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Gabrielle Verleyen prépare l'EP Le lac

Gabrielle Verleyen prépare l'EP Le lac avec le soutien des internautes et prévu pour le printemps 2020. Plongez dans son univers folk, l'indie-pop et la musique du monde.

Gabrielle Verleyen

Vous étiez très timide dans votre enfance, quel a été le déclic pour vous lancer dans une carrière artistique ?
Lorsque j’avais 21 ans, une amie m’a tiré de force à un cours de chant collectif. C’était la première fois que je chantais devant d’autres personnes que cette amie en question ou que le noyau familial.
Les gens du cours ont beaucoup apprécié et je me suis dit que je ne chantais peut-être pas si mal que ce que j’avais toujours pensé. Et comme je passais mon temps à chanter enfermée dans ma chambre, je me suis lancée petit à petit.

Pouvez-vous nous présenter votre futur EP Le lac ?
C’est un EP qui présentera cinq chansons en français et anglais dans un style folk, dream-pop, indie-rock et musique du monde. L’univers est à la fois nostalgique et lumineux. Il y a autant d’espoir que de mélancolie dans les mélodies, les harmonies et les paroles. Pour créer ces atmosphères je travaille avec trois musiciens, le guitariste Romain Verwilghen, le tromboniste Julien Guilloux et le batteur Edouard Cabuy. L’EP sera disponible au printemps 2020.

D'où tirez-vous votre inspiration et comment composez-vous vos titres ?
Je m’inspire de ce que je vis, de mes peurs, de mes désirs, parfois de sentiments, d’émotions et aussi parfois d’éléments plus concrets, comme la nature, la ville, etc. Il n’y a pas vraiment de règle sur la manière dont je compose. Ca peut être trois notes au piano ou à la guitare qui me donnent envie d’aller plus loin. Parfois une mélodie que j’ai dans la tête, parfois des mots, parfois des erreurs que je trouve intéressantes et qui vont être le départ de toute une composition.

Est-il possible d'en savoir plus sur la partie instrumentale ?
Je suis entourée par trois supers musicos, très investis, talentueux, créatifs, sympas, bref, je n’aurais pu rêver meilleure équipe pour cette aventure ! Il y a donc le guitariste Romain Verwilghen, le tromboniste Julien Guilloux et le batteur Edouard Cabuy. Dans quelques morceaux je joue aussi moi-même de la guitare. Le tout donne un mélange de riffs entêtants, de cordes qui s’emmêlent avec ce trombone qui plane au loin et des grooves subtiles qui soutiennent le tout.

Quels souvenirs gardez-vous de vos études au conservatoire de musique du monde à Rotterdam et en quoi cela vous aide-il dans votre carrière de chanteuse ?
Je garde des milliers de souvenirs vraiment très beaux. C’était une expérience extraordinaire autant d’un point de vue artistique qu’humain. Ces souvenirs sont comme des cadeaux que je garde précieusement. Je pense que je ne mesure pas encore tout à fait l’importance que ces années ont eu sur ma carrière de chanteuse. J’ai évidemment appris énormément en tant que musicienne et chanteuse, mais aussi en tant que personne. Quand on vit pendant de nombreuses années à l’étranger entourée de gens tellement différents dans un univers exigeant et compétitif, je crois qu’on est obligé d’apprendre à être ouvert d’esprit, à écouter, se remettre en question, persévérer, etc. Tout ça aide forcément dans une carrière et est très inspirant.

Quelle importance accordez-vous à la voix dans vos compositions ?
Beaucoup ! Ceci dit, j’aime laisser des passages instrumentaux dans chaque chanson. Ca donne une respiration, une dynamique que j’apprécie beaucoup.

