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Finger Lick : l'EP One Way Ride

Le groupe belge de rock/stoner Finger Lick dévoile son EP One Way Ride.

Finger Lick (crédit Didi Baba)

crédit visuel Didi Baba

Qui se cache derrière Finger Lick et d'où vient l'idée du nom du groupe ?
Derrière Finger Lick se cachent initialement Benny Lust (basse) et Dave Dash (chant et guitare), les deux membres originels du groupe. On s'est rencontrés vers 2006 mais on s'est revus en 2013 lors d'un concert d'un ami commun. A ce moment-là on a décidé de se revoir pour faire du "rock avec des c...".
Les deux autres membres, amis de longue date et inséparables,  se sont ajoutés au Line-up en 2018, à savoir Jonas Sanders (batterie, connu pour ses années en tant que batteur de Pro-Pain) et Shaun Von C (guitare).
L'idée du nom du groupe vient à la base d'un de leurs premiers titres qui s'intitule "three-finger lick" et qui se structurait autour d'un riff réalisé avec trois doigts. Lorsqu'il a fallu  trouver un nom pour le groupe, on a décidé de se baser sur ce titre-là, en laissant tomber le "three" initial, car "to finger lick someone" veut en réalité dire "lécher son doigt et toucher une personne", geste un peu balourd et pas très classe, un peu choquant et surtout très graphique.
On désirait garder dans notre nom ce côté décalé et humoristique, qui a d'ailleurs toujours été très présent dans nos vidéos.

Pouvez-vous nous présenter votre EP One Way Ride et son univers ?
Début 2018, lorsque l'on s'est mis à répéter ensemble, on a senti qu'il fallait relancer notre activité en publiant quelque chose dans des délais raisonnables. Etant donné que Jonas est un des patrons du Studio Blackout, les choses ont pu s'enchaîner assez rapidement. En l'espace de six mois, on a mis six morceaux en boîte et on s'est proposé de combiner leur sortie de quelques dates de concert. L'univers de l'EP est une évolution très énergique du style incarné par le groupe (stoner rock), mélangeant des gros riffs sur une tonalité assez grave, des rythmes incisifs et une production survitaminée. L'ensemble est assez dark quoique très abordable, la voix de Dave arrondissant pas mal les angles. Au niveau des arrangements, le groupe a voulu aller crescendo, complexifiant les apports instrumentaux et vocaux au fur et à mesure que l'EP évolue. Le premier titre Cool as Ice commence par un gros Larsen, très brut. Le dernier titre, The End, a requis un travail assez conséquent dans le mix, impliquant un ensemble de cordes pour transporter l'auditeur vers un climax auditif inexorable et surpuissant. Les paroles, quant à elles, touchent des thèmes tels que la dualité amour-haine, la folie, les espoirs perdus, la trahison, le côté absurde de la vie et du système... Des thèmes plutôt sérieux, qu'on essaie le plus possible de tourner en dérision et de prendre avec une touche de... belgitude ?

Comment composez-vous et comment se passe la répartition du travail dans le groupe ?
Il n'y a pas vraiment de méthode mais il existe quelques schémas structurels récurrents.  Pour les paroles, Dave utilise très souvent les arcanes majeurs du tarot de Marseille pour se donner des idées autour d'un thème. Les morceaux quant à eux partent souvent d'un riff (Cool as Ice) ou d'une suite d'accords (One Way Ride), mais peuvent parfois commencer par une boucle de rythme électronique/acoustronique, qui ensuite devient un morceau à part entière lorsqu'on se met à travailler à plusieurs dessus (c'est le cas de The Blur, co-écrit par Shaun et Dave, sur base d'un beat de batterie joué par Shaun et bouclé sur la loopstation RC505 du studio de Dave). Sur le dernier EP, la plupart des morceaux ont été "initiés" par Dave, mais chaque membre du groupe y apporte son talent, sa touche personnelle et ses suggestions d'arrangements. Dans The End, Jonas et Ben ont fait jouer leurs copines respectives, au violon et à l'alto, sur une partie de cordes écrite par François Willemaers,  guitariste de Va à La Plage, un des autres groupes de Ben. Dave et sa copine Melissa s'occupent en partie du management et du booking, de la direction artistique. Jonas tient quant à lui les rennes du mix et de la production.

