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Great White Shark dévoile l'EP Time to be

Rédaction Divertir Par Le vendredi, 05 mars 2021 à 08:09 1

Dans Culturel

Great White Shark est un projet Rock Alternatif de David Naville, un compositeur et producteur de Lausanne et basé à Berlin. Découvrez l'EP Time to be.

Great White Shark

Un départ sombre de son travail de PYRAME, Time to Be est une sélection de titres rock alternatifs sombres de l'artiste berlinois né à Lausanne qui reflètent l'époque. L'EP est complété par des remixes par un trio de producteurs berlinois, Semodi, Skelesys et Hartbrand. Les remix accompagnent parfaitement les chansons originales, s'appuyant sur les thèmes existants et les emmenant directement sur la piste de danse.

Semodi adapte Tapis Rouge pour le club, en utilisant généreusement la voix tout en réduisant l'intensité des guitares originales d'un cran et en incorporant des accords de synthé à bon escient. Skelesys prend le tempo sur Choices, canalisant ses influences hard rock et post punk et appliquant son empreinte en associant la guitare aux échos du disco des années 80 et de l'EBM, solidement implantés au sol par un motif de batterie qui piétine. Doberman reçoit un traitement plus agressif de Hartbrand, créant le plus sombre des trois remixes en supprimant une grande partie du contenu mélodique original, remplacé par des tambours saturés et des traces de voix fortement traitées, un exemple parfait de sa marque de techno fortement modulaire.

D'où vient votre passion pour la musique et pourquoi avoir choisi le pseudo du Grand requin blanc ?
La musique a toujours été très présente dans ma vie, avec comme premiers souvenirs les écoutes en boucle de 33 tours d' ABBA que ma mère écoutait quand j'avais 4-5 ans. A 5 ans, dans un magasin de disques, je me souviens avoir acheté les 45 tours de KISS "I was made for loving you", qui était déjà une belle métaphore pour ce qui allait devenir une de mes plus grandes passions.Je me suis ensuite mis au piano durant mon adolescence, ainsi qu ́a la guitare, pour ensuite être bassiste d'un groupe de pop-noise, à Lausanne, quand j´ai commencé mes études. Je pense avoir passé par toutes les cases musicales de la génération X, en écoutant en boucle les Beatles, les Stones, Les Doors, Deep Purple, et surtout, Led Zeppelin et Jimmy Hendrix, avant d´entamer une bonne phase New Wave, avec The Cure, Depeche Mode, Joy Division, le metal (Metallica, Iron Maiden), le Nu Metal (Korn, Deftones, Limp Bizkit), et pas mal de Brit Pop aussi (Blur, Gorillaz, Two Door Cinema Club)
Le nom Great White Shark, c´est une pure coïncidence, mon batteur m´aillant envoyé complètement par erreur un article sur les grands requins blancs. J´ai adoré, et me suis dit que cela était un signe. J´ai donc gardé ce nom pour le projet. Belle métaphore aussi concernant l'identité du projet et la nature de la musique, aussi.

Pouvez-vous nous présenter votre EP Time to Be ?
Time to Be est un EP de 5 titres originaux et de 3 remixes + plus une version dub d´un des remixes. Great White Shark, c'est du rock indie, alternatif, dopé de samples électro, avec un touche de progressisme. Ce sont essentiellement des titres composés d'abord à la basse, ainsi que des mélodies à la guitare. Je cherche le riff accrocheur, la progression d´accords qui va avec, et finalement, des mélodies qui supportent mes textes. J'attache beaucoup d'importance aux paroles, et au message véhiculé par le titre. J ́approche des sujets comme la liberté et la délivrance ("Doberman"), les excès de notre société moderne et narcissique, égocentrique et fanfaronne ("Tapis Rouge"), l ́espoir de rencontrer l'âme-soeur sur le tard ("Last Night on Earth"), le déroulement complètement aléatoire de nos vies, des chemins que l'on suit, basé sur des décisions que nous devons prendre en permanence ("Choices"), et sur le fait que nous sommes tous des étrangers et des nomades prétendant appartenir à une communauté précise ("Someone Else ́s City").
L´EP est complété par trois remixes de producteurs que j'adore et respecte, et qui ont produit des petites merveilles (du moins, à mon goût, mais je ne suis bien évidemment pas objectif...)

Pourquoi avoir voulu faire un disque de remix et comment avez-vous sélectionné les titres originaux ?
Je vois un remix comme une nouvelle interprétation du mix original avec une touche plus "club" au morceau. De plus, baignant dans la musique électronique depuis longtemps, et vivant à Berlin, cela était trop tentant de demander à d'autres producteurs de revisiter le mix original et de le remixer. Les trois morceaux sélectionnés coulaient assez naturellement de source, car je ne cherche pas a remixer "Last Night on Earth", qui est une ballade rock, ainsi que "Someone Else s City", qui est un titre instrumental.  

