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Histoire(s) du manga moderne : un livre qui retrace l'histoire du manga

Avis aux amateurs de mangas : un ouvrage retraçant 60 ans d'histoires verra le jour d'ici Noël grâce au soutien de nombreux internautes.

Matthieu Pinon, à l'origine du projet d'Histoire(s) du manga moderne a prit le temps de répondre à quelques questions sur son livre quelques jours avant la fin du financement sur My Major Company.

Livre : Histoire(s) du manga moderne

Un livre dont on entendra certainement d'ici les fêtes et dont Divertir vous le présente en exclu. !

- Pouvez-vous nous présenter votre ouvrage Histoire(s) du manga moderne ?

Il s’agit d’un livre revenant sur soixante années de bande dessinée japonaise, depuis 1952 (année de création d’Astro le petit robot) à 2012. Chaque année sera développée sur deux pages. Celle de gauche relatera les événements majeurs de l’actualité japonaise et plus spécifiquement dans l’industrie du manga ; celle de droite reviendra sur le portrait d’un auteur en pleine gloire, sa biographie et ses œuvres essentielles. Ainsi, pages après pages, les informations mises bout à bout donneront une vue globale de l’évolution économique et artistique de la BD japonaise depuis la fin de la seconde guerre mondiale. D’où le s entre parenthèses du titre : à travers toutes les petites histoires que nous narrerons, se dessinera la grande Histoire du manga.

Le projet ayant franchi 120%, il contiendra un chapitre supplémentaire qui reviendra sur les thématiques majeures que l’on peut trouver dans la BD nipponne (humour, sport, nourriture…)

- Vous êtes 3 à y avoir participé. Pouvez-vous vous présenter et nous dire l'attribution des tâches dans le livre ?

C’est malpoli mais je vais commencer par moi, car je suis à l’origine du projet. Je suis journaliste depuis une quinzaine d’années dans le milieu de la pop-culture japonaise. Mon co-auteur Laurent Lefebvre me soutient également sur la page de financement participatif (les infographies, c’est lui !) et écrit sur le manga depuis dix ans dans diverses revues. Enfin, Nico Hitori De est notre dessinateur : il a eu la gentillesse de fournir ses illustrations au risque de ne pas être payé en cas d’échec de la campagne de financements. En cela, notre relation avec lui est bien différente d’une simple commande.

 

- Au début de l'année vous êtes allé au Japon. En quoi cette visite vous a elle aidé pour l'ouvrage et pouvez-vous nous raconter en quelques mots votre visite dans le pays du soleil levant ?

J’y ai passé trois semaines, et ai visité de nombreux musées dédiés aux auteurs fondateurs du manga tel que nous le connaissons. Cela m’a été très utile pour les informations et l’iconographie très difficiles à trouver depuis la France, certains de ses auteurs n’étant pas publiés ici. J’ai également pu rendre visite à des éditeurs pour les interviewer, notamment chez Shôgakukan, l’un des plus gros éditeurs au Japon, où j’ai rencontré les rédacteurs en chef des magazines Big Comic Spirit, Shônen Sunday et Betsucomi.

Enfin, plus prosaïquement, le voyage m’a permis de rapporter une douzaine de produits dérivés pour les contributions de la page, afin d’apporter une touche personnalisée à la campagne de financement.

 

- Cet ouvrage retrace 60 ans d'histoire du manga. Comment expliquez-vous un tel succès en France et dans le monde ?

L’une des raisons majeures du manga vient de sa narration, elle-même inspirée du cinéma. C’est Osamu Tezuka, surnommé « Le Dieu du Manga » au Japon, qui en a posé l’essentiel des bases. Ce dessinateur qui a produit 150 000 planches dans sa carrière était un fan inconditionnel de cinéma et notamment des films de Disney. Ce sont d’ailleurs les designs des animaux dans Bambi qui l’ont incité à faire de grands yeux à ses personnages, un gimmick graphique qui est resté depuis.

Ce découpage si particulier, qui facilite la lecture et la compréhension parfois même sans besoin de lire les bulles (les combats épiques de Dragon Ball ou des Chevaliers du Zodiaque, par exemple) est pour beaucoup dans le succès du manga hors du Japon.

Enfin, c’est un peu le monde à l’envers car si, au Japon, les manga sont à l’origine des dessins animés, ce sont ces séries qui ont ouvert le chemin aux BD nippones à l’étranger.

 

- Votre livre a largement été plébiscité sur My Major Company, dont le financement a été largement atteint. Qu'avez-vous envie de dire à vos contributeurs ?