Faites nous entrer dans les coulisses des enregistrements en studio...
Voici une vidéo illustrant Jonas et Ben en train d'enregistrer leurs parties en simultané sur The End.
Le studio où l'EP One Way Ride a été enregistré est le Blackout Studio de Schaerbeek, co-géré par Jonas et par notre ami de longue date et ingénieur du son Ivan Houben. Le processus d'enregistrement a été le même pour tous les morceaux : sur base d'une session demo sur Cubase apportée par Dave, Jonas et Ben ont travaillé tous les morceaux au click, ensemble en une seule prise, pour produire une section rythmique puissante, ronde et bien calée.  Ensuite se sont rajoutées les parties guitare de Dave et Shaun, également jouées en simultané. Ensuite sont venues les voix, les backings, et les ajouts éventuels de production: voix-off, dialogues, monologue, sections de cordes, effets de post-production et mix en général. Le mastering a également été réalisé chez Blackout par Jonas, qui est déjà très bien rodé notamment pour produire des groupes de rock dur. On se sent toujours à la maison chez Blackout, on prend le temps de bien faire les choses dans la bonne humeur et avec beaucoup d'humour et d'efficacité. Jonas et Dave travaillent dans le même environnement software, ce qui facilite beaucoup les choses et l'échange de versions successives au cours de la production.

Est-il possible de nous parler du titre Payback Time ?
Payback Time est un morceau qu'on a écrit sur base d'un sentiment principal : le malaise, la maladresse d'une rencontre malheureuse. Le personnage principal arrive avec fracas dans une pièce où se trouve son ex. Le malaise initial qu'il ressent se transforme en satisfaction malsaine : son ex est devenue laide et elle transpire la culpabilité. L'ex-copine regarde le sol et ne sait pas quoi faire. Elle n'était pas prête à revivre cette rencontre. A mesure que le protagoniste la regarde, il ressent tout le mal-être de celle-ci. Elle est clairement contrariée, mais cela luit produit un effet jouissif. C'est ce que le groupe a voulu communiquer dans le final, lourd et hurlé. Le morceau utilise beaucoup de tritons ou "accords du diable", faits de notes séparées par 6 demi-tons, avec énormément de groove et de clins d'œil rythmiques au style stoner.

Que souhaitez-vous apporter au public avec votre album ?
Essentiellement, l'aboutissement ultra-énergique d'un projet dark, sexy, agréable à écouter et à voir par tout amateur de rock.
Toutefois, aujourd'hui  je crois que l'album est devenu un simple outil promotionnel. Nous avons sorti 100 exemplaires en vinyle "pour la forme", et le reste est sous format digital (tout est disponible sur notre site) car nous préférons que les gens nous écoutent librement. Les supports physiques sont devenus un investissement presque inutile. Les morceaux de l'album font partie d'un set que nous avons bien rôdé et nous tentons avant tout de produire un excellent spectacle. Nous concentrons toute notre énergie sur la prestation scénique et avons beaucoup travaillé le lightshow. Etant donné nos backgrounds respectifs, l'ensemble est très intéressant à découvrir par le public car nous repoussons beaucoup de limites inexplorées, tant rythmiquement que vocalement qu'harmoniquement.

Peut-on en savoir plus sur la pochette de One Way Ride ?
La pochette illustre un personnage basé sur le premier et le 22ème arcane majeur du tarot de Marseille, à savoir le Bateleur et le Mat (le fou), et d'autres éléments de la Maison-dieu ; 1 et 22 sont un peu l'alpha et l'omega du mystique, aleph et tav, le début et la fin. On y voit un homme portant une strat' sur son épaule, qui semble avoir une tête de mort-vivant, et qui est assis à califourchon sur une fusée qui sort du cadre de la carte, vers l'infini (symbolisé également par son chapeau). La pochette, en réalité, rejoint beaucoup d'idées qui alimentent notre créativité aujourd'hui. Le personnage nous représente tous fidèlement; on est tous un peu fous, un peu artistes, avec un volonté d'aller loin dans notre art et dans nos objectifs. Tout cela avec légèreté et simplicité.

Une indiscrétion ou une anecdote à nous donner sur One way ride ?
Personne ne nous fait de remarque par rapport au nombre (en chiffres romains) sur la carte de la pochette de l'album...

