Publicité

Double U prépare l'album J'aimerais

Quelque part entre recherche de liberté, d’émancipation et besoin d’expression, Double U décide en 2019 de tout quitter pour se consacrer pleinement à sa musique. Il prépare actuellement l'album J'aimerais.

Double U

Double U compose, écrit et interprète un rap mélancolique et personnel, teinté de mille influences culturelles et sociales. Son rap nous transporte avec émotion et sincérité dans ses pensées et son passé.

Après une première année réussie, Double U résume cette expérience en un mini-album de 5 titres qui sortira le 4 décembre 2020 : J'aimerais. Avec une plume aiguisée et des influences diverses, il y traite de ce changement de vie qui le définit, ainsi que de son passé qui l’a mené jusqu’ici.

interview

Pouvez-vous nous présenter votre album J'aimerais ?
J'aimerais, c’est un mini-album de 5 titres que j’ai composé et écris pour raconter ce qui m’a poussé à tout arrêter pour me centrer à 100% sur ma musique. Ce projet marque le début d’une belle aventure musicale, et la consécration d’un mec qui dit : « j’aimerais faire de la musique », et qui le fait pour de vrai.

Comment composez-vous et quelle importance accordez-vous aux textes ? Souhaitez-vous nous parler de la partie instrumentale ?
Je commence par un instrument qui m’inspire et qui me touche. Je me laisse porter par l’émotion qu’il renvoie et je pianote sur mon clavier à la recherche d’une mélodie qui me prend aux tripes. Je rajoute ensuite d’autres instruments, des sons et des sonorités pour l’accompagner et vraiment créer une atmosphère, une émotion particulière. Jusque-là, la vibe m’a déjà inspiré une idée ou quelque chose dont je souhaite parler, et je commence à écrire. Je prends beaucoup de temps à trouver les bons mots pour décrire ce que j’ai dans la tête, et la bonne manière de les mettre ensemble. Le tout doit être cohérent et former un ensemble. Ça doit me ressembler au maximum.

L'album J'aimerais a été imaginé entre Copenhague, Paris, Dublin et La Réunion. Comment ces villes vous ont-elles inspiré ?
Je n’ai pas choisi ces lieux au hasard. La Réunion, d’abord, c’est ma terre. C’est là où j’ai grandi, là où j’ai appris la vie. Là-bas, sur ce petit morceau de roche volcanique, tu as une telle richesse culturelle que tu en apprends sur le monde entier et gardes les pieds sur terre. C’est aussi un endroit marquant pour moi, parce que j’ai dû le quitter à mes 14 ans, laissant derrière moi mes amis les plus proches et des milliers de souvenirs. Une île, donc, qui m’inspire tous les jours autant de vie que de nostalgie.
Copenhague, ensuite, c’est un peu ma 2ème ville. C’est là où ma mère a grandi, c’est la ville de ma famille. Je me suis installé chez ma grand-mère (Momo) pendant un mois. La mentalité danoise est très humaine, très basée sur la confiance et l’ouverture d’esprit. Ça m’a mis dans une vibe de liberté et de sérénité et j’ai sorti en une journée des mélodies et un style que je n’avais pas forcément l’habitude de travailler. Je parlais aussi beaucoup avec ma grand-mère, ce qui m’a fait beaucoup réfléchir sur l’amitié, la famille.
Dublin, c’était pour rejoindre une excellente amie, Julia Poca avec qui j’ai commencé à écrire de la musique, et avec qui j’ai écrit La Tête Haute, un single fort en émotion que j’ai sorti en février. Elle m’inspire beaucoup et me plonge encore plus dans un esprit de créativité et de composition. On se pousse beaucoup dans nos vies respectives, et c’était naturel de passer par cette case pour écrire J'aimerais.
Paris, pour finir, c’est là où je passe aux choses sérieuses, accompagné de ma fine équipe. J’ai mon home-studio ici, où je teste des choses, je pianote, j’écris, je m’entraîne. C’est aussi ici que vit Jagger Jazz, un ami d’enfance et mon ingénieur son. Il m’enregistre et mixe mes sons, mais il a aussi un grand rôle de prof pour moi. C’est grâce à lui que je prends du niveau depuis un an, et c’est grâce à lui que J’aimerais sonne aussi bien :-)

Parlez-nous du titre Prends ton temps et son clip...
Prends ton temps, c’était au début de mon aventure musicale. Même si j’avais beaucoup de soutien de mes proches, pas mal de monde était dubitatif et ne comprenait pas pourquoi je me lançais « subitement » dans la musique, et c’était mal me connaître. Ils souhaitaient que je continue à travailler, et faire fleurir ma carrière, le plus rapidement possible. Pourtant, ça n’était pas la vie que je voulais. Je voulais prendre mon temps, faire les choses à mon rythme, et surtout faire ce qui me plaisait dans la vie. Cette chanson, c’était mon « coup de gueule » sur cette vie qu’on nous impose chaque jour. J’ai d’abord composé cette instru puissante, avec une ambiance très particulière (ce qui me ressemble pas mal). Lorsque j’avais la base, je me suis dis que le texte devait être à la hauteur : poignant et émouvant.
Le clip est ensuite venu d’une rencontre avec un ami de mon petit frère : Augustin Dupuis. On a voulu créer une atmosphère aussi forte que le titre, une ambiance très visuelle. On est parti avec pas grand-chose, mais le résultat était exactement ce qu’on voulait. C’est un très beau clip et j’en suis fier.