Parlez nous du titre Les plaines...
Les plaines c’est une chanson qui parle d’un bref instant pendant un long voyage au Pérou lorsque j’avais 18 ans. Après des heures dans un bus de nuit, on est arrivés le matin dans des plaines. On s’est arrêté, il y avait le silence comme je ne l’ai jamais entendu, les couleurs, les odeurs, un aigle au loin, et moi qui avait décidé peu avant d’écourter mon séjour après de longs mois là-bas. C’était un moment plein d’espoir et très serein après de longs mois plutôt torturés. Ceci dit, je pense qu’après toutes ces années j’ai sans doute un peu fantasmé ce moment !

Souhaitez-vous nous faire entrer dans les coulisses du studio Key Org où vous avez enregistré l'EP Le lac ?
C’est un studio absolument fantastique. Le patron Christophe Tignée est super accueillant, bienveillant et a tout fait pour que nous soyons le plus à l’aise possible et dans les meilleures conditions pour enregistrer. L’ingé son Ulysse Wautier est juste génial, hyper pro, sympa, accommandant, bref c’était vraiment un plaisir de travailler avec cette équipe.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif et quel serait l'argument pour convaincre de vous aider ?
Le financement participatif servira pour les coûts du mastering, du pressage, de la promotion et d’un vidéo clip. Ce sont des éléments essentiels dans la réalisation et la diffusion d’un EP. Je crois que le financement participatif est un bon moyen pour soutenir la culture et pour permettre à des artistes de continuer leur art. Il y a peu d’argent destiné à la culture et beaucoup de projets, comme par exemple la réalisation d’un album, tombent à l’eau faute de moyens.

Qu'est ce qui vous a plu dans le fait de proposer l'EP sur une clef USB en bois gravée ?
Il y a beaucoup de gens qui n’ont plus de lecteur CD et j’aime l’idée qu’ils aient quand même un support physique avec la musique. En bois parce que je trouve ça plus joli et gravée pour que ce soit un peu personnalisé.

En quoi le label M.J. Key Recordz vous apporte-il son aide ?
Le Label M.J. Key Recordz est une petite structure qui nous conseille, nous pousse et prend en charge une partie des frais du studio. Sans eux, je ne sais pas si cet EP verrait le jour.

Des clips sont-ils prévus et quel sera l'univers visuel de l'EP Le lac ?
J’aimerais en réaliser deux mais on verra ce qui est possible avec le budget qu’on aura. Le premier clip sera dans des tons pastels qui évoquent la nostalgie et l’espoir, des couleurs qu’on associe à ces sentiments. Il n’y aura pas vraiment de narration à proprement parler, plutôt un enchainement d’images poétiques. C’est Margaux Dauby qui le réalisera.

Avez-vous des concerts de prévus prochainement et aimeriez-vous défendre cet EP au bord d'un lac ?
Nous avons des dates prévues dès le printemps, elles seront bientôt confirmées et annoncées sur facebook. C’est une très bonne idée d’organiser un concert près d’un lac, je vais y penser !

Que vous procure la scène ?
Aujourd’hui la scène me donne beaucoup de plaisir. J’adore me laisser porter par l’instant, voir où la musique peut nous emmener, les musiciens, le public et moi-même. Ca n’a pas toujours été le cas et j’en profite d’autant plus !

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Merci ! Merci pour cette interview, merci à tous ceux et celles qui me soutiennent et croient en ce projet, merci aux merveilleux musiciens qui m’accompagnent, merci au label MJ Key Recordz qui me soutient, merci à tous ceux qui de près ou de loin nous aide pour que ce projet voit je jour.

Merci à Gabrielle Verleyen d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez la également sur Facebook.

Et pour aller plus loin... En ce moment :

- dans ma playlist : Ex:RE, Sona Jobarteh, Lhasa de Sela, Agnes Obel, Emilie Khan, Kevin Morby
- la série que j’affectionne : The top of the lake
- le livre que j'aime lire : L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante
- le spectacle qui me fascine ou l'humoriste que j'aimerai rencontrer : Blanche Gardin
- la destination où j'aimerai voyager : l’Alaska

Les plaines - Gabrielle Verleyen

Musique interview

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