Publicité

L'album de Grand Palladium

2 guitares sèches, 2 voix, 2 grosses caisses et quelques bidouilles en prime : à eux deux, Kevin et Vincent savent faire beaucoup de chose, avec énormément de talent. Gand Palladium, c’est leur projet commun : un duo folk inspiré des sonorités de Bob Dylan, des Beatles ou encore d’Alain Bashung.
Leur album éponyme est prévu le 27 mars 2020.

Grand Palladium

Le premier album de Grand Palladium a quelque chose de miraculeux.
Pourquoi ? D’une part, parce que ce disque vient de leurs tripes et de notre histoire commune. Leurs tripes, leurs âmes, leur travail qui ont fait que ces onze titres ont été éprouvés, corrigés, rapiécés, étrennés dans des lieux où il ne fallait pas que la musique soit moins belle que le soleil mourant sur un fond de rade de Brest. L’un de ces lieux où le vert dispute au bleu le soin de la splendeur, où l’anse parfaite de la courbe des grèves confine à une certaine idée du sublime.

Ici, on ne peut pas faire n’importe quoi. Comme une fidélité mâtinée aux Beach Boys et aux Beatles où se seraient glissées les illuminations poétiques d’un Souchon, d’un Sheller à l’occasion mais aussi et surtout la filiation phénoménale de groupes aussi importants que les Innocents ou l’Affaire Louis Trio. A y réfléchir, des années plus tard, la French Pop n’avait jamais été aussi bien portée.

Les 11 titres de leur album éponyme résument parfaitement ces influences mélodiques. De l’incroyable morceau d’ouverture, Tant que la nuit veut tomber et sa structure en trois actes, aux tubesques Emilie ou J’aime, ou encore à la profondeur pleine de promesses de Laisse aller qui clôt cet album à l’optimisme revigorant en ces temps sinistres.

Ce premier album de Grand Palladium est tout simplement plein d’amour : riche, positif, léger et profond à la fois, déterminé, poétique, parfois désabusé, et surtout profondément optimiste et généreux. Un album fait avec coeur et passion, et ça s’entend de la première à la dernière seconde.

Enregistré par Benoît Fournier (Matmatah) et mixé par Julien Carton et Tristan Nihouarn, l’album a ensuite été masterisé à Abbey Road Studios à Londres par Frank Arkwright.

Interview avec Grand Palladium

Comment vous êtes vous rencontrés et quel a été le déclic pour former un duo ?
On se connaissait depuis quelques années par le biais de nos groupes respectifs, puis nos deux projets se sont arrêtés. On a continué à écrire des chansons sans trop savoir ce qu'on allait en faire, et on s'est rendu qu'on avait tous les deux très envie de remonter sur scène. L’idée du duo acoustique s’est imposée naturellement justement pour pouvoir assez vite refaire des concerts et puis "voyager léger" avec ce format duo, ça nous permettait d'aller voir du pays facilement.

Pouvez-vous nous présenter votre premier album et son univers ?
C’est un album de 11 titres qu’on a enregistré avec Benoît Fournier (le batteur des Matmatah). Ce qui a été super, c’est que Benoît nous a offert la possibilité de prendre du temps pour trouver la direction qu’on souhaitait et le son qu’on voulait. C’est un album qui représente une période de notre vie ; on a donc des univers assez variés à travers les différentes chansons. Ça peut être joyeux, léger mais aussi plus profond, plus sombre. On a écrit les morceaux en fonction de ce qu’on vivait et on retrouve tout ça au final ce qui est très cool !

Quelles ont été vos sources d'inspirations et comment composez-vous ?
On écrit et compose chacun de notre coté, on travaille les morceaux à deux une fois qu’ils sont là, mais il y a toujours cette première phase de composition et d’écriture individuelle. On s’est inspiré de ce qu’on a vécu pour cet album, et on y a trouvé pas mal de thématiques communes (nos histoires d’amour, des histoires de rencontre, de voyage, l’envie de vivre des choses nouvelles...). 

Souhaitez-vous nous parler de la partie instrumentale ?
Benoît a enregistré les batteries et les percussions. Et on s’est amusé à faire tout le reste (On a un atout tous les deux : on joue mal de pleins d’instruments, Ahaha !) Comme on partait de 2 guitares acoustiques, on a pris le temps de créer notre univers avec l’aide de Benoît. On a profité de l’enregistrement pour élargir cet univers musical mais on tenait à ne pas le dénaturer non plus. On s’est donné une seule contrainte : pas de guitares électriques… Pour cet album… 

Peut-on en savoir plus sur les enregistrements en studio et la masterisation à Abbey Road Studios par Frank Arkwright ?
Comme on le disait précédemment, Benoit a eu la gentillesse (et la patience) de nous donner tout le temps qu’il fallait. On a eu des conditions très confortables pour l’enregistrement de cet album. Tristan Nihouarn (qui a mixé l’album) nous a proposé de le faire masteriser à Abbey Road. On était comme des gamins.

