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Irwin Gomez : l'album Alegria

Résidant à Toulouse, pianiste-claviériste et compositeur ; Irwin Gomez dévoile l'album Alegria.

Irwin Gomez

A propos de l'artiste

Irwin Gomez a fait partie de “Budapest” (post trip hop / downtempo), "Esperanto" (world jazz), “Bazar Bellamy” (french rock), ou bien “Froid” (musique minimaliste) mais aussi compositeur à l’image (ciné concerts festival Gindou & bandes sons diverses). Un D.E.M. de Jazz à Perpignan avec Serge Lazarevitch en 2005. Plusieurs interventions aux claviers dans “KKC” (hip hop) “Fanel” (electro pop) ou bien “Miegeville” (chanson). Depuis 2017, ses multiples expériences sonores en tant que pianiste jazz et musiques actuelles l’ont amené à créer des pièces miniatures ainsi que diverses œuvres avec improvisations pour piano. En résulte une fusion pop-jazz. Discographie : Piano Pieces (EP 2017) & Belvédère (LP 2019). Entre Chilly Gonzales, Brad Mehldau et Radiohead, sa musique est au carrefour de l’espérance et la nostalgie de l’enfance. “Alegria” marquera un changement stylistique plus électronique.

Interview avec Irwin Gomez

D'où vient votre passion pour la musique et en quoi est-elle importante pour vous ?
Je suis issu d'une famille de musiciens et l'accès à la musique a de ce fait toujours été très naturel. J'ai joué très tôt, à 8 ans les percussions dans le groupe de mes parents, le piano en suivant. Une culture sud-américaine (Chango Farias gomez, Lito vitale, Los Incas…), mais aussi anglo-saxonne, rock progressif (Genesis, King Crimson, Yes, Jethro Tull) chanson (Nougaro, Brel) des compositeurs romantiques et début 20ème (Mahler, Wagner, Chopin, Ravel, Debussy etc...)  mais aussi des découvertes de mon côté : par des sessions d'écoute tout gamin où j'ai pu découvrir notamment l'album si singulier Laughing stock de Talk Talk mené par le fabuleux Mark Hollis. Plus tard je découvre des ovnis comme, Ok Computer de Radiohead, James Blake, Grizzly Bear ou Bon Iver. Je redécouvre le jazz avec Jaga jazzist, et réécoute les grands Brad Mehldau, Keith jarrett, Herbie Hancock, Pat Metheny etc… puis tombe enfin amoureux de certains magnifiques thèmes de Chilly Gonzales, ce qui m’a définitivement lancé sur les débuts de mon  projet piano solo. La musique a toujours eu un pouvoir très fort sur moi (les vibrations, un vaste sujet…) C’est un de mes modes d’expression préféré et surtout “essentiel” pour vivre et se projeter dans l’avenir.

Pouvez-vous nous présenter l'album Alegría ?
Alegría (8 titres - 45 minutes) nouvel album / sortie prévue le 05 mars 2021. Ce nouvel opus parlera sans nul doute aux fans de Pat Metheny Group, Jaga Jazzist, Brad Mehldau, Chilly Gonzalès ou encore Radiohead, Steve Reich & Philip Glass. Alegria se veut être un disque construit et réfléchi, dans une volonté d’élargir la formation solo piano à une palette de couleurs plus variée et orchestrée, démarche différente de l'album précédent Belvédère (piano solo - 2019). Sa musique à caractère cinématique emprunte des déclinaisons électroniques avec “Mouvement Perpétuel”, “Lydien Serein”, “Déroger A La Règle” & “De Bon Matin” ; afros “L’horloger Fou” ou bien sud-américaines “L’enfer Me Ment” ; tout en gardant du piano solo “Les 2 Soleils” et sa part de simplicité déjà présente sur Belvédère. Le titre “Alegria” minimaliste et grandiose à la fois, viendra clôturer l’album, et nous permettra de terminer sur une note particulièrement optimiste, un modeste message d’espoir dans ce monde étrange dans lequel nous vivons.

