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Guevn sort l'album Ataraxie : Humeur 2

Maxime Lopes Par Le lundi, 04 avril 2022 à 21:33 0

Dans Culturel

Guevn, l'artiste produit par le label H24 (Tayc, Barack, Ocevne, Titai...), présente "Ataraxie : Humeur 2".

Guevn

Ce second EP, issu de son projet « Ataraxie » qui comptera au total trois volets, est à écouter dès maintenant. Et pour accompagner la sortie de ce nouvel EP, Guevn dévoile le clip de son single "Drogue Douce" dans lequel on retrouve des clins d’œil à la série « Squid Game »...

Avec "Ataraxie : Humeur 2", Guevn a toujours pour ambition de casser les codes.
Le jeune homme, influencé par Eminem, Elvis Presley, Johnny Hallyday et la nouvelle scène trap US, se positionne du coup comme porte-parole de la population rurale française (il vit en campagne en Isère).

Ainsi, il souhaite introduire dans le game la voix de cette jeunesse éloignée des grandes villes : « Je veux en faire une banalité, effacer les clichés ».

Aujourd’hui, ce nouvel EP particulièrement authentique est encore empreint de mélancolie, de désillusions, d’espoir et de détermination.

Guevn, qui n’a pas peur d’oser, nous livre donc son hyper sensibilité sur des influences rap et pop/rock, à l’appui de textes d’une véracité saisissante.

Grâce à son profil encore inédit dans le milieu des musiques urbaines françaises, Guevn commence à se faire sa place dans le paysage…
Alors qu’il a généré près de 100 000 streams en seulement 3 mois, son 3ème EP est déjà annoncé pour Juin, et une tournée sauvage à travers la France rurale est en cours de préparation.

Guevn - Drogue Douce (Clip Officiel)

Si le Rap Game était jusqu’ici confiné au chant des banlieues parisiennes et aux litanies du sud ; Guevn fait souffler une sonorité d’un genre nouveau. Le public devra désormais compter avec la voix de la Grande France, celle des bourgs et des hameaux, plus communément connue sous l’appellation vulgaire de « campagne ».

L’arrière-pays sur la scène rap

A la fin des années 1980, lorsque le rap arrive en France, les textes relatent la colère d’une jeunesse qui a l’impression de ne pas compter parmi les préoccupations des dirigeants. Guevn nous apprend que ces problématiques sont décuplées dans les communes de l’arrière-pays : « On a un tabac, une boulangerie et un bar ». Ce qu’il décrit, c’est Montferrat, un patelin de 1800 habitants à peine, perdu entre Grenoble et Lyon. Des transports en commun quasi inexistants, aucun gymnase ni terrain de foot, pas de conservatoire ou de bibliothèque : « On a passé des journées à vraiment rien faire, du matin jusqu'au soir. Il y a plein de communes autour où y a vraiment rien, où les jeunes sont obligés de se barrer à une demi-heure, 40 minutes juste pour se poser. Il faut créer des trucs, des restos et tout, pour qu’il y ait un peu de vie. On aurait juste voulu avoir un complexe sportif tu vois, mais on n’a rien eu que l'alcool, c'est venu tôt parce qu'il y avait rien à faire, vraiment rien. » Un sentiment d’asphyxie qui fait naître chez lui un besoin d’évasion. Ces champs, ces monts hostiles, cette grisaille ; lui ont naturellement insufflé un ton mélancolique. La vingtaine et déjà blasé par la société, par l’humanité : « En vrai, je déteste ce monde ». Ce profil encore inédit dans le milieu des musiques urbaines françaises offre l’ébauche d’une étude sociologique. Avant que ne se dessine concrètement une carrière musicale prometteuse, à partir de 2019, Guevn erre sur les hauteurs du lac Paladru.

Musique

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