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Fontiac : son EP Oxurya

Découvrez l'EP Oxurya de Fontiac et porté par le single The Wall.

Fontiac

Enguérand a déjà accumulé un parcours étonnant : propulsé à l’âge de 13 ans aux Transmusicales de Rennes, il a performé pendant 4 ans sur les scènes à travers l’Europe, aux USA en passant par l’UMF de Miami, Coachella, et le Summer Sonic de Tokyo entre autres. Fin 2015, sa sœur avec qui il partageait leur duo « Carbon Airways » (Polydor/Universal), décide de reprendre sa vie étudiante, mettant fin au projet musical.

Après avoir quitté le milieu scolaire volontairement à 17 ans, Enguérand passe deux ans isolé de toute connexion sociale à repenser ses propos artistiques selon ses nouvelles aspirations, afin de créer un écosystème musical et graphique encore plus singulier, sous le nom de FONTIAC.

« Chaque lettre de FONTIAC, est un mot en latin qui définit un but dans ma vie. »

Composant l’intégralité de ses voix et productions instrumentales, Fontiac crée cette intrigue musicale mêlant mystère et mélodies entêtantes, imagées à travers un univers blockbuster poétique, traduisant sa fascination pour l’inconnu, les énigmes et le surnaturel.

En Live, on y découvre un show habité d’une énergie puissante et unique sans compromis, des mélodies envoutantes, revisitant ses morceaux originaux et donnant une dimension supérieure à son univers.

Son symbole, l’Arche, représente les différents paradigmes et portails que nous empruntons tout au long de notre vie, qu’il est possible d’en traverser d’autres, d’apprendre à connaître nos véritables valeurs et convictions, déterminant qui nous sommes et qui nous devenons.

Votre nom, Fontiac, est un mot en latin qui définit un but dans votre vie. Souhaitez-vous nous en dire plus à ce sujet ?
Chaque lettres de Fontiac est un mot en latin définissant un but, un état d’esprit que je souhaite atteindre dans ma vie. À part sous d’extrêmes tortures, ces mots resteront secrets avant qu’ils ne prennent un réel sens dans ma vie ;) 

Pouvez-vous nous présenter votre EP Oxurya et son univers ?
Cet EP est le portrait de ma fascination pour les énigmes, le mystère et l’inconnu, c’est aussi un chemin à travers les différents états d’esprits par lesquels je suis passé ces dernières années : la peur, le doute, la recherche de légitimité, l’amour, la surconfiance, les rêves et nos barrières, la solitude et nos failles.
Le nom de cet EP vient de mon voyage en Norvège d’été 2019.
J’avais posté une vidéo sur mes différents réseaux sociaux, et une fille a commenté « C’est quelle planète ? ». J’ai trouvé ça tellement satisfaisant qu’une personne s’approprie l’univers de ce projet, et le premier mot qui m’est passé par la tête pour lui répondre est : Oxurya.

Comment l'avez-vous composé et quelles ont été vos sources d'inspirations ?
Il y a plusieurs lieux qui m’ont donné la possibilité de composer les différents morceaux de cet EP. Mon Home Studio à Lyon, chez mes parents en Charente-Maritime, et le vélo sur lequel je passe la majorité de mes soirées en tant que coursier.
Étant donné ma fascination pour les choses qui relèvent du mystère, j’ai cherché quels étaient pour moi les environnement qui s’y rattachaient le plus : les abysses, les grottes, l’espace.
Ce sont des environnement qui me parlent énormément dû à cette notion d’espoir que je donne dans tous mes morceaux. Chercher l’étincelle, dans l’obscurité.
Pour la pochette, je me suis inspiré de la porte de la Moria dans le Seigneur des Anneaux.

Quelle place occupe les textes dans vos compositions ?
Pour la plupart des artistes, écrire provoque une sensation thérapeutique. Paradoxalement, j’ai besoin de régler individuellement chaque choses avant de pouvoir en parler.
Ce que je souhaite faire à travers mes textes, c’est donner des clés de compréhensions et des outils aux personnes qui écoutent mes morceaux, afin de les aider à être la personne qu’ils veulent devenir.
Je suis extrêmement heureux quand je reçois des messages d’auditeurs et auditrices me partageant l’impact de ma musique sur des étapes de leur vie.

Est-il possible de nous parler de la partie instrumentale ?
J’ai beaucoup de manières différentes de composer mes instrumentaux.
Ça peut partir d’une ligne de voix qui m’arrive en tête lorsque je suis sur le vélo, d’un son de synthé, d’un morceau que j’écoute, d’une percussion, le bruit d'une paille glissée dans un gobelet, bref… aucune recette haha.
Il y a toujours une forme de rugosité racée et intemporelle dans ma composition électronique, avec des mélodies donnant une dimension pop à mes titres.