Comment composez-vous et quelles sont vos sources d'inspirations ?
J’ai toujours passé des heures et des heures essentiellement devant un ordi pour composer. Depuis 2016, année où j'ai enfin pu rapatrier un piano à la maison, c'est toujours à l'instrument que ça se passe, en compagnie d’un dictaphone rempli d’heures de rushs, que je rejoue et modifie avant de passer derrière l’ordi pour finaliser. Le cinéma et la musique à l’image m’ont toujours attiré et je crois qu’ils sont en partie responsable de mon processus de composition. Certaines personnes me voyant en fin de concert, me dévoilent leurs impressions et images qu’elles venaient d’avoir en m’écoutant. Il s'avère que c’est exactement le but de la manoeuvre.

Pourquoi avoir choisi de sortir un album instrumental ?
J'ai eu beaucoup de projets avec chanteurs et ou je chantais également (Off Echoes, Budapest, Bazar Bellamy) et l'écriture des textes dans Off Echoes me frenait énormément. Je pense que je souhaitais aussi revenir vers une musique plus cinématique, vu que j'avais énormément de matière sonore, ça n'a pas été très difficile d'aboutir à quelque chose de ciblé.

Qu'appréciez-vous particulièrement dans le piano pour l'utiliser dans vos compositions ?
C'est mon instrument, c'est donc évidemment plus facile pour moi :-D ceci dit c'est un très bon moyen de transporter un orchestre complet. Il peut générer de la douceur, de la folie, de la tension, du grandiose, du minimalisme, bref, tous les éléments dont j'ai besoin pour vibrer et transmettre cette vibration.

Parlez nous du titre Les 2 soleils
C'est un miniature piano, une pièce écrite pour mes 2 amours, Lidwine (ma compagne) et Eliott (mon fils). Un petit interlude au milieu de l’histoire. Un apaisement léger, simple et rassurant. Ce morceau est une réminiscence de Piano Pieces, mon premier EP (2017)

Comment se sont passés les enregistrements de l'album ?
Beaucoup de pré-prods depuis décembre 2019 / janvier 2020, seul au piano puis devant l'ordi. En mai 2020, j’avais déjà une vingtaine de tracks pour faire mon choix. Puis l'idée d'orchestrer certaines tracks retenues pour des musiciens de talent a surgit. Le whistle de Rémi Bonnal a été enregistré chez moi également, puis les bandes ont voyagé vers Castres pour enregistrer les trombones (Rémi Vidal & Sacha Lourtiès), la flute (Robi George Rohrbacher), le sax ténor (Franck Mottin) et la trompette (Alain Zimmermann), puis en Aveyron pour enregistrer la batterie (Nicolas Billi) et la contrebasse (Petteri Parviainen), pour finir avec la guitare (Hervé Bezamat) à Toulouse…
Certaines prises ont évidemment été retardées par la crise actuelle mais au final on y est arrivé !

Que souhaitez-vous apporter au public avec l'album Alegría ?
Ce disque incarne simplement l'idée de se recentrer et profiter des belles choses qui subsistent sur cette terre, malgré tout ce qu'on vit aujourd'hui, d'où son titre très naïf. C'est aussi un hommage à ma 2ème terre natale, l'Espagne. Souvenirs d' années de voyages en allant voir ma famille dans la région de Salamanque…

En quoi est-ce important qu'il y ait comme une histoire sur cet opus et que les pistes soient dans un certain ordre ?
Dans mon processus, l'ordre est souvent déterminé par l'écoute plus que par le nom des morceaux. Les titres doivent pouvoir défiler de manière homogène, en faisant attention aux tonalités, sons, tempo, etc... et en faisant en sorte que l'ensemble respire bien. Mais ici je me suis aperçu que naturellement j'avais organisé les titres de manière à ouvrir au fur et à mesure : les 3 premiers titres peuvent être pris comme des morceaux "fermés" puis la suite se déverrouille au fur et à mesure, jusqu'à “déroger à la règle” (aller dans un parc plus d'une heure pendant un confinement, grand fou !)
La fin de l’album est une ascension céleste ;)

Peut-on en savoir plus sur le clip que vous avez récemment dévoilé et en quoi l'image est-elle importante en musique ?
Le premier clip "alegría" est sorti le 12 février dernier et a eu déjà de très bons retours, malgré ma réticence à le sortir au départ... J'ai souhaité montrer cet attachement à l'Espagne et à la famille à travers ces images. L'image permet de traverser les différents univers artistiques et ici encore, l'image a visiblement aidé à découvrir ma musique.