Qu'avez-vous souhaité apporter de nouveau sur vos remix et quelle orientation avez-vous donné ?
La nature rock alternatif, stoner, indie, des originaux est, somme toute, de la musique qui est présente depuis plus de 30 ans. Les remixes amènent quelque chose de frais et moderne à l'EP.
L ́orientation est d'amener le titre original dans le monde de la musique électronique (en particulier, au niveau de la rythmique, qui est plus "droite" et dansante que pour le titre original, mais aussi au niveau "de la dose" de synthétiseurs, et autres sons trouvant leur origine dans la musique électronique, qui amène alors l´original dans un monde nouveau. Le meilleur exemple est le remix de Doberman, par Bernhard Range, alias Hartbrand. Bernhard a fait d ́un titre rock, un morceau purement techno industrielle, en ne gardant que le message fondamental du titre original - et encore (!), il a pitché ma voix beaucoup plus basse, et cela donne un remix de très haut niveau (à mon avis, mais je ne suis - encore une fois -  pas objectif ! LOL)

Vous êtes accompagné des producteurs berlinois Semodi, Skelesys et Hartbrand sur ce projet. Comment se sont passés vos échanges ?
Je connais bien Semodi et Skelesys, car j'avais déjà travaillé avec eux sur mon projet de musique électronique qui s´appelle Pyrame. Hartbrand est un producteur de jazz et qui fait maintenant de la techno industrielle. J´ai tout de suite été captivé par son univers et je l'ai contacté. Timing : juste avant le premier confinement. Cela a donné à Bernhard - et Semodi aussi - du temps au mois de mars 2020 pour travailler sur leur remixes. Skelesys a remixé "Choices" au mois de novembre 2020, et cela a été "limite" au niveau du timing par rapport à la sortie de l'EP, avec le label ayant déjà commencé à sortir le premier single "Tapis Rouge". Mais Skelesys a "assuré" et produit un remix que je trouve excellent, et dont on a même fait un vidéoclip, avec Christian Krueger, un metteur en scène et réalisateur avec qui je travaille, ainsi qu'avec son équipe. 

Comment avez-vous vécu la pandémie mondiale et comment a-t-elle affecté vos projets artistiques ?
La pandémie a été une source de grandes émotions, en particulier par rapport aux conséquences désastreuses sur les personnes plus âgées. J'ai d'abord eu très peur pour mes parents, et nos aînés en général.
Cela a néanmoins été une période très productive musicalement (et aussi en cuisine, à nourrir ma famille - mais c'est un autre sujet :)), où j´ai eu le temps de produire plusieurs morceaux que je compte sortir dans les deux prochaines années. Affaire à suivre, donc.
Sinon, plus concrètement encore, cela a mis un frein total sur l'aspect Live du projet. J'espère donc que la situation va s'améliorer très bientôt afin de pouvoir jouer les titres sur scène.

Souhaitez-vous nous parler du titre Doberman présent sur l'EP ?
Doberman est mon premier single, enregistré, il y a plus de 3 ans. A l'époque, je travaillais essentiellement sur des morceaux de musique électronique, et un beau jour, j´ai pris ma basse et composé les lignes de basse de ce qui allait devenir Doberman. Les paroles ont suivi dans les quelques semaines qui ont suivies, et une équipe de Paris est venue pour faire la musique vidéo du titre. Des moments inoubliables, intenses car le clip a été tourné en l'espace de 3 jours, avec plus de 30 personnes apparaissant dans la vidéo. Et il faisait 35 degrés à Berlin en août 2018...
Ce titre est aussi un tournant pour moi, car c'est le moment où je me suis décidé à faire de la musique à 100%, ceci, ayant un passé complètement différent - j'étais d'abord physicien, avant de travailler 15 ans en informatique dans une banque d´investissement.

Qu'est-il le temps d'être... ?
Telle est la question, justement ! Time to be, or not ? "Time to be, that is the question" comme dirait Shakespeare.
Le titre de l'EP est un clin d'œil à l´outro de "Doberman", où je termine le titre avec ces lyrics, justement : "Now, it´s time, to be. Now, it´s time...".

Une anecdote à nous donner sur l'EP Time to be ?
Oui ! L'EP a été masterisé par John Davis, de Metropolis Studios, à Londres. John venait de passer 3 mois avec Jimmy Page afin de remasterer le catalogue de Led Zeppelin, et m´a fait l'honneur et le plaisir de masteriser les 5 titres originaux.  

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Je remercie toutes les personnes qui m'ont accompagné et aidé afin d'aboutir à cet EP. Cela représente une somme assez énorme de travail et de sueurs, de doutes et de joies, de surprises, de rires, de deadlines à respecter, etc... Toutes ces personnes ont d'une manière ou d'une autre adoptè ce que j'appelle "la Great White Shark attitude". Je les remercie infiniment pour leur confiance et leur travail.

Merci à Great White Shark d'avoir répondu à notre interview !

Great White Shark - Last Night On Earth (Official Music Video)

Musique interview

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Commentaires

  • Gretschmann Georg

    1 Gretschmann Georg Le mardi, 09 mars 2021

    M A S T E R P I E C E

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