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Killing Volts présente son album Symptomatic Dilemma of a Post-Capitalist Mind

Maxime Lopes Par Le lundi, 29 novembre 2021 à 17:37 0

Dans Culturel

Killing Volts présente son album Symptomatic Dilemma of a Post-Capitalist Mind en interview.

Kiling Volts - Symptomatic Dilemma (of a Post-Capitalist Mind)

Interview

Entretien avec Tania Silversen

Pouvez-vous nous présenter l'album Symptomatic Dilemma (of a Post-Capitalist Mind) et son univers ?
Symptomatic Dilemma of a Post-Capitalist Mind représente le sentiment que nous ressentons depuis plusieurs années, notamment concernant la consommation et la situation climatique actuelle. C’est le dilemme entre avoir une vie confortable impactant le moins possible notre environnement et le sacrifice que peu de monde semble être prêt à faire pour véritablement changer les choses.

Comment l'avez-vous composé et quelles ont été vos inspirations ?
Quand nous composons nous essayons de ne pas avoir trop d’influences, nous essayons de rester le plus proche de nos émotions et de nos inspirations du moment. Comme beaucoup de gens, nous sommes vraiment préoccupés par l’avenir écologique et humanitaire du monde. Avec Al, nous avons eu tellement de discussions sur le sujet que nous avons pensé que ça serait bien de nommer l’album Symptomatic Dilemma car vraiment il n’y a pas de solutions uniques et faciles, bien sûr sans tomber dans les extrêmes.

Qui vous inspire le plus artistiquement ?
J’aime les groupes qui restent fidèles à ce qu’ils ont toujours fait et qui véhiculent des messages forts. Comme Clutch, RATM ou Rival Sons. Et puis il y a les influences plutôt musicales, comme QOTSA, Deftones et Deep Purple. Et puis il y a les influences d’attitude forte et féminine comme Dead Weather, Gossip, PJ Harvey, Nova Twins, Bikini Kill, Skin, Dorothy et Aretha Franklin. Il y a tellement de groupes et de personnalités que c’est dur de parler d’un groupe ou d’une personne en particulier.

Parlez-nous du titre Love Sailed et de son clip…
Love Sailed a été réalisé par Varlaam Diakoff et Blaise Villars. Varlaam nous a présenté son idée de gens du futur qui reviendraient chercher un album/vinyle pour les sauver d’une situation dans le futur. Il nous a proposé une atmosphère de thriller fantastique des années 80 avec beaucoup de couleurs. Nous avons tout de suite accroché. Le personnage féminin se fait maltraiter et battre par son compagnon et a besoin d’une chanson pour lui donner le courage de le quitter. L’autre personnage qui l’accompagne est venu la sauver à un moment donné dans son histoire. Il font partie d’un groupe de résistance. Cette chanson parle de la violence psychique faite aux femmes. Au cours des années j’ai entendu tellement d’histoire ahurissante de couples et de remarques faites aux femmes que je me suis dit que je voulais écrire une chanson sur le sujet. Et j’aime ce cri de rage qui ouvre l’album.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
Nous avons monté un studio et nous avons enregistré tout sauf la batterie qu’on a enregistré au Studio Tortion à Genève. Puis Al (le guitariste) s'est occupé du mix. C’était un sacré challenge pour Al de tout faire car il n’est pas ingénieur et il a tout appris sur le tas. Nous parlions de devenir indépendant depuis 5 ans, nous avons créé un label et suite à de nombreuses discussions, nous avons décidé de tout faire en DIY. Vu que la musique n’a plus de valeur marchande, nous devons rentrer dans nos frais en faisant des économies là où on peut, comme l’enregistrement et le mix et montage vidéo. Finalement on se retrouve avec plus de travail donc moins de sortie de titres mais avec un résultat qui nous correspond ! C’est pas évident d’être un groupe indépendant et de vouloir sortir des albums et des clips de qualité tout en rentrant dans nos frais…

Est-ce que tuer des volts est pour vous un dilemme symptomatique ?
Oui :-)

Que souhaitez-vous procurer au public avec l'album Symptomatic Dilemma (of a Post-Capitalist Mind) ?
Une extase de jus multifruits.

Quels ont été vos choix pour la pochette de l'album ?
On voulait faire un clin d'œil aux cartes divinatoires, chaque single déjà paru à sa propre carte et son signe. Le mollusque sur la pochette de l’album représente le passé, les temps antédiluviens quand la vie est née sur terre. Et puis le cercle est un compas avec l'œil de l’homme qui peut influencer le destin de la terre. Les flèches représentent les choix multiples et l’équilibre, chaque choix a une incidence sur l’autre et vont avoir des répercussions sur le cercle.

Une indiscrétion ou une anecdote à nous donner sur Symptomatic Dilemma ?
On a dû reconstruire notre studio deux fois à la suite à cause de violentes précipitations à Genève qui ont provoqué des inondations. Et on en revient à la problématique qu’évoque le titre de l’album…

L'album est disponible en vinyle. Qu'appréciez-vous dans ce format et qu'apporte-il à votre musique ?
Le vinyle sortira en janvier 2022. Nous apprécions le format du vinyle pour la valorisation de l’artwork qui est une continuité de la musique. J’aime regarder les vinyles et lire les paroles en écoutant plus attentivement les morceaux en opposition à une playlist qui passe pendant qu’on est occupé à faire autre chose. C’est bien d’avoir les deux format, quand on a du temps pour écouter et s’imprégner et la musique numérique quand on veut simplement un boost lorsqu’on est en train de faire quelque chose d’autre.

Des concerts sont-ils prévus prochainement et la scène ne vous manque-t-elle pas ?
Nous avons pu faire notre vernissage pour la sortie de l’album ce qui a été vraiment un moment magique car nous n’avions pas pu remonter sur scène depuis la deuxième vague de la pandémie. Et nous espérons pouvoir faire les concerts en décembre et l’année prochaine. Mais tout est vraiment incertain vu de l’évolution de la cinquième vague. Mais oui la scène nous manque ! Personnellement c’est même ce que je préfère faire, et puis rencontrer plein de nouvelles personnes c’est tellement enrichissant.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Je tiens à remercier tous les artistes qui travaillent avec nous notamment pour l’artwork réalisé par l’excellent Mateo El Nabo, qui est aussi musicien et un soutien précieux de la scène locale. Il y a aussi Blaise Villars qui est derrière l’esthétique de nos clips et qui nous soutient grâce à son engagement dans chacun de nos clips et notre ingé son live Ben Dacruz qui nous a suivi dans tellement d’aventures ! Puis tous les gens qui nous soutiennent, que ce soit à travers les médias ou l’organisation de concert mais aussi les gens qui viennent nous voir et qui nous soutiennent depuis tout ce temps.

Merci à Killing Volts d'avoir répondu à notre interview !

Killing Volts - Love Sailed (Official Video)

Musique interview

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