Qu'était-il important de transmettre au public avec cet album éponyme ?
Cet album est éponyme parce que c’était trop difficile de résumer tout ce vécu dont on a parlé en un mot ou une phrase. C’est en quelque sorte une image, de ce qu’a été Grand Palladium depuis la création du duo jusqu’à la sortie de l’album. C’est ça qu’on voulait transmettre au public. 

Parlez nous du titre Emilie et de son clip...
Vincent : Là aussi c’est du vécu. C’est l’histoire d’une rencontre qui a un peu tout chamboulé mais qui m’a permis d’avancer notamment en me redonnant l’envie d’écrire. On chante à plusieurs reprise « il ne reste rien » mais le texte finalement raconte le contraire, il reste plein de souvenirs et surtout une envie d’aller de l’avant. C’est donc une chanson paradoxalement très optimiste et joyeuse.
Kevin : C’est un des morceaux qui donné le « La » pour l’écriture de cet album. C’était un des premiers que Vincent a proposé, j’ai trouvé ça super ! On avait trouvé un point central dont on pouvait parler dans nos morceaux : nos petites histoires pouvait mériter qu’on en fasse des chansons.
Le clip a été réalisé comme les précédents, en self-made. On voulait s’amuser dessus en faisant du dessin, en bidouillant des décors avec ce qu’on avait sous la main. 

Emilie raconte l'histoire d'une dessinatrice de BD. En quoi le monde de la musique et de la BD sont proches selon vous et quelle est votre BD préférée ?
Vincent : l’mage a une place très importante dans la création de nos chansons. Que ce soit la BD ou le cinéma, on fait souvent référence à des images qu’on veut évoquer quand on travaille ensemble sur la couleur des morceaux.
Pour ce qui me concerne, en ce moment je suis à fond sur les Bd de Marion Montaigne, j’ai adoré MAUS mais mon idole reste Katsuhiro Otomo (AKIRA).
Kevin : En ce qui concerne la BD, mon niveau se limite à Astérix, mais je les ai tous lu ! 

Peut-on en savoir plus sur l'artwork de votre album ?
En couverture c’est une photo de Rod Maurice qu’on a retravaillé en couleurs. On souhaitait quelque chose de sobre sur le reste de l’album. On a utilisé une autre photo de Rod à l’intérieur du livret. On trouve que ses photos sont super et représente bien notre univers. 

Souhaitez-vous nous partager l'un de vos meilleur souvenir de scène et que représente-elle pour vous ?
On garde évidemment un énorme souvenir de notre première partie de Matmatah à l’Olympia à Paris, c’est la date qui nous a donné l’envie d’aller plus loin sur cet album. mais notre premier concert au Tinduff à Plougastel-Daoulas reste un de nos meilleurs moments ! C'est là qu'on s’est rendu compte de la joie qu’on avait à jouer sur scène ensemble et on s'est tout de suite dit que ça allait être très cool !

On va essayer d'être un peu positif. Selon vous qu'est ce qui va "Pour le mieux" en ce moment ?
Vincent : Je constate qu’à travers cette période très spéciale, beaucoup de gens partagent sur les réseaux sociaux des moments drôles de leur vie, des blagues, des choses légères quoi…sans doute avec encore cette envie de s’évader. En ce qui me concerne, le côté positif c’est que je garde l’envie de raconter et chanter des choses  et si ça peut distraire, émouvoir, faire rire, c’est chouette. C’est sans doute là que je me sentirai le plus « utile ».
Kevin : C’est évidement une période très difficile pour chacun d’entre nous, mais on est en train de se rendre compte qu’on vit tous ensemble et qu’on a tous un rôle important à jouer pour protéger toutes les personnes qui nous entourent. C’est très paradoxale mais on apprend à vivre ensemble et pour les autres, simplement en restant chez nous. C’est pas rien !

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
C’est difficile de rebondir sur la question précédente mais on a envie de continuer à partager des choses avec les gens, et de participer à casser les murs. C’était l’idée qu’on avait à la base et c’est encore plus vrai aujourd’hui.

Merci à Grand Palladium d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez les également sur Facebook.

Grand Palladium - Émilie [clip officiel]

Inscrivez-vous à la newsletter de Divertir !

Recevez chaque mois notre actualité sur votre boite e-mail.

Pour vous tenir informé(e) de l'actualité culturelle, il suffit de vous inscrire à notre newsletter pour recevoir chaque mois un résumé par e-mail.

Cliquez ici pour vous inscrire maintenant !

interview Musique

Salt : l'album The loneliness of clouds Salt : l'album The loneliness of clouds
Salt dévoile son nouvel album The loneliness of clouds accompagné du clip Soul powder....
  WL Crew : le single Laisse
Laisse est le premier single du prochain projet de WL Crew, le morceau introduit leur nouvel EP Roug...
WL Crew : le single Laisse

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire