en somme, et un retour à un rock français authentique et chargé d’émotion.
Mais Agenou, c’est surtout un groupe qu’il faut voir en live, pour la chaleur qu’il dégage, l’énergiequ’il transmet et pour cette notion de partage, véritablement ciment de leurs concerts.

Interview

Entretien avec le chanteur Gilles Vilatte

Pouvez-vous nous présenter le groupe Agenou ?
C’est un groupe de chansons originales où les textes, qui ont une grande place, côtoient des arrangements tantôt rock et énergiques tantôt teintés d’émotions.
Le groupe créé en 2007 compte 5 membres : Jessy CHANCEREL (guitare, claviers), Julien WEIDLICH (batterie), SOUN (guitare), Marc SIMON (basse) et Gilles VILATTE (chant, guitare).

Que peut-on savoir du 4ème album Des brumes, des lueurs ?
Il a été enregistré au studio After you my friend à Moulins (03) par Julien ROBALO, et masterisé par RAPHAEL JONIN.
Il est le fruit de 3 ans de travail avec un plus grand soin apporté aux textes et aux arrangements. Plusieurs pré-productions nous ont été nécessaires pour arriver à un disque qui nous plaisait vraiment.

Comment l'avez-vous composé et quel est son univers ?
Bien que composé de 2 parties, il a été construit comme une entité où les chansons se répondent sur un chemin qui va des brumes vers les lueurs. Deux univers qui se côtoient et se complètent à la fois.
5 titres pour la partie « des brumes », et 5 titres pour la partie « des lueurs » qui, si vous les écoutez dans l’ordre, vous raconteront une histoire et la volonté de garder l’espoir.

En quoi est-ce important de proposer de l'espoir après des moments difficiles ?
C’est toujours important quels que soient les moments. C’est ce qui nous porte, et cet espoir nous devons le choyer, l’entretenir, le partager voir l’imposer. Il est notre lueur, notre lanterne. Il y a tant de personnes qui pensent qu’elles ne valent rien, qui perdent espoir et confiance en l’humain. Nous devons combattre cela, de toutes nos forces.
Et pour cela nous devons remettre l’humain au centre avant tout autre type de relation : hiérarchique, statutaire, financier…. L’Humain est le dénominateur commun !

Quels ont été vos choix sur le plan instrumental ?
Contrairement aux albums précédents où l’instrumental était réfléchi pour du live, sur celui-ci nous avons fait le choix de proposer une instrumentation qui colle le plus au morceau originel et au texte.
C’est parfois plus épuré ou plus dense en fonction des morceaux, des textes, de leur place sur l’album, etc… Sur « les voleurs de joie » par exemple, nous avons opté pour une version finale seulement basse/voix pour laisser de la place au contenu.
Globalement, une plus grande place a été donnée aux effets, aux claviers avec une chanson au piano dans la partie « des brumes » notamment mais il reste évidemment des arrangements plus rock, purement « Agenou ».

Comment se sont passés vos échanges avec Mathieu Chosson sur Ma folie ?
Ce titre n’avait pas vocation à être un duo. Mais nous avons partagé avec Windsor, dont Mathieu est le chanteur, une émission en streaming live en direct de l’opéra de Vichy en juin 2020 et j’avais proposé de terminer cette émission par un duo sur Ma folie.
J’ai trouvé ça trop très beau et Mathieu nous a fait le privilège de bien vouloir venir l’enregistrer avec nous en studio. Il apporte vraiment du chien à cette chanson. Il a quand même une voix de fou le Mat !

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
Pour la 1ère fois nous avions vraiment bien bossé en pré-production avec Jessy Chancerel qui a fait un travail remarquable et tous nos morceaux étaient vraiment précis avec toutes les pistes pré-enregistrées pour éviter de perdre du temps en studio et pour coller au plus près de ce que nous avions prévu.
Nous sommes restés 5 jours en studio en dormant sur place.
C’est toujours une expérience humaine incroyable !

Qu'est ce qui vous mettrait "à genou" dans votre projet ?
De perdre ce qui fonde un groupe en général, et pas seulement en musique : l’humain, le partage et le plaisir. Le reste n’a que tellement peu d’importance.

Que souhaitez-vous transmettre au public avec l'album Des brumes, des lueurs ?
De la force !
L’envie de croire qu’on est plus fort que ce que l’on croit, qu’il faut croire en soi, toujours, et ce malgré les nombreuses embuches et tous ceux qui cherchent à mettre un peu de brumes dans nos yeux.
« Des brumes, des lueurs » n’est pas un hymne à l’espoir, c’est un chemin vers celui-ci. Les premiers titres sont un peu lourds, teintés de désespoir justement mais au fur et à mesure que l’on avance dans l’album, on reprend espoir et on en sort ,je l’espère, plus fort et gonflé à bloc. C’est une tranche de vie.

Est-il possible de nous parler du titre Mes sombres lueurs et son clip ?
Cet oxymore Mes sombres lueurs condense à lui seul l’esprit de l’album, coincé entre brumes et lueurs. Il y évoque des cassures, de la colère, des plaies avec des sonorités et des arrangements purement rock dans la lignée de l’identité même d’Agenou mais aussi l’espoir.
La réalisation du clip a été faite par les étudiants de 3ème année du Pôle Lardy de Vichy (03). Ils ont fait un travail vraiment remarquable en pleine période confinement. Ne pouvant pas nous rassembler à ce moment-là, il a été décidé de filmer chaque musicien indépendamment dans un lieu différent et de travailler sur le montage pour garder l’énergie. On est super content de ce clip et tout le mérite en revient à ces étudiants. Quand je vous dis qu’il faut garder espoir…La jeunesse est pleine de talent !

Parlez nous de l'artwork de l'album...
Le visuel de l’album et le livret intérieur ont été aussi entièrement réalisé par des étudiants du pôle Lardy aussi, ceux de 2 ème année cette fois. Ils ont fait le shooting, le graphisme, la mise en page et ont été force de propositions. On adore ce visuel qui allie le sombre des brumes et la lumière des lueurs.

Après la brume occasionnée par le Covid-19, voyez-vous des lueurs s'entrevoir ?
C’est marrant car presque tous les textes ont été écrits avant le covid-19. Mais avec ce qu’il s’est passé ils ont pu prendre une autre dimension aux yeux des gens.
Mais c’est le principe d’une chanson, on l’enfante, on la chérit, on la couve… et puis quand elle s’envole, elle ne nous appartient plus.
Quant aux lueurs, elles sont autour de nous, toujours.

Des concerts sont-ils programmés prochainement et qu'appréciez-vous dans la scène ?
Les programmations redémarrent juste et nous espérons tous qu’elles perdureront. Vous pourrez retrouver nos dates au fur et à mesure sur nos réseaux sociaux.
Ce que je peux vous dire pour l’instant est que nous préparons un gros évènement sur Vichy pour le printemps 2022 et que ce n’est que le début !
La scène c’est à la fois notre sève et notre drogue.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Espoir, amour… toujours !

Merci au groupe Agenou d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez les également sur Facebook.

AGENOU : "Mes sombres lueurs" extrait de l'album "DES BRUMES, DES LUEURS".

Musique interview

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