Selon vous, est-ce important que la musique transmette certaines valeurs ?
Pour moi, chaque artiste fait comme il veut, tant que ça lui ressemble. Je crois qu’il ne faut pas tomber dans le piège d’écrire quelque chose seulement pour transmettre des valeurs. Parce que transmettre des valeurs, on le fait forcément. Lorsque j’écris, j’écris ce qui me vient, ce qui me touche et ce que je suis. Dans la vie, j’ai beaucoup de valeurs qui me sont très importantes comme la fraternité, la bienveillance et l’ouverture, et qu’importe ce que j’écris, il y aura toujours ces valeurs qui reviendront, sans vraiment que j’y pense. Ce qui est sûr, pour finalement répondre un peu à ta question, c’est que j’attache beaucoup d’importance aux valeurs transmises par chaque chanson et par chaque artiste.

Qu'est-ce qui vous a motivé à faire un financement participatif ?
Mon grand frère. C’est un véritable entrepreneur, et il me parle souvent de ce genre de choses. Lorsque j’en ai entendu parler, je me suis dis que ça me correspondait bien. Mon aventure musicale, je la partage avec tous mes proches, de prêt ou de loin, et c’est leur soutien quotidien qui me permet d’avancer autant.
Ce financement participatif, c’était une manière de leur expliquer un peu plus ce que je faisais, et leur permettre de participer pour de vrai dans la démarche de création.

Peut-on en savoir plus sur l'univers visuel de l'album, alors que vous prévoyez des surprises à ce sujet ?
Sur mon île, la Réunion, j’ai passé beaucoup de temps à la mer. J’ai toujours adoré « l’eau », et je voulais qu’on la retrouve dans ce projet, comme un clin d’œil à ma terre. D’un autre côté, J'aimerais résume mon changement de vie. D’un homme qui suit le chemin de notre société, qui vit une vie tranquille, habillé en costume tous les jours, mais qui se sent « noyé » dans cette cage dont on croit ne pas pouvoir sortir. A un homme libre, qui vit de sa passion et selon le rythme qu’il a choisi. J’espère que vous le comprendrez en voyant la jolie cover de l’album, créée avec mon ami artiste Hugo (alias Hairy Potter).

Que représente ce projet d'album pour vous personnellement ?
Il représente beaucoup de choses pour moi. Il représente la consécration d’un mec qui dit : « j’aimerais faire de la musique », et qui le fait pour de vrai. Il incarne une partie de moi-même, tant cet album est personnel.
Il m’a permis de connaître des choses sur moi-même que je n’imaginais pas forcément avant.
Il représente une nouvelle étape de ma vie, qui ne fait que commencer. J’ai déjà hâte de la suite.

Une indiscrétion à nous donner sur l'album J'aimerais ?
Il a pris beaucoup plus de temps que nécessaire. Au début, même si je savais composer et écrire, je ne savais pas du tout ce qu’allait être le travail en studio. Donc j’ai passé beaucoup d’heures à faire, à refaire, et à re-refaire, dans le but d’arriver à un produit qui me corresponde à fond. Parfois on passait des heures sur un morceau, pour tout changer le lendemain. J’ai énormément appris en le faisant, et la suite sera plus efficace, et encore plus belle :-)

Comment la relation avec le public est-elle importante pour vous et quelle place occupe les réseaux sociaux ?
Je suis encore au début. J’apprends à connaître mon public, à leur répondre, à leur faire plaisir. Avant de me lancer dans ma musique, j’étais dans l’hôtellerie et la restauration. C’est ma deuxième passion, j’adore servir, faire plaisir. J’adore lorsque les gens sont satisfaits et sourient. Je m’atèle à faire la même chose avec ma musique. Après, viennent les réseaux sociaux. Je ne suis pas très fan des réseaux sociaux. Bien que je trouve incroyable le fait de pouvoir garder contact avec un maximum de personnes, je pense qu’il est parfois un peu dommage de mesurer la qualité de sa vie en likes, et de toujours devoir attendre l’approbation des autres pour valider si oui ou non, sa vie vaut quelque chose. Vis ta vie, apprécie avec les gens qui t’entourent, et garde des bons souvenirs.

En quoi la scène est importante pour vous et espérez-vous pouvoir retourner en concerts prochainement ?
Un peu tôt pour parler de cela cher ami, mais 2021 en sera rempli :-)

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Merci à toi pour cette initiative.
Je continue à travailler, et ce projet n’est que la première pierre d’une grande maison.

Merci à Double U d'avoir répondu à notre interview !
Suivez son actualité sur Facebook.

Double U - Prends Ton Temps (clip officiel)

Musique interview

2029 : l'EP Synesthésie 2029 : l'EP Synesthésie
À la frontière du Rock, le groupe 2029 propulse une Pop Electro Post-Apo-calyptique et...
  Saison fructueuse pour la compétition clients Peugeot Sport
La saison de la compétition clients Peugeot Sport en circuit s’est clôturé...
Saison fructueuse pour la compétition clients Peugeot Sport

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire