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Jak's dévoile l'EP Act 1

Trio Formé à Grenoble en 2014 aux influences Garage et Pop, JAK’S, aime ce qui va vite, ce qui frappe fort et ce qui reste irrésistiblement dans la tête ! Avec déjà plus de 120 concerts au compteur dont des tournées en Europe de l’Est et en France, les gars de JAK’S dévoilent leur premier EP officiel Act 1.
Pour les fans d’Indie Garage Power Pop, mélodieuse et musclée !

Jak's - Act 1

Pouvez-vous nous présenter votre EP Act 1 et son univers ?
Act 1 est notre premier EP. Nous l’avons enregistré il y a, à peu près, un an dans la chambre de notre ancien bassiste Romain Da Silva. Nous avions fait quelques démos auparavant (souvent faites dans l’urgence) pour pouvoir trouver des dates, mais qui ne nous satisfaisaient pas plus que ça. Nous avons essayé, pour une fois, de s’organiser pour prendre le temps d’enregistrer quelques choses qui nous représentait un peu plus, et qu’on aurait envie de défendre auprès du public et des médias.
Nous avons beaucoup appris en enregistrant cet EP, que ce soit en termes de production, de jeux mais aussi de rigueur et d’organisation. Nous pouvons dire, en quelque sorte, que l’élaboration de cet EP nous a fait grandir.
Il y a eu pas mal de turn-over dans le projet. Ce disque représente les six premières années du groupe, toutes les personnes qui y ont participé et qui ont chacune ramené leurs influences. On y retrouve des références au Garage, à la Pop, au Surf, au Punk et au Rock Anglo-Saxon, mais ce que l’on a voulu retranscrire, avant tout, à travers ce disque, c’est l’énergie et la spontanéité que nous mettons dans notre musique. On s’en fout de faire des morceaux simples, à trois accords, à 200 BPM, du moment qu’ils nous plaisent sur l’instant et que nous nous sentons bien en les jouant, nous pourrons les retranscrire de la façon la plus sincère aux personnes qui nous écoutent et qui viennent nous voir.

Peut-on en savoir plus sur la répartition des rôles dans le groupe lorsque vous composez ?
C’est quelque chose d’assez mouvant, la composition, chez nous ! Mais tout le monde, dans le groupe, participe à la création des morceaux. Nous partons souvent d’un « riff » ou d’une mélodie et nous essayons de construire quelque chose autour de ça. Lorsque nous ne sommes pas en répète, nous faisons des maquettes chacun chez soi, que nous nous envoyons. Ensuite, nous les travaillons et les arrangeons en répète. On y va souvent à l’instinct et on trouve que ça fonctionne bien la plupart du temps ! Pour ce qui est de l’écriture des paroles, c’est aujourd’hui, Joris (notre batteur/chanteur) qui s’en occupe la plupart du temps. Le chant vient généralement en dernier dans l’écriture du morceau. Nous nous occupons de chercher une mélodie de voix, en se basant sur la sonorité des mots, ce qui découle généralement sur des « textes en yaourt » que Joris retravaille pour leur donner du sens.
Sur l’EP c’est notre ancien guitariste (qui chantait sur certains morceaux) qui a écrit la majorité des paroles.

Comment avez-vous travaillé la partie instrumentale ?
Dans un premier temps, nous avons fait tourné les morceaux en répète afin de les prendre bien en main et ensuite nous les avons rôdés en live. Ça nous a permis de nous approprier et de rendre plus mature chaque chanson de l’EP. Dès que nous avions un mauvais ressenti sur un morceau, nous en parlions entre nous et nous retravaillions le titre en question jusqu’à ce que tout le monde soit opérationnel pour donner son maximum le jour de l’enregistrement.

Que souhaitez-vous transmettre au public avec cet ACT 1 et sur quoi attachez-vous de l’importance dans votre musique ?
Nous sommes heureux d’avoir une passion et de pouvoir la partager, nous sommes des privilégiés ! Pour cela, nous aimerions pouvoir transmettre un peu de bonheur, d’émotion et de quoi se défouler aux personnes qui nous écoutent ou qui nous écouteront (surtout en ces moments de confinement !). Nous ne faisons pas de la musique pour se prendre la tête (malgré qu’on se la prenne de temps en temps haha !). Ce qui est important, pour nous, c’est le plaisir et le partage, c’est un peu bateau comme phrase, mais c’est la vérité ! Nous faisons de la musique avant tout pour prendre du plaisir, rencontrer des nouvelles personnes et partager avec celles-ci. Cela nous permet de vivre des moments incroyables, même à notre minuscule niveau de petit musicien amateur grenoblois. Nous essayons et nous espérons pouvoir retranscrire dans notre musique, cette joie et cette énergie positive qui nous animent, quand nous jouons ensemble, avec sincérité.

