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Epsylon prépare l'album Six

Maxime Lopes Par Le vendredi, 17 décembre 2021 à 13:17 0

Dans Culturel

Originaire de Vendée, Epsylon est un groupe indépendant de pop-rock celtique français. Découvrez leur futur album Six, soutenu par les internautes.

Epsylon

D'où vient l'idée du nom Epsylon ?
C'est un choix un peu par défaut car nous n'avions pas de nom lors de notre premier concert. Le guitariste d'origine a proposé epsilon, on a remplacé le « i »par un « y » pour se démarquer. Ayant acquis rapidement une petite notoriété dans notre région, nous avons gardé le nom.

Pouvez-vous nous présenter votre album Six et son univers ?
C'est un album peut-être un peu plus varié que ses prédécesseurs, avec toujours cette patte qui nous caractérise le rock et le trad. La crise sanitaire nous a laissé plus de temps que prévu donc nous avons été plus loin dans les arrangements. C'est un album un peu plus long aussi que nos albums précédents.
L'univers est toujours pop/rock et mélodique.
Les textes évoquent tout ce qui nous entoure et tout ce que nous vivons au quotidien. On a grandi, on se questionne plus, sur l'essentiel, ce qu'on laisse à nos enfants...

Quelles sont vos sources d'inspirations pour cet opus ?
On écoute pleins de choses, ce serait trop long de tout énumérer mais on se rejoint sur des artistes qui nous touchent par leur mélodie et leur texte.

Qu'appréciez-vous dans le pop-rock celtique ?
En réalité, les instruments traditionnels que nous utilisons dans le groupe (Bombarde, accordéon diatonique) sont des prétextes à la création. La plupart des artistes utilisent des claviers pour imiter des instruments de musique traditionnels (Des cordes, des instruments à vent....). Nous, on fait l'inverse ; on utilisent de vrais instruments traditionnels pour enrichir mélodiquement nos chansons. Dans l'inconscient des gens, il y a un côté exotique, une note de bombarde et vous voyagez en Bretagne. En réalité, nous ne faisons pas de la musique celtique à proprement dit.

Que peut-on savoir de la partie instrumentale et quels sont vos choix pour Six ?
Le socle des morceaux est toujours basé sur nos instruments habituelles (Batterie, basse, guitares, violons, accordéon, bombarde, clarinette). D'un point de vue arrangement, on a ajouté des claviers, des moogs, des sons qui amènent de la modernité.

Comment le Covid-19 a-t-il affecté la préparation de cet album ?
La crise sanitaire, comme la plupart des gens, nous a stoppé dans notre élan en Mars 2020. Nous sortions tout juste de résidence et étions dans les startings blocks pour attaquer la deuxième année de la tournée «  Astronaute ». Au début, on a gardé le cap en proposant des choses à notre public via des vidéos en live ou en streaming, ça a super bien marché, notamment une reprise de « L'amérique pleure » des Cowboys Fringuants. Ensuite, on a vu toute la tournée s'annuler, ça nous a mis un coup de massue mais on s'est accroché à la pré-production du nouvel album. Le deuxième confinement d'Octobre nous a beaucoup affecté aussi car c'est en principe la période de démarchage pour la tournée suivante et aucun organisateur ne voulait s'engager sur 2021, c'était très dur moralement... Finalement on a réussi à faire quelques dates en 2021, des concerts avec beaucoup d'émotion qui nous ont conforté dans nos choix de vies.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
On est entré au studio au déconfinement 2021. Pour la première fois on a enregistré dans notre région d'origine, en Vendée, dans un tout nouveau studio situé sur l'île de Noirmoutier (Studio de la plage).
Comme à notre habitude, on avait écrit et pré-produit l'album en amont.
Nous sommes restés environ 3 semaines en studio, ce qui a permis de nous retrouver après la période de confinement. Ca nous a fait un bien fou au moral et nous a regonflé à bloc après la période de confinement qui nous a parfois fait douter....
Pour cet enregistrement, nous avons travaillé en famille, c'est Yohann Coadic notre ingénieur du son « Live » et Antonin notre bassiste qui se sont chargé des prises et de la partie réalisation. En tant que groupe « indépendant », on aime bien avoir la main sur tout le processus.

Que souhaitez-vous apporter au public avec l'album Six ?
Avec cet album nous avons envie d'apporter un élan de fraicheur avec des morceaux remplis d'espoir et positifs ! Dans sa couleur, l'album nous paraît plus varié que son prédecesseur, de nouvelles influences, de nouvelles recherches sonores mais toujours cette patte qui caractérise le groupe. En point d'orgue, on a écrit un morceau à la façon de « Requiem », un titre fédérateur qu'on a hâte de jouer en live.

Qu'est ce qui vous a motivé à faire un financement participatif ?
On a pris l'habitude de se servir du crowfunding pour la sortie de chacun de nos albums studio. Cela permet dans un premier temps à notre public de pouvoir se procurer le nouvel album avant la sortie officielle, c'est quelque chose que l'on aime aussi chez d'autres groupe dont nous sommes fans. Dans un second temps et en tant que groupe entièrement indépendant, ce financement nous permet d'aller plus loin dans notre démarche de développement, de s'entourer d'un attaché de presse par exemple, de financer des encarts publicitaires, dees images, des clips etc... L'image est devenue un élément essentiel pour se démarquer dans le milieu de la musique.

Parlez nous du titre Requiem...
Requiem, qui figure sur l'album « Ouvrage du coeur » (2016), est la chanson qui a permis d'allier parfaitement l'ensemble des influences du groupe. Un refrain en forme d'hymne qui prend toute son ampleur en concert, une mélodie de bombarde qui joue un riff mélangé à la guitare donnant un côté puissant au morceau. C'est une chanson qui rassemble les gens qui aime notre musique. Cette chanson, c'est la pure synthèse de tout ce qu'on aime, la « patte » du groupe.

Que peut-on savoir des clips que vous allez réaliser et leurs univers visuels ?
On a prévu des clips mais nous gardons la surprise pour l'instant !

Qu'appréciez-vous dans la scène et avez-vous un souvenir à nous raconter ?
On aime tout dans la scène, c'est vraiment l'ADN du groupe, c'est ce qui nous anime. On est nombreux sur scène (6) et on est potes, ça se ressent. Un concert pour nous, c'est avant tout défendre nos chansons.
Nous allons dans beaucoup d'endroits où les gens n'ont jamais entendu parler de nous, le but c'est qu'ils s'en rappellent pour longtemps et qu'ils passent un super moment.
Des souvenirs, y'en a trop mais peut-être un festival en Picardie (Festival Pic'Arts 2018) où nous avons joué juste après Louane, c'était plein à craquer et personne ne nous connaissait. On s'est dit ça va être chaud juste après une artiste ultra connue et finalement c'est dans ces moments qu'on est les meilleurs, le public nous l'a bien rendu !!

Où aimeriez-vous donner des concerts pour cet album et certaines salles mythiques vous tentent-elles ?
On aimerait aller jouer l'album au Canada, c'est vraiment quelque chose qui nous fait rêver.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Longue vie à l'album « SIX » et longue vie à Divertir.eu

Merci à Epsylon d'avoir répondu à notre interview !

EPSYLON / Requiem (Live) / The City Trucks Festival

Musique interview Crowdfunding

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