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Eskelina prépare son 3ème album

Son accent ne vous dit rien, il vient d’un ailleurs qui n’a pas l’habitude de chanter la langue de Brassens. Et pourtant, c’est de cet endroit qu’arrive une merveilleuse nouvelle pour la chanson française. Eskelina a grandi quelque part en Suède, coincée entre les grandes forêts scandinaves et la mer Baltique. Elle prépare son troisième album avec l'aide des internautes.

Eskelina (crédit Björn Svanstein)

crédit visuel Björn Svanstein

D'où vient votre passion pour la musique ?
Depuis toute petite la musique me passionne et me fascine par les possibilités qu’elle crée de communiquer des émotions au-delà des mots, la possibilité de toucher et d’être touché en profondeur. De voyager dans des endroits impossibles, de créer des choses fortes et belles de rien. Les possibilités de faire danser, faire oublier, faire revenir, de faire disparaitre et de tout simplement faire du bien.

Pouvez-vous nous présenter votre 3ème album que vous préparez ?
Pour moi c’est un album qui décrit le chemin vers la liberté profonde. Celle d’accepter qui nous sommes, de s’aimer et de s’assumer. C’est aussi une libération musicale où l’univers de la chanson s’ouvre vers une forme plus intuitive et souple.

Comment l'avez-vous composé et quelles ont été vos sources d'inspiration ?
Nous travaillons depuis 2012 avec Christophe Bastien qui compose la plupart des mélodies et qui m’accompagne à la guitare sur scène et avec Florent Vintrigner qui est l’auteur de la plupart des paroles. Chaque fois nous nous retrouvons pendants quelques jours d’affilés où nous nous isolons quelque part chez l’un d’entre nous. En préférence dans un endroit inspirant et où Florent peut faire les cent pas.
On se raconte nos vies, je raconte beaucoup la mienne et les garçons distille tout ça en chansons. Pendant la création de cet album précisément j’étais dans un grand changement de vie, dans un grand vide et je pense que cela a beaucoup coloré les chansons. Cette fois-ci je me suis également mêlée à la composition.

Quels ont été vos choix concernant les instruments ?
Nous composons tout à la guitare. Cette fois-ci Christophe a sorti sa belle guitare électrique. Et Florent son banjo. Mais, ensuite, les chansons sont passées entre les mains de Sébastien Collinet, arrangeur et réalisateur d’excellence et voilà qu’est venu se greffer pleins d’autres instruments. De la batterie, du piano, des machines...
Cela me plait beaucoup !

Est-il possible d'en savoir plus sur vos échanges avec Nans Vincent pour 2 chansons ?
La rencontre avec Nans Vincent a été un véritable coup de foudre musicale.
Nous nous somme rencontré sur l’île d’Oléron par pur hasard et de cette rencontre sont nées deux chansons, chacune inspirée de l’île et avec elles une belle amitié.

Est-ce vrai que vous avez composé ce 3ème album dans une cabane ? En quoi ce lieu était-il inspirant ?
Une grande partie oui. Dans la cabane magique de Florent. On avait l’impression d’être loin du monde et dans un autre temps. Coupés de tout avec vue sur les collines et les chevaux. 
Ce n’était pas prémédité de se retrouver là, c’était grâce au cours de la vie, mais je pense que ce lieu était parfait pour l’ambiance qu’on voulait donner aux chansons.

Que représente pour l'étape des enregistrements en studio ?
C’est le moment où l’on fige les chansons, le moment où on les capture pour qu’elles puissent voyager et survivre au travers du temps. Cela crée forcement une forme de pression. C’est un moment très organisé mais en même temps un moment où l’on se permet tout. C’est souvent un moment suspendu, hors du temps où l’on dort peu, où l’on reste enfermés dans la bulle qu’est le studio. Cela crée une ambiance unique et particulière qui est autant grisante qu’effrayante. On essaye d’utiliser ces émotions fortes qui sortent pour faire vibrer la musique que l’on enregistre.

Qu'aimez-vous transmettre avec votre musique ?
Du bien-être.

Qu'est-ce qui vous a motivé à faire un financement participatif ?
L’envie de trouver les moyens nécessaires pour avancer sans faire impasse sur notre liberté.

Peut-on en savoir plus sur le clip qui est prévu et pourquoi le tourner en Suède ?
Non, pas vraiment. Seulement qu’il sera lié à la Suède d’une façon ou d’une autre.
Nous avons des idées et des inspirations et nous avons trouvé les personnes qui vont réaliser le clip. Mais avec les temps qui courent, nous allons être obligés de rester très souples. Tout ce qu’on imagine aujourd’hui peut être bouleversé demain. C’est toujours un peu le cas dans la vie, mais encore plus maintenant. Mais cela n’est pas forcement négatif.
J’aime aussi inventer et faire dans la spontanéité.

Une indiscrétion à nous donner sur votre troisième album ?
Une des chansons nous l’avons crée aux rencontres d’Astaffort en 2018 avec un superbe chanteur, auteur/compositeur qui s’appelle Diego Gernais. Il a composé la musique et j’ai écrit les paroles, bien aidée par ce cher Diego. La chanson parle de l’adolescence entre amis dans mon village perdu en Suède et nos premiers émois amoureux…

Donnerez-vous un concert de sortie ?
OUI ! D’une façon ou d’une autre !! Et j’espère de tout mon coeur que ça sera un concert « live » à la Maroquinerie comme prévu !

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Merci de vous être intéressé au travail de mon équipe et de moi. Et tâchons de garder un lien chaleureux entre nous tous ! Même si cela doit se faire par la télépathie !
Vivement les prochains concerts !

Merci à Eskelina d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez la également sur Facebook.

"Sur la route" du 3ème album (Extrait)

Musique interview

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