Parlez-nous du titre Let me go away et de son clip…
Let Me Go Away est le premier titre de l’EP et le seul, pour l’instant, que nous avons sorti. C’est un peu une ode au lâcher-prise et à la « révolte », sans rentrer dans un message politique ou quoi que ce soit de la sorte. Let Me Go Away, c’est un cri de soutient à tous ces peuples, dont nous avons, et continuons encore à, exploiter les cultures et les richesses. C’est un cri de soutient à toutes ces personnes qui sont obligées de se détruire la santé au boulot, et qui n’arrivent pas à boucler leur fin de mois, ou tout simplement au mec ou à la fille timide du fond de la salle, qui se sent prisonnier/ère du regard des autres. C’est un morceau que nous avons fait évoluer en live et pour lequel nous prenons toujours un réel plaisir à jouer !
Pour ce qui est du clip, on ne s’est pas bien cassé la tête haha !
Nous sommes partis trois semaines en tournée en Novembre dernier. Après une date à Avignon (avec nos potes Mata Hari, PULL UP !!!!) nous avions 4 jours « off » avant d’enchainer. Nous en avons donc profité pour aller se poser au Grau du Roi, dans l’appartement de famille d’Olivier (notre bassiste/chanteur), pour, au départ, composer. Et puis, nous nous sommes levés un matin en se disant : « pourquoi ne pas aller tourner un clip sur la plage pour Let Me Go Away ? ». Nous trouvions que le côté sauvage des plages (Et oui le Grau du Roi au mois de Novembre c’est aussi peuplé que la diagonale du vide au mois d’août !), ainsi que l’univers marin, se mariaient bien avec la représentation que nous avions du morceau. Nous avons donc pris les guitares, le téléphone et nous nous sommes trouvés une plage pour tourner les images. Cela nous a pris environ trois heures, puis nous avons profité des jours suivants pour pouvoir monter le clip, à l’instinct, comme nous avons l’habitude de le faire !

Vous laissez aller ailleurs c’est un peu compliqué quand des confinements sont décrétés, mais dans quel endroit aimeriez-vous nous faire voyager ?
Nous nous intéressons de plus en plus à la musique africaine alors pourquoi pas en Afrique et plus précisément au Sénégal, notre batteur a de la famille là-bas ! On y trouve les meilleurs musiciens/ennes, les meilleurs danseurs/euses, l’ambiance y est chaleureuse et les conditions climatiques agréables, surtout au bord de la mer. Il vous faudra juste préparer vos intestins à la cuisine locale et survivre aux transports en commun mais nous vous promettons de super leçons de vie durant votre séjour !
Sinon nous vous invitons chez nous avec plaisir. Par contre ça risque d’être un peu moins sexy et on a encore oublié de nettoyer le local … :/

Pourquoi avoir créé un titre sur la cocaïne ?
Ce n’est pas réellement un titre sur la cocaïne. Nous n’en avons jamais pris et nous ne saurions pas vous dire quel effet ça procure haha !
C’est une chanson, second degré, qui parle de l’effet toxique que peuvent provoquer les chansons d’amour sur les personnes en manque d’affection. Pourquoi ? Parce qu’elles renforcent ce sentiment de manque et ce besoin d’affection… comme la cocaïne ! Désolé Maître Gims, désolé Jean-Luc Lahaye !
C’est bien-sûr du second degré, l’amour c’est bon pour la santé et les chansons d’amour aussi hein !