Souhaitez-vous nous parler de la pochette du disque ?
Passionné d’image depuis longtemps, depuis janvier 2020, je me suis procuré un appareil hybride et me suis mis (sans aucune prétention) à la photo. Je savais que ce serait un bon investissement pour mon projet (réalisation de clips + live sessions) mais pas que. La pochette est donc une photo que j'ai faite en pause longue. En plus de son côté abstrait, elle est censé incarner une joie, un apaisement, d'autres verraient peut-être une carte du monde… Personnellement je trouve ça plutot bien que tout le monde puisse y voir ce qu’il souhaite ;)

Pourquoi avoir choisi le nom d'Alegria pour votre projet ?
Ce n’est pas une référence à la forme flamenca bien que ce soit une référence à l'Espagne (comme évoqué au dessus), mais aussi à notre condition actuelle de citoyens manquant de vision sur l’avenir à qui je souhaite de retrouver toute la joie possible dans leur vie malgré cette situation mondiale compliquée.

L'album Alegria a été financé grâce au soutien des internautes. Qu'est ce qui vous a intéressé dans le crowdfounding et souhaitez-vous leur adresser quelques mots ?
Je connaissais déjà cette plateforme (Ulule) que je trouve très bien conçue. Le fonctionnement est assez simple et permet de mettre en forme son projet et d'être soutenu assez naturellement. Je cherchais un financement pour le pressage et la SDRM (autorisation de pressage) et sans les contributeurs, la naissance de cet album aurait été compromise, mais heureusement ils ont été nombreux à participer et je les en remercie chaleureusement !

Vous avez déjà travaillé avec d'autres artistes. Qu'appréciez-vous dans ces rencontres et en quoi sont-elles importantes ?
On se nourrit de ses expériences, de ses actes, de ses erreurs. Toutes les formations que j’ai intégrées m’ont toujours apporté du plus : de l’énergie, un savoir faire différent, et tant d’autres choses... Mais aussi du recul sur ce que je ne souhaite plus faire dorénavant. Il y a évidemment des musiciens récurrents avec qui je suis encore très lié aujourd’hui (notamment Nicolas Billi et Hervé Bezamat) mais je ne m’interdit pas de rencontrer tous les jours d’autres type de musiciens, tant qu’on arrive à communiquer c’est l’essentiel ;)

Quel souvenir gardez-vous de votre participation au concours Oticons en 2019 ?
Un moment qui m’a replongé dans les orchestrations, dans l’harmonie orchestrale, donc un très bon moment. Et même si j’ai eu le regret de ne pas être pris, j’étais très content d’avoir pu continuer à prendre du temps pour travailler de cette manière, comme à l’époque de “Tones and Pictures” avec le groupe Budapest. C’est toujours quelque chose de se dire que sa musique va être potentiellement jouée par un grand ensemble !

Que vous procure la scène et en quoi les concerts sont-ils importants pour vous ?
Pendant longtemps j’ai cru que je n’étais pas vraiment fait pour la scène mais seulement pour le studio, la composition et l’arrangement. J’avais tendance à beaucoup stresser dans certaines périodes. Mais depuis quelques années, j’y ai vraiment repris goût, peut-être grâce au fait d’avoir pris du recul et en dédramatisant ce moment. Sur le long-terme, les concerts sont “essentiels”, n’en déplaise à certains ;) Ils sont le seul réel moyen d'interaction directe avec le public, les réseaux sociaux ne remplaceront jamais ça et heureusement ! Vivement donc ce temps où nous aurons tous l’occasion de nous retrouver pour discuter et assister à des événements.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Quelques infos supplémentaires : Prochains concerts si tout va bien : le 6 avril à Val Thorens, le 15 avril à Montauban. Le disque sort donc le 05 Mars 2021 : il est disponible sur mon site internet.
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Merci à Irwin Gomez d'avoir répondu à notre interview !
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ALEGRIA - CLIP - NOUVEL ALBUM - IRWIN GOMEZ - 2021

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