Selon vous, en quoi la musique est-elle importante et que souhaitez-vous transmettre avec elle ?
La musique est le trait d’union entre toutes mes passions. C'est la corrélation entre ce que je crée, et comment je leur donne un sens. Quand j’étais plus jeune je voulais faire des films, aujourd’hui j’ai la chance de coréaliser tous mes clips. Je fais des effets spéciaux depuis mes 12 ans, ça me permet de designer tous mes visuels.
Mais la musique c’est pas essentiellement le fait de créer qui est intéressant. C’est en partie la raison de me remettre tout le temps en question (ce que je crois positif pour le développement personnel de tous).

Peut-on en savoir plus sur les enregistrements en studio ?
Rien n’est plus productif qu’un home studio pour enregistrer ses prises de voix. Pas besoin d'un ingénieur du son qui veut une pause clope toutes les heures haha. Si j’ai pas une bonne voix tel jour, je n’ai pas payé une session en studio pour rien. Tout bénef !

Parlez nous du titre The Wall et de son clip...
Une première partie du clip a été tournée en Norvège avec mon ami Stéphane Ridard (photographe & réalisateur) l’été dernier. Pour la seconde partie, un autre ami réalisateur Arthur Villalongue m’a aidé à tourner dans ma chère ville Lyonnaise.
Je voulais que ce clip mette en image ce que je constate depuis des années à propos du regard que portent encore beaucoup trop de gens sur le fait de vouloir réaliser nos rêves : que c’est un schéma enfantin et puérile. Mais ce que j'ai appris, c'est que conceptualiser et construire nos rêves nous permet de devenir plus mature et la personne que l’on veut être. Oser rêver sans légitimité nous rapproche petit à petit de celui-ci.
(Bon même si le travail reste quand même le facteur principal de la réussite) haha.
 

Qu'appréciez-vous dans la scène et quelle place occupe le show lors de vos concerts ?
Le live me permet de donner cette dimension supérieure à tous mes morceaux. C’est comme s’ils prenaient tout leur sens. Ils ont un nouvel aspect, sans détériorer les versions originales pour lesquelles les spectateurs viennent à mes concerts.
Un axe sur lequel je m’amuse et met beaucoup d’importance c’est l’aspect blockbuster, féérique et immersif.
Il y a un réel parti prix, que ce soit dans les mélodies pop et les passages plus dark.
Quand je regarde les gens depuis la scène je suis à chaque fois surpris de constater à quel point ils sont immergés dans ces ambiances. Mais surtout ce que j’aime, c’est rencontrer le public, avoir cette connexion très intime et cette sincérité malgré les paillettes théâtrales.

A 13 ans vous vous produisez sur la scène des Transmusicales de Rennes. Qu'avez-vous ressenti à ce moment et comment vous sentiez-vous ?
Très très gros souvenir des Transmusicales. Beaucoup de stress et craintes étant donné la polémique qui avait surgi à l’époque. Accueil exceptionnel, on avait joué dans le Hall 9 qui est en quelque sorte la Main Stage de ce festival. 
Jean-Louis Brossard (le programmateur) nous avait fait énormément confiance à l’époque, avait misé gros et je crois que notre prestation a respecté son coup de poker, qui a été un effet domino pour la suite de notre carrière avec ce précédent projet. Je serai à jamais reconnaissant des personnes qui nous ont donné notre chance aussi jeune.

Quel souvenir gardez-vous de votre duo Carbon Airways ?
J’ai vécu des choses extraordinaires à un âge où l’on se construit. J’ai pu partager des moments inoubliables avec ma famille.
J’ai connu des concerts devant des enfants en train de dessiner au feutre avec des casques anti-bruit sur les oreilles (ça m’a marqué) et 2 ans et demi plus tard : jouer à Coachella.
Mes parents se sont toujours sacrifiés pour nous permettre de vivre cette vie complètement dingue à leur place, nous poussant chaque instant à connaître une vie hors du commun.
Alors bien sûr, il y a eu énormément de pression, de stresse, d’échecs et de coups durs, de jeux de rôles et faux semblants, mais ça m’a forgé et ma gratitude est entière.
Cependant, tout ça ne peut pas avoir qu’un seul impact positif instantané et éphémère sur une vie, même si je n’ai que 22 ans. Le gros problème c’est que j’ai vécu des rêves, avant de les rêver.
Donc quand le projet s’est arrêté je ne savais plus du tout si tout ça n’avait pas été qu’un simple hobby surdimensionné ou réellement une cause à effet d’une véritable passion.
J’ai ensuite réfléchit sur la place de la musique dans ma vie et trouvé un terrain plus sincère pour construire une vision concrète et de grosses ambitions pour Fontiac. Je sais que ça va prendre du temps, mais je suis prêt car je lâcherai rien pour réaliser ce que j’ai en tête.
Donnez moi seulement quelques années ;)

Merci à Fontiac d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez le également sur Facebook.

Fontiac - The Wall (Official Music Video)

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