Faites-nous entrer dans les coulisses des enregistrements en studio…
JAK’S en studio ? Ça commence déjà par un petit café-croissant à 9h du matin, et ensuite on allume les amplis pour faire crier un peu les voisins. Nous plaçons bien-sûr les micros pendant que le guitariste et le bassiste s’accordent et nous essayons de régler les problèmes techniques que nous allons rencontrer tout au long de la séance. Cet EP là, nous l’avons enregistré « live », dans une chambre, sans les voix ! Nous essayons d’arriver au studio le plus libéré possible. Parfois, il y a des choses que tu prévois de faire en amont qui ne marchent pas totalement, alors que, d’autres fois, tu tentes quelque chose sur l’instant et tu te rends compte que c’est ce qu’il manquait. Cela s’est souvent produit durant l’enregistrement de cet EP !

Peut-on en savoir plus sur l’Artwork d’Act 1 ?
C’est Myriam Ribon, une artiste et très bonne amie de Grenoble qui nous a réalisé l’artwork.
On aime dire que c’est notre « Basquiat locale au féminin ». Elle propose des créations très colorées, ultra vivantes, folles et pleines d’énergie. C’était justement ce que nous voulions !
Nous lui avons dit que nous désirions appeler notre EP Act 1 et elle est partie sur une caricature de la célèbre scène du crâne d’Hamlet. Nous avons tout de suite adhéré à l’idée.
Nous trouvions que le thème de la pochette collait bien au titre de l’EP, que les couleurs correspondaient bien à l’univers « Garage Pop » de notre musique et que la folie du personnage d’Hamlet s’associait bien à l’énergie des chansons.
N'hésitez pas à jeter un œil à son Instagram.

Une indiscrétion ou une anecdote à nous donner sur l’EP Act 1 ?
Nous avions prévu d’enregistrer les 5 morceaux, en instrumental, en deux jours, car Romain avait un agenda assez chargé et parce qu’il fallait dégager du temps pour les rajouts et les voix. Lors du premier jour de session nous sommes arrivés assez rapidement à boucler deux morceaux. Nous nous sommes donc dit que nous voulions attaquer le troisième pour avoir moins de chose à faire le lendemain. Malheureusement, au moment où nous allions débuter l’enregistrement de ce dernier, l’ordinateur de Romain, qui centralisait toutes les pistes de l’enregistrement, a lâché. Ce fût donc le stress jusqu’au lendemain, où, heureusement Romain a trouvé une solution pour poursuivre. Nous nous sommes donc retrouvés à devoir, en plus, réenregistrer les morceaux de la veille, et enregistrer les cinq morceaux en une journée c’était intense ! Mais ça reste malgré tout un bon souvenir !

Comment ressentez-vous la scène et quelle est l’ambiance en concert ?
Nous adorons la scène ! C’est là où nous nous sentons le mieux pour nous exprimer. Nous n’aimons pas trop calculer et réfléchir sur ce que nous allons faire, à l’avance, du moment que nous arrivons à vivre le moment présent et à créer un lien avec le public, nous sommes super contents ! Nous essayons de mettre le plus d’intensité possible dans chacun de nos sets pour que chaque concert devienne un grand défouloir commun !

Quel serait l’endroit de rêve où vous aimeriez vous produire ?
Je ne pense pas qu’il y ait vraiment un endroit en particulier qui nous ferait plus rêver que les autres. Nous avons envie d’aller jouer de partout, sur tous les continents. Nous faisons de la musique pour voyager, pour rencontrer et partager avec les autres. Notre rêve, ce serait d’être toute l’année en tournée !

S’il y a un « Act 1 », ça veut dire que vous projetez déjà la suite de cet EP ?
Effectivement, Act 1 est un premier chapitre qui se clôture pour laisser la place à un nouveau. Nous commençons déjà à travailler des nouveaux morceaux qu’il va falloir rôder en live avant de les enregistrer.
Pour l’instant nous nous concentrons sur Act 1. Nous essayons de le défendre et de le promouvoir du mieux possible, ce qui nous permet d’apprendre beaucoup. Nous espérons qu’un maximum de personnes pourront l’écouter et qu’elles passeront un bon moment.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Nous souhaiterions tout d’abord, vous remercier de nous avoir accordé un moment, et nous remercions aussi toutes les personnes qui ont participé à la réalisation de cet EP.
Bonne fin de confinement !
Bise du coude !

Merci à Jack's d'avoir répondu à notre interview !
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JAK'S - LET ME GO AWAY

Tracklist

  1. Another Love
  2. Let Me Go Away
  3. My Head
  4. Lady Cocaïne
  5. This Morning

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