Un grand merci. Ils sont plus de 210 aujourd’hui, et c’est grâce à eux si le livre va exister. Plus qu’une simple précommande, leur contribution est lourde de sens et prouve qu’il y a un public intéressé, qui veut en savoir plus sur sa passion, et que les lecteurs de manga ne sont pas que de simples consommateurs. Nous envoyons un petit questionnaire avec notre message de remerciements : plus de 60% d’entre eux ont pris la peine d’y répondre. Ils savent que nous écoutons leurs avis ainsi que leurs suggestions, et leur investissement va bien plus loin que l’aspect financier.

J’espère vraiment que nous pourrons leur fournir un maximum de suppléments car nous leur sommes redevables : sans eux, Histoire(s) du manga moderne serait encore un projet utopique.

Plus que quelques jours (13/07/2014) pour continuer de soutenir ce projet sur My Major Company...
Dépêchez-vous si vous êtes intéressé(e).

- Quels bonus allez-vous rajouter à l'ouvrage ?

Il y en a un premier que nous fournissons à tous les contributeurs commandant le livre, depuis le début de la campagne : un marque-pages qui condensera les noms des soixante mangakas retenus. Pas besoin de faire des aller-retours avec le sommaire pour retrouver la page, il est prévu pour ça !

Comme nous avons atteint les 100% le 26 juin, nous avons depuis installé des paliers supplémentaires, qu’on peut classer en deux catégories. A 110% et 130%, des bonus exclusifs pour les contributeurs (respectivement un kit de post-it pour « chronologiser » sa mangathèque et une frise résumant soixante ans de manga). A 120% et 150% des ajouts au livre (un chapitre supplémentaire et une galerie fan-art par des dessinateurs français et peut-être même japonais) dont pourront bénéficier les acheteurs lors de sa sortie. A l’heure où je réponds, nous sommes à 129% et il nous reste quatre jours pour aller jusqu’au bout, tout est encore possible.

- Quand pourra-on se procurer le livre Histoire(s) du manga moderne ?

Il sera disponible à la fin de l’année, pile pour les fêtes. C’est le cadeau de Noël idéal à offrir aux fans de manga… mais que les passionnés peuvent aussi offrir à leurs proches pour qu’ils appréhendent mieux cette culture si riche. Je ne vous cache pas que Laurent et moi sommes impatients d’avoir enfin l’objet en main : il représentera dix-huit mois d’efforts !

Nous avons présenté le projet durant Japan Expo 2013, et essuyé nos premiers refus en septembre. Entretemps, nous avons mis en place un plan développé (notamment le listing des soixante auteurs) sur lequel j’ai pu me baser pour organiser mon voyage au Japon (15 mars – 4 avril) et ma recherche de documentation.

Quand Le Dernier Incubateur Avant La Fin Du Monde nous a pris sous son aile fin 2013, nous avons mis en place un planning serré. Lancement de la campagne mi-mai durant Geekopolis, festival donnant un éclairage renforcé au projet, et conclusion une semaine après l’incontournable Japan Expo. Deux mois et demi de rédaction plus un mois de relecture et de mise en page et nous voilà fin octobre. Cela nous laisse un mois pour la fabrication et l’impression, afin que Histoire(s) du manga moderne soit disponible en librairie début décembre, et sous les sapins le 24 ! Les contributeurs, eux, les recevront en avance directement à domicile, avec tous leurs suppléments exclusifs et une dédicace.


- Début juillet s'est tenu la Japan Expo à Paris. Y avez-vous participé et en avez-vous profité pour faire des rencontres au sujet de votre ouvrage ?

Je ne pouvais évidemment pas manquer cet événement, d’autant que je connais le festival depuis sa troisième édition (12 000 visiteurs sur 3.000 m², ça change des plus de 200 000 visiteurs pour plus de 120.000 m² actuels !), ne serait-ce que pour interviewer certains des invités. Des rencontres avec les visiteurs avaient été organisées sur le stand My Major Company, mais ce qui m’a le plus touché a été les preuves d’affection du reste de la profession.

Le projet venait d’atteindre les 100% une semaine auparavant et beaucoup sont venus spontanément me transmettre leurs félicitations. J’ai profité de l’occasion pour leur demander leur soutien, et ils ont tous eu un mot pour des vidéos que mon collègue Laurent s’est empressé de monter.

Car si nous avons atteint les 100%, nous ne nous tournons pas les pouces pour autant. Nous souhaitons vraiment remercier au maximum nos contributeurs avec des suppléments et pour cela, il faut attirer de nouveaux contributeurs. Japan Expo a donc été l’occasion d’une grosse campagne de communication, et l’aide de tous les camarades de notre sphère promotionnelle pour ces vidéos y est pour beaucoup.

Merci à Matthieu Pinon d'avoir prit le temps de répondre à nos questions (dans un planning plus que serré) ! Rigolant

Histoire(s) du manga moderne
Retrace 60 ans d'histoire du manga
160 pages environ.
24 x 27 cm

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