Donnerez-vous prochainement des concerts et en quoi la scène est-elle importante pour vous ?
Jonas va bientôt partir en tournée aux USA avec Pro-Pain, donc nous préparons une petite tournée pour son retour d'ici le printemps. En attendant, nous avons deux concerts prévus le même jour, le 7 Mars à 21h au Belvédère à Namur, et à 23h dans une brasserie bruxelloise à Laeken qui sort une nouvelle cuvée d'IPA.  Nous jouerons également en Pologne en Mai prochain. Je crois que chaque membre du groupe vit profondément pour la musique et pour l'expression scénique. C'est ce qui nous tient en haleine et nous motive. C'est l'objectif principal de chacun d'entre nous, quelle que soit la forme que cela peut prendre. La scène, c'est l'endroit où nous nous sentons les plus fidèles à nous-mêmes et le mieux dans notre peau.

Que faites-vous juste avant de monter sur scène ?
On n'a pas vraiment de rituel d'avant-concert, mais on se tape tous dans la main pour s'encourager et on s'assure d'avoir de quoi se désaltérer pendant le show (une ou deux pinte(s)).

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Venez nous voir, écoutez-nous sur notre site, likez notre page, écrivez-nous, soutenez-nous via notre magasin en ligne, c'est tellement plus parlant que d'essayer d'expliquer le sentiment que cela produit !
Merci vivement pour cette interview et à très vite :).

Merci à Finger Lick d'avoir répondu à notre interview !

Finger Lick - The End

A propos de Finger Lick

Tout se passe lors d’un concert aux abords de Bruxelles-les-Bains, une fin d’après-midi chaude et ensoleillée de l’été 2013. Dave Dash, guitariste-chanteur-comédien, rencontre Benny Lust, bassiste. L’un est aujourd’hui autrement connu sous le nom de David-Adrian, grâce à sa participation à la saison 7 de The Voice Belgique. L’autre le connaissait déjà via un ami commun colocataire. Ils sympathisent, prennent quelques verres et parlent de leur idéal musical. “Du rock avec des c...”, dira l’un. “Oui mais pas du métal”, dira l’autre. Il faut que ça chante, il faut de l’émotion, de la rage, de la subtilité. Mais ça doit cogner. Ils sont d’accord. Ils décident de se revoir et se réunissent avec deux amis de Ben qui à l’époque ont déjà quelques bribes de morceaux. Dave écrit quelques paroles. Tout s’enchaîne assez vite. Après six mois, ils enregistrent leur premier single. Leur but est aussi de diffuser aussi une image, un message. Ils réalisent donc un clip pour ce single, dont ils soigneront particulièrement le scénario, le story-board, les acteurs, ... L’histoire ? Quatre employés de bureau qui font tout, sauf travailler. Le tout est une allégorie de l’absurde de la bureaucratie, des abus en tous genres et de la condition du travail moderne. En l’espace de quelques minutes, ils ont réussi à concentrer dans un mélange humoristique explosif la plupart des phobies et des vices du 21 siècle.

 La composition du groupe reste la même jusqu'en 2018. Entre 2013 et 2018, le groupe se produit sur quelques scènes nationales (La Machine, Les Fiestas du Rock, le B52, Le Rock Classic, L’Os à Moëlle, le Petit Chapeau rond rouge, la Brussels Tattoo convention...) et sort deux CD auto-produits : "Control Freak" en 2014 et "Bad Luck" en 2016. Ils passent plusieurs fois en radio dans l’émission Classic 21 métal.

En 2018, Ben et Dave décident de s’entourer d’un “Line-up B” car les autres membres ne sont pas disponibles. Jonas, ami de longue date de Dave et mondialement connu sur la scène métal (batteur du groupe de hardcore new-yorkais Pro-Pain, et de dizaines d’autres projets tels que Angel Crew, Resistance, Komah, Emptiness), cherchait à les rejoindre depuis quelques années. Quelques semaines plus tard, Shaun Von C, guitariste d'exception (membre de Length of Time, Angel Crew, Age of Torment, Resistance...), rejoint le groupe également.

Et là, la magie opère. Les quatre membres se retrouvent facilement pour recréer l’univers du groupe. Le fruit de cette magie est un rock puissant, sombre et riche en contrastes, bercés de voix pleines d’émotion, parfois rugissantes, parfois agonisantes. Un tout monolithique qui peut tout balayer sur son chemin. Et c’est là l’ambition du groupe : à travers des morceaux enracinés dans l’émotion, de retransmettre la puissance de ce qu’ils véhiculent au plus grand nombre.

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