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Dragon Rapide dévoile l'album Mumbo Jumbo

Rédaction Divertir Par Le mercredi, 15 septembre 2021 à 08:35 0

Dans Culturel

Le groupe Dragon Rapide dévoile son deuxième album intitulé Mumbo Jumbo.

Dragon Rapide (crédit Marianne)

crédit photo : Marianne

Interview avec Dragon Rapide

 Qui se cache derrière Dragon Rapide et comment s'est créé le groupe ?
On est un trio de rock indé : Sylvain (guitare / chant), Jimmy (basse / chant) et POG (batterie / trompette). On s'est rencontrés à Clermont-Ferrand où on jouait tous depuis pas mal d'années dans différents groupes.

Pouvez-vous nous présenter l'album Mumbo Jumbo et son univers ?
C'est notre deuxième album. Le premier See The Big Picture était sorti en 2018. STBP comprenait nos premières chansons faites ensemble, et on les avait pas mal jouées en concert avant de les enregistrer. Là c'est différent, les morceaux ont été composés plus rapidement et spécifiquement dans l'idée de faire un disque. Il y a aussi plus d'arrangements, plus de gens qui jouent sur le disque. C'est peut-être plus cohérent, je ne sais pas. On a essayé de se renouveler !

Quelles ont été vos inspirations et dans quelles conditions l'avez-vous composé ?
On l'a composé en 2018-2019, juste après la sortie du premier. On ne voulait pas perdre trop de temps, rester dans l'élan. C'était bien parti et puis le covid nous a mis une bonne année dans la vue. Après ça nous a laissé le temps de faire les choses correctement et de trouver des labels pour le sortir, donc ça va.

Souhaitez-vous nous parler de la partie instrumentale ?
On a ajouté pas mal d'instruments acoustiques : banjo, congas, trompette, ... Sans être délirant au niveau orchestration, ça donne un côté plus pop auquel les morceaux se prêtent plutôt bien.

D'où vient l'idée du nom Mumbo Jumbo ?
On l'a choppé dans un film, Barton Fink, où l'expression est utilisée à un moment. Ça sonne bien, ça ne veut pas dire grand-chose ('charabia', plus ou moins) : parfait.

Comment se sont passés les enregistrements en studio pour cet opus ?
L'album a été enregistré et mixé par Olivier Perez, un bon pote dont on adore le groupe (Garciaphone). On a fait ça de manière assez simple, avec peu de matériel et pas dans un studio 'pro', ça donne au truc l'esprit DIY qu'on voulait.

Que souhaitez-vous procurer au public avec l'album Mumbo Jumbo ?
L'envie de venir nous voir en concert et de nous acheter des disques et des T-shirts.

Est-il possible de nous parler du titre de Full Moon et de son clip ?
C'est la suite de la chanson Odyssey, qui était sur notre premier disque. Ça évoque le voyage du vaisseau de la mission Apollo XIII vers la lune. Il y aura une suite sur un prochain album : ceux qui connaissent l'histoire pourront en conclure que le morceau sera certainement moins enjoué.

Quels ont été vos choix pour l'artwork de cet album ?
C'est une photo de la parade des 'Black Indians', des afro-américains qui défilent avec des costumes traditionnels amérindiens au moment du carnaval du Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans. On a découvert ça via la série Treme, c'est hyper impressionnant niveau musique et visuel. Un truc de transe ! Le photographe, Christopher Porché West, nous a autorisé à utiliser la photo, super sympa.

Des concerts sont-ils programmés et que vous procure la scène ?
On joue le 26 novembre au Fotomat à Clermont pour la sortie du disque avec plusieurs groupes qu'on invite pour l'occasion. On aura quelques concerts en fin d'année, a priori jusqu'en Suisse, et après on monte une tournée pour le printemps et l'été prochains.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Si vous avez des plans pour jouer, contactez-nous !

Merci à Dragon Rapide d'avoir répondu à notre interview !

Dragon Rapide - Full Moon [OFFICIAL VIDEO] ☆☆☆☆☆

A propos de Dragon Rapide

L’art pop est une science appliquée, d’un point A à un point B, du début à la fin d’une chanson, puisque c’est tout ce qui s’y passe – des chansons. Le reste dépend de ce à quoi vous carburez.

Dragon Rapide, après un premier album en déclaration d’intention – See the Big Picture, voilà l’image – îles britanniques et continent nord-américain – continue de carburer à l’art du (power) trio, basse poisseuse et mazoutée, batterie et percussions mêlées formant muraille haçiendesque de Glasgow à New York, et les guitares. Des guitares devant, derrière, partout, parfaites, qui disent R.E.M. et Teenage Fanclub, qui disent Gang of Four et Johnny Marr, qui disent que « la vie moderne craint » – peut-être, et encore, parce qu’ici on n’est pas nostalgique, on est inactuel, nuance. Ces guitares seront toujours merveilleusement modernes, merveilleusement inactuelles, merveilleusement pas nostalgiques quand les os des enfants de nos petits-enfants seront redevenus poussière depuis plusieurs myriades de kalpas.

Tout ça serait de peu d’importance s’il n’y avait, donc, les chansons. Et Dragon Rapide, nul en concept, mauvais en name-dropping, incapable de la moindre coolerie, avec sa power pop colorée de psyché et de baggy, offre la plus belle collection de chansons de nos saisons, servies par deux chanteurs qui leadent et qui chœurent dans une joie communicative. Et c’est tellement bon que l’on danse. Et il y a, planquée au milieu, une reprise d’Aimee Mann tellement parfaite qu’on jurerait qu’elle est, aussi, une chanson de Dragon Rapide.

Musique interview

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