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Katel prépare son 4ème album

Katel prépare son quatrième album, composé pendant le confinement.

Katel

Pouvez-vous nous présenter votre 4ème album ?
Je suis encore en plein travail mais je peux dire vers quoi il tend. Il sera très différent d'Elégie puisque mon élan naturel me pousse à toujours vouloir voir ailleurs. Il sera très protéiforme, à la fois très personnel et très politique, ancré dans le monde actuel. Disons qu'ill viendra profondément de l'intérieur pour tendre vers l'extérieur, et être traversé par lui, notamment par la présence de nombreux.ses musicien.nes.

Comment le confinement et le Coronavirus a-il influé sur la création de cet album ?
J'ai passé les deux mois de confinement seule, et c'est un temps que je n'aurais pas eu sans ces conditions. Passé le moment de sidération et d'écoute en boucle des informations, je suis peu à peu rentrée dans un autre temps. Le confinement a fait que j'ai pu me consacrer uniquement à ma musique. Mais ce temps n'était pas hors du monde au contraire, il s'y reliait par la réflexion, la colère, la révolte, mais le recul aussi pour transformer ces sentiments violents par la musique. Les conséquences désastreuses d'une politique qui met l'économie au centre de tout depuis longtemps et partout, la brusque interruption de tous les mouvements sociaux et sociétaux qui faisaient trembler le vieux monde qui domine, tout ça a pris forme dans les textes de ce futur album. Mes disques sont toujours politiques et intimes, et lient ces deux aspects parce qu'ils sont une seule et même chose.

Peut-on savoir comment le piano vous a aidé dans la composition de vos morceaux ?
Depuis Elégie je compose au piano ou au clavier, plus du tout à la guitare. C'est cet instrument qui aujourd'hui m'offre plus de possibilités par rapport à ce que j'ai en tête. À la guitare, je passais mon temps à faire des open tuning (on change l'accordage de l'instrument) pour trouver d'autres harmonies. Le piano offre tout sous les yeux. Et les sons des claviers m'inspirent plus aujourd'hui.

Vos choix sur la partie instrumentale sont tout autre : cuivres, quatuor à vent, cordes... Est-il possible d'en apprendre plus sur ce point ?
Je parle de piano ou de guitare, mais mon véritable instrument aujourd'hui, c'est la production. J'ai mon propre studio d'enregistrement, que j'avais déménagé chez moi pendant le confinement Je travaille beaucoup plus comme une beatmaker. Les titres partent souvent de rythmiques, de grooves, de sons, d'atmosphères. J'ai fait une première version de tous les titres pendant le confinement, et en travaillant je revenais toujours vers les cuivres, et dans une moindre mesure les cordes. J'ai toujours adoré les cuivres, leur palette sonore, qui va d'une forme de transparence quand ils sont joués feutrés à une puissance folle quand il sont timbrés. Ils seront dans le disque comme une autre voix, un peu comme les Choeurs pouvaient l'être sur Elégie.

Vous avez consacré ces dernières années à produire d'autres artistes en studio. Que vous ont apporté ces moments d'échange et cela vous facilitera-il la vie pour les enregistrements de cet opus ?
Le travail sur les disques des autres m'enrichit à chaque fois. C'est une pratique qui demande à faire des liens, à avoir une vision et savoir comment la partager avec les artistes. La production demande de la souplesse, du mouvement. On ne peut pas tomber dans le savoir-faire si on veut rendre hommage à la singularité de chaque artiste. Il faut être aux aguets de tous les mouvements, artistiques et humains. Et ça me permet aussi de pratiquer sans cesse la prise de son, le mixage. Je passe mon temps à produire et enregistrer de la musique, alors oui, c'est un atout essentiel pour mes propres albums !

Vous parlez souvent de "laboratoire" pour la composition et la production. Pourquoi utilisez-vous ce mot ?
Justement comme un remède au savoir-faire. Je veux toujours chercher des endroits d'expérimentation, d'inconfort. Plus on maitrise des outils et des compétences, plus il faut pousser loin, ou plutôt se déplacer à côté pour se retrouver dans la joie du terrain inconnu, ludique, neuf, et donc créatif. C'est une nécessité pour moi.

Qu'est ce qui vous a motivé à faire un financement participatif ?
Avec Fraca !!! Le label que nous avons créé avec Emilie Marsh et Robi, nous finançons 5 artistes, et je n'apprendrai à personne que se lancer dans un label aujourd'hui est une folie ! Mais c'est celle qui nous anime et nous en sommes très heureuses !
Seulement il est très clair que nous n'avons pas les moyens de produire seules l'album que je veux faire. Mais le financement participatif n'est pas qu'une manière d'aider à produire en pré-achetant l'album par exemple, c'est aussi un lien avec ceux qui veulent soutenir ma musique. J'ai été extrêmement touchée par les messages que j'ai reçus à cette occasion, par l'engagement des gens pour permettre à ce disque d'exister. C'est une expérience très forte.

L'album sera disponible en vinyle. Qu'appréciez-vous dans ce format ?
J'aime le son des vinyles, j'aime le fait qu'il y ait deux faces. Et j'aime surtout le fait que cette manière d'écouter de la musique soit un moment en soit, qui demande d'être en présence. La musique est dans nos vies partout, tout le temps, mais trop souvent comme une bande sonore de fond.
J'aime ne rien faire d'autre que d'écouter de la musique. C'est tellement puissant quand elle n'est pas juste en train d'accompagner une autre activité, mais qu'on rentre pleinement dans l'écoute.

Souhaitez-vous nous parler de la partie visuelle ?
Elle est aussi en cours, mais j'y travaille beaucoup plus que pour les autres albums. Les deux premiers n'avaient même pas de clips, alors que j'avais la possibilité d'en faire dans mes contrats. Je n'aimais pas travailler l'image, sans doutes parce que le discours trop marketing en major me rebutait. Ça a commencé à prendre une place à partir des clips d'Elégie.
Je m'en empare désormais comme une vraie part du travail artistique. Le premier clip est réalisé par Julie Gasnier, du groupe SuperBravo, qui est aussi plasticienne et a travaillé en dessins, en encres, en peintures, en gravure. Tout le travail de l'image est en cours aussi, mais il est cette fois essentiel pour moi.

Comment vous sentez-vous sur scène et aurez-vous l'occasion de donner des concerts pour présenter l'album ?
La scène est un endroit que je questionne toujours, tout en adorant jouer et chanter en live. L'espace scénique traditionnel me semble un peu à bout de souffle, j'aimerais trouver de nouvelles formes, de nouvelles façons d'écouter ou de regarder. J'ai des idées là aussi, mais les temps de la scène sont compliqués en ce moment. Mais oui, je jouerai ce disque en live et j'ai hâte de ça !

Que souhaitez-vous ajouter ?
Le premier titre et le premier clip extrait de l'album à venir sortiront le 9 octobre prochain.
On vous en dit plus très vite !

Merci à Katel d'avoir répondu à notre interview !
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