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Jahen Oarsman prépare un album

Jahen Oarsman est sur le point de franchir une grande étape en préparant son premier album, grâce à l'aide des internautes. Découvrez les histoires qu'il y raconte.

Jahen Oarsman  (crédit Alban Van Wassenhove)

crédit visuel : Alban Van Wassenhove

Pouvez-vous nous présenter le premier album que vous préparez ?
Il comprend 10 titres, ça représente plus d'un an de travail pour composer et choisir ces morceaux. Je dirais que les adjectifs "personnel" et "introspectif" lui conviennent bien.

Quelle importance accordez-vous aux textes et à la poésie ?
Là même qu'à l'orchestration. Les mots doivent faire ressentir et voyager autant que la musique ; les deux sont indissociables et aussi importants l'un que l'autre.

Comment travaillez-vous avec votre guitariste, Valentin, sur la partie instrumentale ?
Ca fait 6 ans qu'on bosse ensemble, on est complémentaires. Valentin a fait du solfège et il a plus de qualités techniques aussi et il arrive bien à me "décoder". Je suis plus instinctif qu'érudit musicalement. Je suis une véritable éponge qui digère longtemps les choses avant de les mélanger et d'en restituer le sens ou d'en apporter un nouveau, ce qui est aussi très amusant. Je compose donc la musique, les paroles et Val donne son avis, propose quelques changements et s'occupe de figer tout ça sous forme de maquette en ajoutant ses influences à l'enregistrement. Il m'apporte des choses que je n'ai pas et inversement, on est comme les deux faces d'une pièce. Il patine donc mes morceaux avec sa touche qui se retrouve lors de la réalisation de l'album à laquelle il a grandement participé. Être deux pour faire un album aussi personnel, il fallait bien ça !

Vous souhaitez également apporter des airs de musique africaine. Pourquoi ce choix ?
Est-ce parce que ma mère est née à Alger, que j'ai aussi voyagé un peu au Maroc et rencontré des Gnaouas ? Tout ça y est certainement pour quelque chose, je compose aussi de plus en plus de mélodies à la manière d'un bassiste et on peut y trouver des sonorités africaines dans le phrasé. C'est là, en moi, on peut dire que ma musique est métissée de manière générale et j'en suis fier.

Parlez nous du titre First son...
C'est un des titres les plus personnels de cet album, tout comme l'est Algiers. J'ai d'ailleurs pleuré en enregistrant ces deux titres. La mélodie m'est venue à Rouen alors que j'allais faire une séance photo. J'étais un peu à fleur de peau, il était tôt, j'ai pris ma guitare apportée pour le shooting et deux minutes pour l'enregistrer en baragouinant une mélodie dans le mémo vocal de mon téléphone. J'y suis revenu quelques semaines plus tard pour terminer le morceau, je savais exactement d'où ça venait et ce que je voulais dire. Pour faire court ça parle d'une cassure familiale, d'un grand frère absent.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
Depuis 2016 j'ai tissé des liens avec le Studio Near Deaf situé près de Morlaix. Le dernier EP In Time a été enregistré là bas avec Seb Lorho.
Seb a apporté son savoir faire, des idées vraiment cools au mix et il va faire le mastering aussi (on est actuellement en train de terminer le mixage), il a fait les prises de la basse et de la batterie. Pour la batterie j'ai eu la chance d'enregistrer aux côtés de Franck Amand (Clara Luciani, Catherine Ringer...) et d'Adrian Edeline à la basse (Lescop, Serpent, Clara Luciani...). Il y a aussi un feat d'Amaury Ranger (François and the Atlas Mountains, Rozi Plain...) sur le titre Imagination à la basse. Ils ont apporté une base d'une qualité incroyable, c'est un kiff musical et humain.
Eric Cervera de Near Deaf a fait la réalisation avec Valentin et moi et il s'est occupé de nos prises voix et instrumentales. Eric a un côté très instinctif et comme Valentin a des idées de prod originales. Moi je m'occupe avant tout des sensations ; le seul critère est que ça doit physiquement m'atteindre à l'écoute au final.
Tout a été fait en 15 jours et ça a été tout un voyage très intense, j'ai eu des soucis de voix à un moment pour l'anecdote. J'étais un peu ko physiquement et on était en retard. Le dernier jour il manquait les prises de voix sur 7 morceaux. Je me suis levé en me disant "ça passe ou ça casse" et je les ai tous enchaînés dans une remontada que je ne m'explique toujours pas.

Qu'est-ce qui vous a motivé à faire un financement participatif ?
Fin 2019 il était prévu de signer en label et ça ne s'est finalement pas fait. J'avais un peu d'argent mais pas assez pour tout enregistrer. C'est alors que j'ai eu l'opportunité d'aller en studio avec Adrian et Franck. Je me suis dit c'est une chance et il faut foncer. Mon manager m'a conseillé de lancer le financement participatif et c'est donc parti de là. Mon public a été incroyable, on a atteint l'objectif de base de 5000 euros en 15 jours, c'est dingue, j'ai une chance incroyable.

Que voulez-vous apporter au public avec cet album ?
Je pense que le public y trouvera des sensations et des émotions que je devais sortir. J'espère que ça plaira aux gens mais je vous avoue que je l'ai fait pour moi avant tout et avec mon pote et c'est ce qui compte le plus pour moi. Il y a quelque chose de vrai là dedans, c'est pour ça que je fais de la musique je pense.

Des clips sont-ils prévus et quel sera l'univers visuel de l'album ?
Tout ça se dessine petit à petit, il y aura trois clips, mais on en est encore aux prémices de l'univers visuel. Je cherche de bonnes idées et les bonnes personnes pour ça. Ce sera introspectif, et fort j'espère. Pour la photo j'ai commencé à travailler avec Alban Van Wassenhove qui est très talentueux et dont le travail est justement très poétique.

Prévoyez-vous un concert de sortie et en quoi sont-ils importants pour vous ?
Oui, même plusieurs j'espère ! Ce sera l'aboutissement de deux ans de travail, la restitution de quelque chose d'intense. J'ai vraiment hâte de l'éclosion de tout ce travail sous-marin, de le partager. J'espère que ça fera du bien aux gens autant qu'à nous.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Tu es la première personne à m'interviewer, l'album est sur le point de s'achever et je me mets aux clips pour entamer la promotion de l'album. L'aventure commence, merci de t'y intéresser et de m'avoir contacté !

Merci à Jahen Oarsman d'avoir répondu à notre interview !
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Jahen Oarsman + Au Cours de l'Iton - First Son (Live Session)

Musique interview

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